Livres audio gratuits pour 'Henry James' :


JAMES, Henry – Le Dernier des Valerius

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 15min | Genre : Contes


Junon

Beaucoup de romans et de nouvelles d’Henry James (1843-1916) reposent sur le contraste Europe-Amérique et sur les conflits de cultures.

Le Dernier des Valerius (1874) conte l’envoûtement d’un Italien de Rome, ami de l’auteur américain, par une statue de Junon trouvée enfouie dans sa propriété. Il est partagé entre l’adoration de cette statue et l’amour de sa femme jalouse. La situation se dénouera-t-elle comme celle de La Vénus d’Ille (1837) de Mérimée ?

« Je me rappelle avoir été assez frappé de la véhémence d’un aveu que sa femme (américaine) lui arracha lorsqu’un jour, à la suite de quelque remontrance de ce genre, elle l’accusa en riant d’être superstitieux. — Oui, je suis superstitieux ! s’écria-t-il. Peut-être ne le suis-je que trop ; mais les Valerius sont des Italiens de la vieille roche, et il faut me prendre tel quel. Ah ! on voit et l’on entend ici des choses qui laissent derrière elles d’étranges influences ! Ces choses ne te touchent pas, naturellement, puisque tu es d’une autre race ; moi, elles me frappent dans le bruit des feuilles, dans l’odeur du sol moisi, dans le regard vide de ces vieux marbres. »

Traduction anonyme (1875).

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JAMES, Henry – Quatre Rencontres

Donneur de voix : Vincent de l’Épine | Durée : 1h 13min | Genre : Nouvelles


Miss Caroline Spencer

« Je n’ai rencontré miss Spencer que quatre fois, et ces rencontres restent gravées dans mon souvenir, car cette jeune personne produisit sur moi une vive impression.
C’était un gracieux échantillon d’un type peu commun.
La nouvelle de sa mort me cause un vrai chagrin, – pourtant, lorsque j’y songe, ne devrais-je pas plutôt me réjouir ? La dernière fois… mais procédons par ordre. »

Traduction anonyme parue dans la Revue des Deux Mondes en 1878.

Illustration : Philip Alexius De Laszlo (1869-1937), Portrait of lady Rachel Cavendish.

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JAMES, Henry – La Madone de l’avenir

Donneur de voix : Christian Dousset | Durée : 1h 51min | Genre : Romans


Raphael - Vierge a la chaise

« Le présent est endormi ; le passé seul plane sur nous comme un rêve rendu visible. Figurez-vous les vieux Florentins arrivant en couples pour juger la dernière œuvre de Michel-Ange ou de Benvenuto ! Quelle précieuse leçon, si l’on pouvait entendre leurs paroles ! Le plus modeste bourgeois d’entre eux, avec son bonnet de velours et sa longue robe, avait du goût. L’art régnait alors, monsieur. » Theobald.

La Revue des deux mondes publie en 1876 ce court roman de Henry James. On y retrouve, comme une constante de son œuvre, la fascination qu’exerce sur l’homme du Nouveau Monde l’art européen.
De passage à Florence, le narrateur rencontre un artiste-peintre amoureux du Beau qui lui confie son idéal esthétique. Rêve inaccessible ? Chimère ? Quel chef-d’œuvre Théobald mitonne-t-il en secret ?

Illustration : Raphaël, Vierge à la chaise (1513-1514).

Traduction anonyme (1876).

Licence Creative Commons

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JAMES, Henry – Cousin et cousine

Donneur de voix : Christian Dousset | Durée : 2h 36min | Genre : Romans


Henry James by Sargent 1913

Originaire des États-Unis (New York, 1843), Henry James finira sa vie en Angleterre (Londres, 1916), naturalisé britannique. Cette évolution personnelle ne sera pas étrangère à son œuvre littéraire. En effet, ses romans, à caractère psychologique, reposent souvent sur l’opposition entre « The American way of life » et la culture du vieux monde européen.

Plus connu pour Le Tour d’écrou (1898), Henry James nous fait cheminer ici aux côtés de Clément Serle, un Américain désargenté et malade, poussé par le narrateur à la rencontre de ses racines anglaises. Cette découverte lui réservera une surprise… Échappera-t-il à la maladie et trouvera-t-il alors bonheur et sérénité ?

Voici comment le narrateur, partie prenante du récit, nous présente le personnage principal :

« Sa taille dépassait un peu la moyenne et il eût été difficile de préciser son âge. Il n’était plus jeune, bien qu’aucun fil d’argent ne sillonnât l’ébène de ses cheveux, dont la couleur, tout en s’harmonisant avec son teint maladif, ne s’accordait guère avec celle de ses yeux d’un gris pâle et trouble. Une longue moustache noire ombrageait ses lèvres. L’ensemble de la physionomie, malgré sa beauté régulière, annonçait un grand manque d’énergie ou un profond découragement. Sa mise était sinon élégante, du moins très soignée. »

Traduction anonyme (1876).

Illustration : Portrait de Henry James par John Singer Sargent (1913).

Licence Creative Commons

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JAMES, Henry – Le Premier Amour d’Eugene Pickering

Donneur de voix : Vincent de l’Épine | Durée : 1h 24min | Genre : Nouvelles


Eugene Pickering

« – La perle de la sagesse, repris-je, c’est l’amour honnête. Depuis que l’univers existe, l’expérience n’a rien trouvé de meilleur. Je te conseille de devenir amoureux.
Au lieu de répondre, il tira de sa poche une lettre, la leva en l’air et la secoua d’un air solennel.
- Que me montres-tu là ? demandai-je.
- Ma sentence !
- Pas ton arrêt de mort, j’espère ?
- Mon arrêt de mariage.
- Avec qui ?
- Avec une personne que je n’aime pas. »

Le Premier Amour d’Eugene Pickering est paru pour la première fois dans la revue Atlantic Monthly en 1874.

Traduction anonyme parue dans la Revue des Deux Mondes en 1876.

Illustration : Portrait of Martin Johnson Heade as a Young Man, vers 1840, par Thomas Hicks (1823-1891).

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JAMES, Henry – Un portrait de femme

Donneuse de voix : Pauline Pucciano | Durée : 21h 40min | Genre : Romans


John William Waterhouse - L'Âme d'une rose (1908)

Paru en 1881, Portrait of a Lady est considéré comme le chef d’œuvre d’Henry James, par la profondeur de ses personnages et la finesse de ses analyses psychologiques. Le roman, par sa trame de mondanités, d’héritages et de demandes en mariage, plaira aux amateurs de l’époque victorienne où toutes les passions, et même la méchanceté, sont bridées par les conventions.
Isabelle Archer est une jeune américaine passionnée, désireuse de vivre pour elle-même, qui considère tous ses prétendants, même les plus charmants, comme des menaces pour sa liberté. Elle définira ainsi sa conception du bonheur : «  Une voiture à quatre chevaux qui file vivement par une nuit sombre sur des routes invisibles ».

Lorsque le destin, par l’intermédiaire de son cousin, la dotera de l’indépendance financière qui lui faisait défaut, Isabelle sera paradoxalement mise en danger. Pauvre, elle était entourée d’hommes trop protecteurs. Riche, elle devient la proie des coureurs de dot… Où la mènera donc sa quête éperdue d’indépendance ?

Traducteur : Philippe Néel (1882-1941).

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JAMES, Henry – Le Tour d’écrou

Donneur de voix : André Rannou | Durée : 4h 59min | Genre : Romans


John Singer Sargent - Portrait d'Édouard et Marie-Louise Pailleron

Le Tour d’écrou (1898) passe aux yeux de beaucoup pour être l’histoire de revenants la plus ambiguë et la plus terrifiante jamais écrite en anglais. Le narrateur est une jeune institutrice, inexpérimentée et un peu naïve, envoyée dans une grande maison de campagne prendre en charge l’éducation de deux orphelins, un garçon, Miles, dix ans, et Flora huit ans, dont l’oncle, un riche célibataire, ne souhaite pas s’occuper. Sur place, la jeune femme découvre un cadre agréable, quoique intimidant, et tombe d’emblée sous le charme de ses deux élèves, adorables par leur beauté, leur docilité et leur ardeur au travail. Elle se lie en outre d’amitié avec la gouvernante de la maison, Mrs Grose, personne fruste mais chaleureuse. Cependant, les apparitions effrayantes – qu’elle est seule à percevoir – de deux inconnus, un homme et une femme, sèment le trouble dans son esprit et lui font craindre le pire pour ses deux élèves, sur qui ils semblent exercer une influence maléfique.
Dans cette histoire fantastique, souvent adaptée au cinéma et à la télévision, où le surnaturel se mêle au rationnel, Henry James excelle à entretenir le suspense. Faut-il ajouter foi aux visions de l’institutrice, ou celles-ci ne sont-elles que le fruit de son imagination morbide ?

Traduction : Jean-Maurice Le Corbeillier (1859-1936).

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JAMES, Henry – Les Papiers de Jeffrey Aspern

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 4h 45min | Genre : Romans


Statue du Colleone à Venise (Chap. 09)

Ecrivain américain, Henry James (1843-1916), a été interessé dans ses romans par la rencontre de l’Amérique avec l’Europe. Il rêvait d’un réalisme britannique et américain semblable au réalisme français. Dans son séjour à Paris il a rencontré Maupassant, Zola, Tourgueniev, Flaubert, Daudet…

Les Papiers de Jeffrey Aspern (1888) se passe à Venise ; un jeune critique, admirateur du grand poète disparu Jeffrey Aspern, essaye par des moyens douteux de se procurer des papiers relatant, paraît-il, des faits scabreux de sa biographie. Il nous raconte ses démarches peu scrupuleuses pour obtenir ces trésors cachés chez une vieille miss vénitienne qui connut le poète.
« Cet esprit de Venise me tenait une constante compagnie et semblait me regarder à travers le visage, immortel et ressuscité et tout rayonnant de génie, du grand poète (Jeffrey Aspern ) qui m’inspirait. Je l’avais invoqué et il était venu : il errait autour de moi la moitié du temps ; c’était comme si son beau fantôme était revenu sur terre pour m’assurer qu’il tenait cette affaire comme sienne autant que mienne, et que nous l’amènerions fraternellement et tendrement à sa conclusion. »

Traduction : Jean-Maurice Le Corbeiller (1859-1936).

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