Livres audio gratuits pour 'Italie' :


RENAN, Ernest – Vingt Jours en Sicile

Donneur de voix : Alain Degandt | Durée : 1h 15min | Genre : Voyages


Léon Perrault - La Tarantella

Invité à participer à un congrès de savants (les scienziati) à Palerme en l’été 1875, Ernest Renan a la chance d’effectuer ensuite un voyage d’une vingtaine de jours à travers la Sicile, en compagnie de ses illustres confrères. Il en est enchanté et nous invite à partager ses observations et ses considérations (d’ordre historique, politique, sociétal et archéologique notamment). Mais aussi ses enthousiasmes, ses émotions et sa foi en un avenir meilleur pour cette région d’Italie trop longtemps délaissée par les gouvernants et dont le peuple a su le toucher profondément par sa ferveur, son sens de l’hospitalité et son âme altière au tempérament bien trempé. Il écrit :

« Il ne faut jamais demander à l’art la raison des procédés qu’il emploie pour produire son impression. Le monde byzantin, le monde latin, le monde arabe semblent trois éléments inconciliables. La Sicile a su les mélanger dans des monuments dont l’effet est charmant. »

« L’espèce humaine est un ensemble bien plus compliqué qu’on ne croit. Les dons les plus divers y sont nécessaires ; la race qui dit : « la civilisation, c’est mon œuvre ; l’esprit humain, c’est moi », blasphème contre l’humanité. »

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Vingt Jours en Sicile.

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BOCCACE, Jean – Grisélidis, ou La Femme éprouvée – À femme avare, galant escroc

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 36min | Genre : Contes


Grisélidis, ou La Femme éprouvée

Grisélidis, ou La Femme éprouvée (Journée X, Nouvelle 10) est la dernière des cent nouvelles du Décaméron (72 sur le site déjà publiées).

« Un des plus illustres et des plus célèbres descendants de la maison de Saluces fut un nommé Gautier. Sans femme, sans enfants, et n’ayant aucune envie de se marier ni d’avoir des héritiers, il employait son temps à la chasse. Cette façon de penser et de vivre déplaisait fort à ses sujets ; ils le supplièrent si souvent, et si vivement de leur donner un héritier, qu’il résolut de céder à leurs prières. Ils lui promirent de lui choisir une femme digne de lui par sa naissance et ses vertus. « Mes amis, leur dit-il, vous voulez me contraindre de faire une chose que j’avais résolu de ne faire jamais, parce que je sais combien il est difficile de trouver dans une femme toutes les qualités que j’y désirerais, et qui établiraient la convenance entre deux époux. Cette convenance est si rare, qu’on ne la trouve presque jamais. Et combien doit être malheureuse la vie d’un homme obligé de vivre avec une personne dont le caractère n’a aucun rapport avec le sien ! »»

Pauvre Grisélidis !

À femme avare, galant escroc (Journée VIII, Nouvelle 1) :

« Croyant avoir remarqué qu’il ne déplaisait pas, il se hasarda à lui faire parler, pour la prier de payer d’un tendre retour les sentiments qu’elle lui avait inspirés, lui promettant de s’en rendre digne par son empressement à faire tout ce qui pourrait lui être agréable. La belle, après bien des façons, consentit à se rendre à ses désirs, à condition qu’il garderait un secret inviolable, et qu’il lui donnerait deux cents écus dont elle avait besoin.

Gulfart fut si choqué de l’avarice de la dame, dont il ne l’aurait jamais soupçonnée, que peu s’en fallut que son amour ne se changeât en aversion ; cependant il se radoucit, et résolut de la tromper. »

C’est bien fait pour Ambroise !

Traduction : Antoine Sabatier de Castres (1742-1817).

Illustration : Grisélidis, ou La Femme éprouvée (Éditions Barbier, 1846).

Grisélidis, ou La Femme éprouvée.

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LEOPARDI, Giacomo – À Angelo Maï, quand il eut trouvé la République de Cicéron (Poésie)

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne | Durée : 12min | Genre : Poésie


Angelo Mai

Voici le troisième texte poétique du recueil Poésies et œuvres morales : À Angelo Maï, quand il eut trouvé la République de Cicéron (1820).

Extraits :
« Courageux Italien, dans quel dessein ne cesses-tu jamais d’éveiller nos pères dans leurs tombes et les mènes-tu parler à ce siècle mort, sur lequel pèse un tel nuage d’ennui ?
[...]
Reviens, reviens parmi nous, sors de ton sépulcre muet et désolé, si tu es désireux d’angoisse, ô misérable exemple d’infortune ! La vie d’alors te parut triste et affreuse : la nôtre est encore pire. Ô ami, qui te plaindrait ? on n’a souci que de soi-même. Qui n’appellerait encore insensé ton mortel chagrin, aujourd’hui que ce qui est grand et rare se nomme folie. Ce n’est plus l’envie, c’est l’indifférence, bien plus dure que l’envie, qui attaque les grands hommes. Les chiffres sont plus écoutés que la poésie, et qui aujourd’hui t’apprêterait le laurier une seconde fois ? »

On trouvera ici des renseignements intéressants sur Angelo Maï, cardinal et philologue italien.

Traduction : Alphonse Aulard (1849-1928).

Illustration : Angelo Maï (1782-1854).

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À Angelo Mai, quand il eut trouvé la République de Cicéron.

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CAPUANA, Luigi – Le « Tabbutu »

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 55min | Genre : Nouvelles


Le « Tabbutu »

Luigi Capuana (1839-1915), déjà présent sur notre site avec Un type, est un écrivain sicilien qui semble aimer critiquer la richesse à en juger par cette deuxième attaque dans Le « Tabbutu » (définition du dictionnaire franco-sicilien : « Cercueil »).

Ce meuble de mauvais augure pose un problème au riche propriétaire d’un dépôt d’huiles et de vins. Il possède un cercueil inutilisé qu’il a acheté à bas prix et qui empoisonne sa vie et celle de sa sœur.

Humour cordial, tonalité heureuse de cet admirateur de Zola, prêcheur du vérisme italien et annonciateur de Benedetto Croce (mort en 1951 et donc impubliable).

Traduction : Albert Lécuyer (1844-?)

Le « Tabbutu ».

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LEOPARDI, Giacomo – Sur le monument de Dante qu’on préparait à Florence (Poème)

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne | Durée : 11min | Genre : Poésie


Dante Alighieri

Voici le deuxième texte poétique du recueil Poésies et œuvres morales : Sur le monument de Dante qu’on préparait à Florence (1818).

Extraits :
« Quoique la paix rassemble nos peuples sous ses blanches ailes, les âmes italiennes ne se délivreront jamais des liens de l’antique sommeil, si cette terre prédestinée ne se retourne vers les exemples paternels de l’âge ancien. Ô Italie, prends à cœur de faire honneur aux hommes du passé : car tes contrées sont veuves aujourd’hui de tels hommes et il n’en est pas qui méritent que tu les honores. Tourne-toi en arrière et regarde, ô ma patrie, cette troupe infinie d’immortels, et pleure et irrite-toi contre toi-même : car désormais la douleur est sotte sans la colère. Tourne-toi, aie honte et éveille-toi : sois une fois mordue par la pensée de nos aïeux et de nos descendants.
[...]
Avons-nous péri pour toujours ? et notre honte n’a-t-elle aucune fin ? Moi, tant que je vivrai, j’irai criant partout : Tourne-toi vers tes aïeux, race dégénérée, regarde ces ruines, ces livres, ces toiles, ces marbres et ces temples. Pense quelle terre tu foules ; et si la lumière de tels exemples ne peut t’éveiller, qu’attends-tu ? Lève-toi et pars. »

Traduction : Alphonse Aulard (1849-1928).

Illustration : Dante Alighieri, gravure d’après la fresque de Giotto di Bondone (XIVe).

Licence Creative Commons

Sur le monument de Dante qu’on préparait à Florence.

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LEOPARDI, Giacomo – Chant du coq sauvage

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne | Durée : 13min | Genre : Essais


Soleil envol

Voici l’œuvre morale numéro XVIII, du recueil Poésies et œuvres morales.

« Ce coq géant, outre diverses particularités qu’on peut lire à son sujet dans les auteurs susdits, a l’usage de la raison.
[...]
Le titre était : Scir detarnegôl bara letzafra, c’est-à-dire : Chant matinal du coq sauvage. Après beaucoup de fatigue et non sans interroger nombre de rabbins, de cabalistes, de théologiens, de jurisconsultes et de philosophes hébreux, je suis venu à bout de le comprendre et d’en faire, en langue vulgaire, la traduction qu’on va lire.
[...]
Allons, mortels, éveillez-vous. Le jour renaît : la vérité retourne sur la terre et les images vaines s’en vont. Levez-vous ; reprenez le fardeau de la vie ; revenez du monde faux dans le monde vrai. »

Traduction : Alphonse Aulard (1849-1928).

Illustration : Soleil, envol.

Chant du coq sauvage.

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BOCCACE, Jean – La Double Défaite – La Femme justifiée

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 30min | Genre : Contes


La Femme justifiée

La Double Défaite (Journée VII, Nouvelle 06) :

« Dans la bonne ville de Florence, si féconde en événements de toutes les sortes, il y eut autrefois une jeune et belle demoiselle, de noble extraction, qui fut mariée à un chevalier d’un mérite distingué. Comme il arrive souvent qu’on se lasse de manger toujours du même pain, quelque bon qu’il soit, la belle devint amoureuse d’un jeune gentilhomme, nommé Lionnet, fait au tour, plein d’agréments, mais d’un naturel peu courageux, sans doute parce que sa famille n’était pas fort ancienne dans les armes. »

La Femme justifiée (Journée VII, Nouvelle 08) :

« Il y eut autrefois à Florence un très-riche négociant, nommé Henriet Berlinguier, entiché, comme c’est assez l’ordinaire des gens de sa profession, de la manie de s’anoblir par le mariage. Il épousa, dans cette vue, une femme de condition, nommée madame Simone, qui n’était pas du tout son fait. Comme son commerce l’obligeait à faire de temps en temps des absences, sa femme qui n’aimait pas à chômer, devint amoureuse d’un jeune homme, nommé Robert, qui lui avait fait sa cour avant qu’elle se mariât. »

On remarque que dans cette « bonne ville de Florence » les femmes ont une fréquente attirance pour l’adultère quelle que soit leur condition, même si le mari est riche ou a « du mérite » (la nouvelle 07 intermédiaire s’appelle Le Mari cocu, battu et content !).

Traduction : Antoine Sabatier de Castres (1742-1817).

Illustration : La Femme justifiée (éditions Barbier, 1846).

La Double Défaite.

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BOCCACE, Jean – Le Psautier de l’abbesse – Cornes pour cornes – Perronnelle, ou La Femme avisée

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 29min | Genre : Contes


Le Psautier de l'abbesse

Trois histoires de femmes peu sages.

Le Psautier de l’abbesse (Journée IX, Nouvelle 02) :

« Il y a en Lombardie un monastère fameux par sa sainteté et l’austérité de la règle qu’on y observe. Une femme, nommée Isabeau, qui réunissait en elle la noblesse et la beauté, l’habitait depuis quelque temps. Un jour un de ses parents vint la voir à la grille avec un ami, cet ami était jeune et bien fait. La nonain le sentit, et en devint dès ce moment éperdument amoureuse. »

NB: Le mot Psautier a trois sens :

1. Recueil des psaumes.
2. Espèce de voile dont quelques religieuses se couvrent la tête et les épaules.
3. Grand chapelet monastique, inventé, dit-on, par saint Dominique, et nommé psautier parce qu’il contient autant de grains que David a composé de psaumes (150).

Cornes pour cornes (Journée VIII, Nouvelle 08) :

« Depuis ce jour, chaque femme eut deux maris, et chaque mari eut deux femmes, sans qu’il s’élevât jamais la moindre contestation entre eux pour la jouissance. »

Perronnelle, ou La Femme avisée (Journée VII, Nouvelle 02) est achevé par un Boccace coquin et libertin.

Traduction : Antoine Sabatier de Castres (1742-1817).

Illustration : Le Psautier de l’abbesse (Éditions Barbier, 1846).

> Écouter un extrait : Le Psautier de l’abbesse.

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