Livres audio gratuits pour 'Maurice Rollinat' :


ROLLINAT, Maurice – Le Calvaire de la couleur (Poème)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 16min | Genre : Poésie


Béla Farkas - Automne (1913)

Maurice Rollinat (1846-1903), poète symboliste au style voisin de celui de Mallarmé, poète « décadent », très lyrique quand il s’agit de peindre le funèbre, le fantastique ou le macabre, nous offre de nouveau ici un poème en prose Le Calvaire de la couleur suivi de deux brèves poésies sur deux rimes Les Larmes du monde et Douleur muette.

« Là, ces couleurs donnaient franches et intégrales ici, amalgamées, charbonnantes et lépreuses plus loin, nuances et demi-nuances de leur unité ou de leur mélange ; ailleurs, avec d’insensibles dégradations, n’étant plus que les larves, les soupçons, les fantômes d’elles-mêmes brumes lilas et carminées de nuages s’évanouissant, vestige vaporeux, suprêmes gaze et fumée d’un arc-en-ciel qui s’efface. Par places, des feuillages arboraient des tons de fer, de plomb, d’acier, de cuir et de parchemin qui, tachés de fumeux, de rouillé, de vaseux, avivaient encore de leur pauvre et terne contraste le vif et le tranchant de la vaste fresque enchantée. »

Illustration : Béla Farkas, Automne (1913).

> Écouter un extrait : Le Calvaire de la couleur.

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ROLLINAT, Maurice – L’Innocent – Prairies enchantées

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 22min | Genre : Nouvelles


Claude Monet - Peupliers (effet de vent)

Poète décadent Maurice Rollinat a publié cinq livres de poèmes : L’Abîme (1886), La Nature (1892), Le Livre de la Nature (1893), Les Apparitions (1896) et Paysages et Paysans (1899), ainsi qu’un recueil en prose : En errant (1903) où ces deux textes ont été choisis.

L’Innocent est un émouvant souvenir vécu par l’auteur.

Le poète dans Prairies enchantées donne curieusement un double sens à « sentiment de la nature » ! (Sentiment de la nature qu’on éprouve et sentiment que la nature éprouve).

« Eux aussi, les arbres frémirent, eurent des mimiques de réveil, gesticulèrent, s’émurent ! Puis, les brises s’animant au large des airs, ils commencèrent en bizarres soupirs, en plaintes équivoques, en mugissements incertains, tant ils étaient vagues, la houleuse mélopée des feuilles, mais si profonde, expressive et mystérieuse, si clameuse d’angoisse, si chantante de tristesse, qu’assurément, pour moi, l’écouteur familier de toutes les voix des solitudes, ces musiques d’arbres, en cet endroit fantastique, étaient du plus saisissant nouveau, du plus étrange inentendu. »

Illustration : Claude Monet, Peupliers (effet de vent), 1891.

L’Innocent.

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ROLLINAT, Maurice – Les Mains – Musique – Le Manoir tragique

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 37min | Genre : Nouvelles


Le Manoir tragique

Maurice Rollinat (1846-1903) est un poète symboliste qui a eu peu souvent recours à la prose pour exprimer surtout sa tristesse, son goût de l’étrange ou sa complaisance pour le macabre et le fantastique.

Les 17 récits de En errant, proses d’un solitaire (1886), très inspirés par Edgar Poe et par Baudelaire méritent d’être connus. En voici la première sélection :

Les Mains
« Les mains sont les grandes magiciennes de notre vie ! L’Âme surveille, aspire, convoite par les yeux ; ce n’est que par les mains qu’elle accomplit et possède. »

Musique
« N’y a-t-il pas telles musiques qui, notes à notes, si chagrines, d’une si fondante affliction, semblent faire tomber dans votre âme un délicieux goutte à goutte des pleurs qu’elle aspire et qu’elle boit comme ses propres larmes ? »

Le Manoir tragique
« Une nuit, j’ai eu ce rêve d’impressions et visions, si logique, si cousu de lucidité, de suite et de vraisemblance, que je le garde à jamais comme le souvenir de ma plus grande terreur soufferte, de ma pire stupéfaction vécue. »

Illustration : Henri Guérard, Armure (1888).

> Écouter un extrait : Les Mains.

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ROLLINAT, Maurice – La Fille aux pieds nus (Poème)

Donneur de voix : Gilles-Claude Thériault | Durée : 1min | Genre : Poésie


Survilliers, chemin des vaches et champs de colza

Je vous offre ce clin d’œil coquin…
ce rondel…
que j’avais promis au jeune poète
Paul Gagnaire (1990 – 2011) de dire.

« Je t’envoie, m’avait-il un jour écrit,
un poème de Maurice Rollinat,
car je m’étonnais que tu ne l’aies pas encore interprété.

« Mon objectif…
que Rollinat soit à l’honneur dans tes vidéos ! ».

Maurice ROLLINAT, oublié de ses contemporains,
dédie son premier recueil à la mémoire de George Sand,
morte un an plus tôt en 1876
et considérée comme sa marraine littéraire.

Illustration :
Chemin des Vaches et champ de Colza, Survilliers (France).
Photographie : P.poschadel
sous licence CC BY-SA 2.0

La Fille aux pieds nus.

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ROLLINAT, Maurice – La Ruine (Poème)

Donneur de voix : Alain Degandt | Durée : 8min | Genre : Poésie


Victor Hugo - Château

La fin du XIXème siècle voit apparaître une génération désabusée, pessimiste : après la défaite de 70 et face aux crises politiques, à l’essor d’une bourgeoisie avide de profits et à la montée du matérialisme, les poètes décadents prennent une distance ironique avec le lyrisme, pratiquant le sarcasme, la dérision, voire l’auto-dérision. Ils s’émancipent des règles académiques, inventent de nouvelles formes, ne dédaignent pas le saugrenu, le fantastique, le diabolique, le macabre. « La Nature » est ici « transfigurée sous la pression d’un imaginaire de l’étrange. » (Wikipédia). L’esthétique des ruines prend alors un tour sinistre et grinçant. La Ruine, extrait du recueil Les Névroses (1883), est un poème curieux qui mérite, je pense, notre curiosité.

La Ruine.

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POE, Edgar Allan – Le Corbeau (Poème, Traduction : Rollinat)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 11min | Genre : Poésie


Maurice Rollinat

Les deux traductions en prose du Corbeau d’Edgar Allan Poe par Baudelaire et Mallarmé sont bien plus connues que celle en vers de Maurice Rollinat (1846-1903) auteur de poésies fantastiques et souvent macabres et pianiste connu pour avoir mis en musique des poèmes de Baudelaire.
Cette mise en vers du Corbeau respecte l’original tout autant que les traductions de ses illustres prédécesseurs.

« Lors, j’ouvris la fenêtre et voilà qu’à grand bruit,
Un corbeau de la plus merveilleuse apparence
Entra, majestueux et noir comme la nuit.
Il ne s’arrêta pas, mais plein d’irrévérence
Brusque, d’un air de lord ou de lady, s’en vint
S’abattre et se percher sur le buste divin
De Pallas, sur le buste à couleur pâle, en sorte
Qu’il se jucha tout juste au-dessus de ma porte…
Il s’installa, puis rien de plus. »

Le Corbeau.

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