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VOLTAIRE – Dictionnaire philosophique : Fanatisme

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 40min | Genre : Philosophie


Voltaire - Fanatisme

Ces citations réalistes et pessimistes de l’article Fanatisme du Dictionnaire philosophique de Voltaire reprennent aujourd’hui un relief singulier.

Le fanatisme « est l’effet d’une fausse conscience qui asservit la religion aux caprices de l’imagination et aux dérèglements des passions. »

« C’est assez d’un peuple enchanté à la suite de quelques imposteurs, la séduction multipliera les prodiges, et voilà tout le monde à jamais égaré. »

« Il est affreux de voir comment l’opinion d’apaiser le ciel par le massacre, une fois introduite, s’est universellement répandue dans presque toutes les religions, et combien on a multiplié les raisons de ce sacrifice, afin que personne ne pût échapper au couteau. »

« Celui qui a des extases, des visions, qui prend des songes pour des réalités, et ses imaginations pour des prophéties, est un fanatique novice qui donne de grandes espérances : il pourra bientôt tuer pour l’amour de Dieu. »

« Il n’est d’autre remède à cette maladie épidémique que l’esprit philosophique, qui, répandu de proche en proche, adoucit enfin les mœurs des hommes, et qui prévient les accès du mal : car dès que ce mal fait des progrès, il faut fuir et attendre que l’air soit purifié. Les lois et la religion ne suffisent pas contre la peste des âmes ; la religion, loin d’être pour elles un aliment salutaire, se tourne en poison dans les cerveaux infectés. »

« Que répondre à un homme qui vous dit qu’il aime mieux obéir à Dieu qu’aux hommes, et qui en conséquence est sûr de mériter le ciel en vous égorgeant ?
Lorsqu’une fois le fanatisme a gangrené un cerveau, la maladie est presque incurable. »

Fanatisme.

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VOLTAIRE – Traité de métaphysique (Œuvre intégrale)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 2h 4min | Genre : Philosophie


Voltaire - Traité de métaphysique

Voltaire avait 40 ans quand il rédigea son Traité de métaphysique qui ne fut publié qu’après sa mort. Dans cet opuscule de 9 chapitres, il réfute le matérialisme athée : « Si Dieu n’existait pas, il faudrait l’inventer, mais la nature tout entière nous dit qu’il existe »,  mais il y disqualifie certains dogmes théologiques.

Ce premier essai métaphysique (1735) révèle une bonne connaissance des questions débattues par la libre pensée au début du 18ème siècle.

- Introduction : Doutes sur l’homme
- Chapitre 01 : Des différentes espèces d’homme
- Chapitre 02 : S’il y a un dieu
- Chapitre 03 : Que toutes les idées viennent par les sens
- Chapitre 04 : Qu’il y a en effet des objets extérieurs
- Chapitre 05 : Si l’homme a une âme, et ce que ce peut être
- Chapitre 06 : Si ce qu’on appelle âme est immortel
- Chapitre 07 : Si l’homme est libre
- Chapitre 08 : De l’homme considéré comme un être sociable
- Chapitre 09 : De la vertu et du vice

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VOLTAIRE – Traité de métaphysique (Quatre Chapitres)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 30min | Genre : Philosophie


Voltaire - Traité de métaphysique

Il manquait quatre chapitres au Traité de métaphysique de Voltaire, maintenant complet.

Doutes sur l’homme :
« L’un dit : L’homme est une âme unie à un corps ; et quand le corps est mort, l’âme vit toute seule pour jamais ; l’autre assure que l’homme est un corps qui pense nécessairement ; et ni l’un ni l’autre ne prouvent ce qu’ils avancent. »

Des différentes espèces d’hommes :
« Il me semble alors que je suis assez bien fondé à croire qu’il en est des hommes comme des arbres ; que les poiriers, les sapins, les chênes et les abricotiers, ne viennent point d’un même arbre, et que les blancs barbus, les nègres portant laine, les jaunes portant crins, et les hommes sans barbe, ne viennent pas du même homme. »

Que toutes les idées viennent par les sens :
« Les égarements de tous ceux qui ont voulu approfondir ce qui est impénétrable pour nous doivent nous apprendre à ne vouloir pas franchir les limites de notre nature. La vraie philosophie est de savoir s’arrêter où il faut, et de ne jamais marcher qu’avec un guide sûr. »

Qu’il y a en effet des objets extérieurs :
« Il est très vrai que nos sens sont souvent trompés ; mais qu’entend-on par là ? Nous n’avons qu’un sens, à proprement parler, qui est celui du toucher ; la vue, le son, l’odorat, ne sont que le tact des corps intermédiaires qui partent d’un corps éloigné. »

> Écouter un extrait : Introduction : Doutes sur l’homme.

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VOLTAIRE – Pot-pourri

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 40min | Genre : Philosophie


Voltaire

Voltaire dénonce dans ce Pot-pourri les travers de 1765, les injustices sociales, la religion, le manque de respect entre croyants, les inégalités entre riches et pauvres et ses critiques peuvent également s’appliquer à notre époque et à notre société…

« Vous n’avez qu’à regarder une girouette ; elle tourne tantôt au doux souffle du Zéphyr, tantôt au vent violent du Nord ; voilà l’Homme. »

Quelques citations à méditer :

« Songez que les fanatiques sont plus dangereux que les fripons. On ne peut jamais faire entendre raison à un énergumène; les fripons l’entendent. »

« Il y avait ce jour-là, de compte fait, cinquante-trois religions sur la place, en comptant les Arméniens et les jansénistes. On fit pour cinquante-trois millions d’affaires le plus paisiblement du monde, et le Ferrarois retourna dans son pays, où il trouva plus d’Agnus Dei que de lettres de change. »

Un huguenot répond à un catholique :
« Mais, dit-il, si nous avons fait des guerres civiles, c’est que vous nous cuisiez en place publique ; on se lasse à la longue d’être brûlé, il n’y a patience de saint qui puisse y tenir : qu’on nous laisse en repos, et je vous jure que nous serons des sujets très fidèles. »

« Le genre humain est capable de tout. Néron pleura quand il fallut signer l’arrêt de mort d’un criminel, joua des farces, et assassina sa mère. Les singes font des tours extrêmement plaisants, et étouffent leurs petits. Rien n’est plus doux, plus timide qu’une levrette ; mais elle déchire un lièvre, et baigne son long museau dans son sang. »

Pot-pourri.

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VOLTAIRE – Dictionnaire philosophique : Arabes, et Du livre de Job

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 13min | Genre : Philosophie


La Mecque en 1850

À l’heure où l’on parle beaucoup des problèmes arabes et islamiques, ce texte de Voltaire consacré aux Arabes avant l’arrivée du prophète nous éclaire sur quelques points, avec parfois un peu de malice :
« Meka ou la Mecque passa, et non sans vraisemblance, pour une des plus anciennes villes du monde ; et ce qui prouve son ancienneté, c’est qu’il est impossible qu’une autre cause que la superstition seule ait fait bâtir une ville en cet endroit : elle est dans un désert de sable, l’eau y est saumâtre, on y meurt de faim et de soif. Le pays, à quelques milles vers l’orient, est le plus délicieux de la terre, le plus arrosé, le plus fertile. C’était là qu’il fallait bâtir, et non à la Mecque. »

La dernière partie de l’article traite de l’authenticité du Livre de Job. La position de Voltaire est formelle (elle est contestée) :

« Il paraît donc très-bien prouvé que le livre de Job ne peut être d’un Juif, et est antérieur à tous les livres juifs. Philon et Josèphe sont trop avisés pour le compter dans le canon hébreu : c’est incontestablement une parabole, une allégorie arabe… Les hommes les plus savants dans les langues orientales pensent que le livre de Job, qui est de la plus haute antiquité, fut composé par un Arabe de l’Idumée. La preuve la plus claire et la plus indubitable, c’est que le traducteur hébreu a laissé dans sa traduction plus de cent mots arabes qu’apparemment il n’entendait pas. »

Question pour spécialistes…

Illustration : La Mecque en 1850.

Arabes, et Du livre de Job.

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VOLTAIRE – Dictionnaire philosophique : A, ABC, Alphabet

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 28min | Genre : Histoire


Alphabet phénicien

Certes, le problème qui se posait en 1764 de ne pas confondre dans la prononciation Français et François est désuet, mais Voltaire émaille de réflexions très pertinentes encore aujourd’hui les trois premiers articles de son Dictionnaire philosophique consacrés à la lettre A et aux origines de l’alphabet.

« La lettre A chez presque toutes les nations devint une lettre sacrée, parce qu’elle était la première ; les Égyptiens joignirent cette superstition à tant d’autres : de là vient que les Grecs d’Alexandrie l’appelaient hier alpha ; et comme oméga était la dernière lettre, ces mots alpha et oméga signifièrent le complément de toutes choses. Ce fut l’origine de la cabale et de plus d’une mystérieuse démence. »

« Il est très vraisemblable (je ne dis pas très vrai, Dieu m’en garde !) que ni Tyr, ni l’Égypte, ni aucun Asiatique habitant vers la Méditerranée, ne communiqua son alphabet aux peuples de l’Asie orientale. »

« Que diriez-vous d’un homme qui voudrait rechercher quel a été le cri primitif de tous les animaux, et comment il est arrivé que dans une multitude de siècles les moutons se soient mis à bêler, les chats à miauler, les pigeons à roucouler, les linottes à siffler ? »

Conclusion très « voltairienne » : « Enfin l’alphabet fut l’origine de toutes les connaissances de l’homme, et de toutes ses sottises. »

A, ABC, Alphabet.

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VOLTAIRE – La Bégueule

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 12min | Genre : Contes


La Bégueule

« Dans son état, heureux qui peut se plaire,
Vivre à sa place, et garder ce qu’il a !
[...]
Vous voyez bien, dit-elle à sa filleule,
Que vous étiez une franche bégueule.
Ma chère enfant, rien n’est plus périlleux
Que de quitter le bien pour être mieux. »

La Bégueule, « conte moral » coule en décasyllabes fluides de la plume de Voltaire qui est aussi à l’aise avec les fées qu’avec la métaphysique.

La Bégueule.

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L’ENCYCLOPÉDIE – François, ou Français

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 23min | Genre : Histoire


Charles le Chauve

L’article François, ou Français est consacré au Français (origines et évolution de l’homme de Gaule et de France) et au français (débuts et mutations de la langue).
Ces lignes de L’Encyclopédie sont de la plume de Voltaire, rédigées dans la langue de Molière qu’on dit aussi, depuis, « langue de Voltaire » !

Développement historique, très documenté, à lire ou à écouter.

« Les François avoient été d’abord nommés Francs ; & il est à remarquer que presque toutes les nations de l’Europe accourcissoient les noms que nous alongeons aujourd’hui. Les Gaulois s’appelloient Velchs, nom que le peuple donne encore aux François dans presque toute l’Allemagne ; & il est indubitable que les Welchs d’Angleterre, que nous nommons Galois, sont une colonie de Gaulois. »

« A la fin du dixieme siecle le françois se forma. On écrivit en françois au commencement du onzieme ; mais ce françois tenoit encore plus du romain rustique, que du françois d’aujourd’hui. [...] On commença au douzieme siecle à introduire dans la langue quelques termes grecs de la philosophie d’Aristote ; & vers le seizieme on exprima par des termes grecs toutes les parties du corps humain, leurs maladies, leurs remedes : de-là les mots de cardiaque, céphalique, podagre, apoplectique, asthmatique, iltaque, empième, & tant d’autres. »

François, ou Français.

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