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VOLTAIRE – Dictionnaire philosophique : Arabes, et Du livre de Job

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 13min | Genre : Philosophie


La Mecque en 1850

À l’heure où l’on parle beaucoup des problèmes arabes et islamiques, ce texte de Voltaire consacré aux Arabes avant l’arrivée du prophète nous éclaire sur quelques points, avec parfois un peu de malice :
« Meka ou la Mecque passa, et non sans vraisemblance, pour une des plus anciennes villes du monde ; et ce qui prouve son ancienneté, c’est qu’il est impossible qu’une autre cause que la superstition seule ait fait bâtir une ville en cet endroit : elle est dans un désert de sable, l’eau y est saumâtre, on y meurt de faim et de soif. Le pays, à quelques milles vers l’orient, est le plus délicieux de la terre, le plus arrosé, le plus fertile. C’était là qu’il fallait bâtir, et non à la Mecque. »

La dernière partie de l’article traite de l’authenticité du Livre de Job. La position de Voltaire est formelle (elle est contestée) :

« Il paraît donc très-bien prouvé que le livre de Job ne peut être d’un Juif, et est antérieur à tous les livres juifs. Philon et Josèphe sont trop avisés pour le compter dans le canon hébreu : c’est incontestablement une parabole, une allégorie arabe… Les hommes les plus savants dans les langues orientales pensent que le livre de Job, qui est de la plus haute antiquité, fut composé par un Arabe de l’Idumée. La preuve la plus claire et la plus indubitable, c’est que le traducteur hébreu a laissé dans sa traduction plus de cent mots arabes qu’apparemment il n’entendait pas. »

Question pour spécialistes…

Illustration : La Mecque en 1850.

Arabes, et Du livre de Job.

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VOLTAIRE – Dictionnaire philosophique : A, ABC, Alphabet

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 28min | Genre : Histoire


Alphabet phénicien

Certes, le problème qui se posait en 1764 de ne pas confondre dans la prononciation Français et François est désuet, mais Voltaire émaille de réflexions très pertinentes encore aujourd’hui les trois premiers articles de son Dictionnaire philosophique consacrés à la lettre A et aux origines de l’alphabet.

« La lettre A chez presque toutes les nations devint une lettre sacrée, parce qu’elle était la première ; les Égyptiens joignirent cette superstition à tant d’autres : de là vient que les Grecs d’Alexandrie l’appelaient hier alpha ; et comme oméga était la dernière lettre, ces mots alpha et oméga signifièrent le complément de toutes choses. Ce fut l’origine de la cabale et de plus d’une mystérieuse démence. »

« Il est très vraisemblable (je ne dis pas très vrai, Dieu m’en garde !) que ni Tyr, ni l’Égypte, ni aucun Asiatique habitant vers la Méditerranée, ne communiqua son alphabet aux peuples de l’Asie orientale. »

« Que diriez-vous d’un homme qui voudrait rechercher quel a été le cri primitif de tous les animaux, et comment il est arrivé que dans une multitude de siècles les moutons se soient mis à bêler, les chats à miauler, les pigeons à roucouler, les linottes à siffler ? »

Conclusion très « voltairienne » : « Enfin l’alphabet fut l’origine de toutes les connaissances de l’homme, et de toutes ses sottises. »

A, ABC, Alphabet.

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VOLTAIRE – La Bégueule

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 12min | Genre : Contes


La Bégueule

« Dans son état, heureux qui peut se plaire,
Vivre à sa place, et garder ce qu’il a !
[...]
Vous voyez bien, dit-elle à sa filleule,
Que vous étiez une franche bégueule.
Ma chère enfant, rien n’est plus périlleux
Que de quitter le bien pour être mieux. »

La Bégueule, « conte moral » coule en décasyllabes fluides de la plume de Voltaire qui est aussi à l’aise avec les fées qu’avec la métaphysique.

La Bégueule.

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L’ENCYCLOPÉDIE – François, ou Français

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 23min | Genre : Histoire


Charles le Chauve

L’article François, ou Français est consacré au Français (origines et évolution de l’homme de Gaule et de France) et au français (débuts et mutations de la langue).
Ces lignes de L’Encyclopédie sont de la plume de Voltaire, rédigées dans la langue de Molière qu’on dit aussi, depuis, « langue de Voltaire » !

Développement historique, très documenté, à lire ou à écouter.

« Les François avoient été d’abord nommés Francs ; & il est à remarquer que presque toutes les nations de l’Europe accourcissoient les noms que nous alongeons aujourd’hui. Les Gaulois s’appelloient Velchs, nom que le peuple donne encore aux François dans presque toute l’Allemagne ; & il est indubitable que les Welchs d’Angleterre, que nous nommons Galois, sont une colonie de Gaulois. »

« A la fin du dixieme siecle le françois se forma. On écrivit en françois au commencement du onzieme ; mais ce françois tenoit encore plus du romain rustique, que du françois d’aujourd’hui. [...] On commença au douzieme siecle à introduire dans la langue quelques termes grecs de la philosophie d’Aristote ; & vers le seizieme on exprima par des termes grecs toutes les parties du corps humain, leurs maladies, leurs remedes : de-là les mots de cardiaque, céphalique, podagre, apoplectique, asthmatique, iltaque, empième, & tant d’autres. »

François, ou Français.

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VOLTAIRE – Azolan – Le Cadenas – Le Cocuage

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 13min | Genre : Poésie


Le Cadenas

Après le Voltaire métaphysicien (De l’âme), voici trois aspects du Voltaire plaisantant sur les désirs refoulés d’un jeune musulman, la galanterie et la mythologie.

« À son aise dans son village
Vivait un jeune musulman,
Bien fait de corps, beau de visage,
Et son nom était Azolan ;
Il avait transcrit l’Alcoran,
Et par cœur il allait l’apprendre. » (Azolan)

« Vous connaissez la déesse Cérès :
Or en son temps Cérès eut une fille,
Semblable à vous, à vos scrupules près,
Brune, piquante, honneur de sa famille,
Tendre surtout, et menant à sa cour
L’aveugle enfant que l’on appelle Amour. » (Le Cadenas)

« Jadis Jupin, de sa femme jaloux,
Par cas plaisant fait père de famille,
De son cerveau fit sortir une fille,
Et dit : « Du moins celle-ci vient de nous ».
Le bon Vulcain, que la cour éthérée
Fit pour ses maux époux de Cythérée,
Voulait avoir aussi quelque poupon
Dont il fût sûr, et dont seul il fût père. » (Le Cocuage)

> Écouter un extrait : Azolan.

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VOLTAIRE – De l’âme

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 35min | Genre : Philosophie


Voltaire 06

Un Voltaire sérieux et pédagogue, qui oublie ironie et polémique, nous fait réfléchir sur le problème de l’existence et de la nature de l’âme, en rappelant l’histoire des solutions successives données par différents peuples et en cherchant à étayer sa vision personnelle.
Il divise son exposé en chapitres :

- L’âme est-elle une faculté ?
- Brachmanes, immortalité des âmes
- Âme corporelle
- Action de Dieu sur l’homme.

Ces quelques citations éclairent son propos :

« La plus grande des probabilités, et la plus ressemblante à une certitude, est qu’il existe un Être suprême et puissant, invisible pour nous, un régulateur de la grande machine, qui a formé l’homme et tous les autres êtres.
Il faut bien que cet Être formateur et inconnu existe, puisque ni l’homme, ni aucun animal, ni aucun végétal n’a pu se faire soi-même. »

« Ayant avoué que nous ne savons rien de la manière dont le grand Être nous gouverne, et que nous ne pouvons voir le fil avec lequel il dirige tout ce qui se fait dans nous et hors de nous, que faut-il faire dans l’excès de notre ignorance et de notre curiosité ? »

« Dieu créa donc des substances douées du sentiment ; et c’est ce que nous appelons aujourd’hui des âmes. Il les créa par sa volonté, sans employer, sans emprunter la parole. »

« On est aujourd’hui assez partagé entre l’immortalité et la mort de lâme ; mais tout le monde convient qu’elle est matérielle, et, si elle l’est, on doit croire qu’elle est périssable. »

« Le vulgaire imagine Dieu comme un roi qui tient son lit de justice dans sa cour. Les cœurs tendres se le représentent comme un père qui a soin de ses enfants. Le sage ne lui attribue aucune affection humaine. Il reconnaît une puissance nécessaire, éternelle, qui anime toute la nature, et il se résigne. »

De l’âme.

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VOLTAIRE – Le Cathécumène, traduit du chinois

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 50min | Genre : Religion


Le Cathécumène, traduit du chinois

Voltaire s’est toujours défendu d’être l’auteur du traité antichrétien Le Cathécumène, traduit du chinois (Amsterdam, 1769) pour se protéger de la censure. Il a beau écrire : « Je n’ai assurément la moindre part à la plaisanterie au gros sel intitulée « Le Catécumène ». Il y a là des choses habilement tournées ; mais je serais fâché de l’avoir fait, soit pour le fond, soit pour la forme », l’œuvre lui reste attribuée.
Aux yeux du catholique, ce pamphlet est une accumulation de blasphèmes, mais tous les déistes ne le condamnèrent pas… et même certains protestants eurent plaisir à noter la manière dont il traitait les prêtres.

Il fallait avertir le lecteur que Voltaire n’a jamais, sans doute, tourné plus en dérision la religion et les pratiques religieuses (par exemple la communion) que dans « le catéchumène », « Le Cathécumène » ou « le catécumène ».
(Définition précise du mot : « Néophyte qui apprend la doctrine chrétienne en vue de se préparer au baptême. »)

« Messieurs, croyez-vous votre Dieu tout-puissant ? – Certainement. – Il est tout-puissant, & vous pensez qu’il a besoin de votre secours pour gagner des ames, & vous vous chargez du soin de punir pour lui, & de le venger ! Quelle terrible inconséquence ! Et votre Dieu vous a-t-il ordonné expressément d’égorger vos freres en son nom ? – Non pas précisément, mais nous avons l’art d’interpréter ses volontés. On voit bien que vous ne savez pas ce que c’est que le zèle de la gloire de Dieu, & l’extrême envie de lui plaire. – Et le moyen que vous choisissez, c’est de massacrer ses Créatures.
[...]
Alors ils s’approchèrent de moi avec un vase plein d’eau ; il me prièrent avec beaucoup de politesse de permettre que l’on versât quelques gouttes de cette eau sur ma tête. Je suis complaisant de mon naturel, je ne fis aucune difficulté d’y consentir, d’autant plus qu’ils paroissoient le souhaiter avec beaucoup d’empressement. L’eau fut versée ; ils m’essuyèrent ensuite très-proprement ; ils me sautèrent au col, ils s’écrioient, vous êtes notre frère, vous êtes Chrétien. »

Le Cathécumène, traduit du chinois.

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VOLTAIRE – De l’homme considéré comme un être sociable – De la vertu et du vice

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 25min | Genre : Philosophie


Voltaire - Traite de metaphysique

Voici les deux derniers des neuf chapitres du Traité de métaphysique qui s’ajoutent aux quatre déjà publiés (S’il y a un dieu, Si l’homme a une âme, Si ce qu’on appelle âme est immortel, Si l’homme est libre).

De l’homme considéré comme un être sociable (Chapitre VIII) insiste sur ce qui différencie l’homme des animaux :
« L’homme n’est pas comme les autres animaux qui n’ont que l’instinct de l’amour-propre et celui de l’accouplement ; non seulement il a cet amour-propre nécessaire pour sa conservation, mais il a aussi, pour son espèce, une bienveillance naturelle qui ne se remarque point dans les bêtes. »

De la vertu et du vice (Chapitre IX) nous montre, par des exemples, que la plupart des lois qui nous régissent « semblent arbitraires : elles dépendent des intérêts, des passions, et des opinions de ceux qui les ont inventées, et de la nature du climat où les hommes se sont assemblés en société… Ici un homme doit se contenter d’une femme ; là il lui est permis d’en avoir autant qu’il peut en nourrir… À Sparte on encourageait l’adultère ; à Athènes il était puni de mort. Chez les Romains, les pères eurent droit de vie et de mort sur leurs enfants. En Normandie, un père ne peut ôter seulement une obole de son bien au fils le plus désobéissant. Le nom de roi est sacré chez beaucoup de nations, et en abomination dans d’autres. » Et Voltaire conclut que « la vertu et le vice, le bien et le mal moral, est donc en tout pays ce qui est utile ou nuisible à la société ; et dans tous les lieux et dans tous les temps, celui qui sacrifie le plus au public est celui qu’on appellera le plus vertueux. »

Voltaire rejoint Pascal : « Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au delà » qui déjà rejoignait Montaigne : « Quelle vérité que ces montagnes bornent, qui est mensonge au monde qui se tient au-delà ».

De l’homme considéré comme un être sociable.

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