Livres audio gratuits pour 'Voltaire' :


VOLTAIRE – Dictionnaire philosophique : Crimes ou délits de temps et de lieu – Procès criminel

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 35min | Genre : Histoire


Vue de Loreto (XVIIIe)

Voltaire nous propose dans son Dictionnaire philosophique deux articles qui ont surtout un intérêt historique.

Crimes ou délits de temps et de lieu :

« C’est une chose très-indifférente d’avoir une statue dans son vestibule ; mais si, lorsque Octave surnommé Auguste était maître absolu, un Romain eût placé chez lui une statue de Brutus, il eût été puni comme séditieux. Si un citoyen avait, sous un empereur régnant, la statue du compétiteur à l’empire, c’était, disait-on, un crime de lèse-majesté, de haute trahison. »

Procès criminel :

« C’est un grand abus dans la jurisprudence que l’on prenne souvent pour loi les rêveries et les erreurs, quelquefois cruelles, d’hommes sans aveu qui ont donné leurs sentiments pour des lois. », article qui se termine par un rappel détaillé de « l’Affaire Sirven » où Voltaire joua un grand rôle et dont nous avons sur le site plusieurs références, en particulier Les Sirven et leurs persécuteurs et plusieurs versions du Traité sur la tolérance (Version 1, Version 2, Version 3).

Illustration : Vue de Loreto (XVIIIe).

Crimes ou délits de temps et de lieu.

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VOLTAIRE – Dictionnaire philosophique : Flibustiers – Folie – Fraude

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 25min | Genre : Philosophie


François Lolonois (1630-1669)

À la lettre F du Dictionnaire philosophique, ces trois articles de Voltaire font réfléchir, surtout le troisième :

Flibustiers (Les flibustiers étaient des aventuriers qui, aux XVIe et XVIIe siècles, écumaient les côtes et dévastaient les possessions espagnoles en Amérique.) :

« On ne sait pas d’où vient le nom de flibustiers, et cependant la génération passée vient de nous raconter les prodiges que ces flibustiers ont faits : nous en parlons tous les jours ; nous y touchons. Qu’on cherche après cela des origines et des étymologies ; et si l’on croit en trouver, qu’on s’en défie. »

Folie :

« Le fou n’est point privé d’idées ; il en a comme tous les autres hommes pendant la veille, et souvent quand il dort. On peut demander comment son âme spirituelle, immortelle, logée dans son cerveau, recevant toutes les idées par les sens très-nettes et très-distinctes, n’en porte cependant jamais un jugement sain. Elle voit les objets comme l’âme d’Aristote et de Platon, de Locke et de Newton, les voyait ; elle entend les mêmes sons, elle a le même sens du toucher : comment donc, recevant les perceptions que les plus sages éprouvent, en fait-elle un assemblage extravagant sans pouvoir s’en dispenser ? »

Fraude – S’il faut user de fraudes pieuses avec le peuple :

« Bambabef. – Quoi ! vous croyez qu’on peut enseigner la vérité au peuple sans la soutenir par des fables ?

Ouang. – Je le crois fermement. Nos lettrés sont de la même pâte que nos tailleurs, nos tisserands, et nos laboureurs ; ils adorent un Dieu créateur, rémunérateur et vengeur ; ils ne souillent leur culte, ni par des systèmes absurdes, ni par des cérémonies extravagantes ; et il y a bien moins de crimes parmi les lettrés que parmi le peuple. Pourquoi ne pas daigner instruire nos ouvriers comme nous instruisons nos lettrés ? »

> Écouter un extrait : Flibustiers.

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VOLTAIRE – Dictionnaire philosophique : Du juste et de l’injuste – Égalité – Idée – Inquisition – Morale – Sensation

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 36min | Genre : Philosophie


Exécution des criminels condamnés par l'Inquisition (1760)

Six articles du Dictionnaire philosophique de Voltaire où il traite entre autres de l’Égalité et de l’Inquisition, thèmes actuels de discussion…

Du juste et de l’injuste :
« Quand il est incertain si une action qu’on te propose est juste ou injuste, abstiens-toi. Qui jamais a donné une règle plus admirable ? quel législateur à mieux parlé ? »

Égalité :
« Il est impossible dans notre malheureux globe que les hommes vivant en société ne soient pas divisés en deux classes, l’une de riches qui commandent, l’autre de pauvres qui servent ; & ces deux se subdivisent en mille, & ces mille ont encor des nuances différentes. »

Idée :
« Qu’est-ce qu’une idée ?
C’est une image qui se peint dans mon cerveau.
Toutes vos pensées sont donc des images ?
Assurément ; car les idées les plus abstraites ne sont que les filles de tous les objets que j’ai aperçus. »

Inquisition :
« On est emprisonné sur la simple dénonciation des personnes les plus infâmes, un fils peut dénoncer son père, une femme son mari ; on n’est jamais confronté avec ses accusateurs, les biens sont confisqués au profit des juges. »

Morale :
« Les Chrétiens avaient une morale ; mais les Payens n’en avaient point.
Ah Mr. le Beau , où avez-vous pris cette sottise ? eh qu’est-ce donc que la morale de Socrate, de Zaleucus, de Curondas, de Cicéron, d’Épictète, de Marc-Antonin ? »

Sensation :
« Toutes les facultés du monde n’empêcheront jamais les philosophes de voir que nous commençons par sentir, & que notre mémoire n’est qu’une sensation continuée. Un homme qui naîtrait privé de ses cinq sens, serait privé de toute idée, s’il pouvait vivre. Les notions métaphysiques ne viennent que par les sens. »

Illustration : Exécution des criminels condamnés par l’Inquisition (1760).

> Écouter un extrait : Égalité.

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VOLTAIRE – Dictionnaire philosophique : Bacchus – Baiser – Barbe

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 30min | Genre : Histoire


Moïse sauvé des eaux - La Naissance de Bacchus

Trois articles à problèmes du Dictionnaire philosophique sans rapport entre eux, sinon l’ordre alphabétique et où Voltaire expose des traditions et propose des hypothèses.

Bacchus serait un avatar de Moïse ?

« Les anciens poëtes font naître Bacchus en Égypte ; il est exposé sur le Nil, et c’est de là qu’il est nommé Myses par le premier Orphée, ce qui veut dire en ancien égyptien sauvé des eaux, à ce que prétendent ceux qui entendaient l’ancien égyptien, qu’on n’entend plus. Il est élevé vers une montagne d’Arabie nommée Nisa, qu’on a cru être le mont Sina. On feint qu’une déesse lui ordonna d’aller détruire une nation barbare ; qu’il passa la mer Rouge à pied avec une multitude d’hommes, de femmes et d’enfants. Une autre fois le fleuve Oronte suspendit ses eaux à droite et à gauche pour le laisser passer ; l’Hydaspe en fit autant. Il commanda au soleil de s’arrêter ; deux rayons lumineux lui sortaient de la tête. Il fit jaillir une fontaine de vin en frappant la terre de son thyrse ; il grava ses lois sur deux tables de marbre. Il ne lui manque que d’avoir affligé l’Égypte de dix plaies pour être la copie parfaite de Moïse. »

Baiser :

« Il y avait chez les anciens je ne sais quoi de symbolique et de sacré attaché au baiser, puisqu’on baisait les statues des dieux et leurs barbes, quand les sculpteurs les avaient figurés avec de la barbe. Les initiés se baisaient aux mystères de Cérès, en signe de concorde.
Les premiers chrétiens et les premières chrétiennes se baisaient à la bouche dans leurs agapes. Ce mot signifiait repas d’amour. Ils se donnaient le saint baiser, le baiser de paix, le baiser de frère et de sœur, ἅγιον φίλημα. Cet usage dura plus de quatre siècles, et fut enfin aboli à cause des conséquences. »

Barbe :

« Il est à remarquer que les Orientaux n’ont jamais varié sur leur considération pour la barbe. Le mariage chez eux a toujours été et est encore l’époque de la vie où l’on ne se rase plus le menton. L’habit long et la barbe imposent du respect. Les Occidentaux ont presque toujours changé d’habit, et, si on l’ose dire, de menton. On porta des moustaches sous Louis XIV jusque vers l’année 1672. Sous Louis XIII, c’était une petite barbe en pointe. Henri IV la portait carrée, Charles-Quint, Jules II, François Ier, remirent en honneur à leur cour la large barbe, qui était depuis longtemps passée de mode. Les gens de robe alors, par gravité et par respect pour les usages de leurs pères, se faisaient raser, tandis que les courtisans en pourpoint et en petit manteau portaient la barbe la plus longue qu’ils pouvaient. »

Illustration : Jean-Jacques Lagrenet, Moïse sauvé des eauxJean Jouvenet, La Naissance de Bacchus.

> Écouter un extrait : Bacchus.

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L’ENCYCLOPÉDIE – Jeûne – Carême – Ramadan – VOLTAIRE – Carême

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 30min | Genre : Religion


Pieter Brueghel le Jeune - La Lutte entre Carnaval et Carême

Ce qu’on pensait en 1750 du Jeûne, du Carême et du Ramadan.
Un article virulent de Voltaire précédé de trois articles historiques de L’Encyclopédie

Judaïsme, christianisme et islam ont en commun d’avoir mis les interdits alimentaires au centre de la vie religieuse.

« L’Église catholique demande aux fidèles de jeûner au minimum les jours du mercredi des Cendres et du Vendredi saint. Mais la pratique réelle du jeûne est difficile à mesurer. En outre, la tradition de manger maigre – c’est-à-dire de s’abstenir de viande et de plat à base de graisse animale – le vendredi se perpétue. Le début du Carême est le Mercredi des Cendres, précédé par le Mardi gras et le carnaval (du latin carnelevamen qui signifie « ôter la viande »). Les catholiques sont invités également à marquer le Carême en se privant d’une chose qu’ils aiment, pas nécessairement de la nourriture. »

« Les églises réformées n’imposent pas de pratiques de pénitence ou de jeûne, l’insistance porte durant cette période sur la prédication et la méditation. Si dans le luthéranisme on trouve parfois la recommandation de l’abstention de viande le Vendredi saint, le protestantisme n’est pas directif, aucune consigne particulière n’ayant été laissée par les Apôtres. »

« Selon la tradition, Mahomet l’aurait institué en l’an II de l’Hégire (623 dans le calendrier chrétien) mais il ne l’a pas inventé, comme en témoigne la sourate II du Coran : « Ô vous qui croyez ! Le jeûne vous est prescrit comme il a été prescrit aux générations qui vous ont précédées. Ainsi atteindrez-vous la piété ». Quatrième des cinq piliers de l’islam, il est obligatoire et correspond pour les croyants à une période de rupture, de dépouillement, de partage : chacun doit s’abstenir de boire, de manger, de fumer et d’avoir des relations sexuelles du lever au coucher du soleil. Seuls les malades, les femmes enceintes ou les voyageurs peuvent s’y soustraire mais ils devront « compenser » par d’autres journées d’abstinence au cours de l’année ou par des aumônes. Le reste de l’année, l’interdit alimentaire porte principalement sur la viande de porc, le cochon étant considéré comme un animal impur – comme c’est également le cas dans le judaïsme -, sans que les historiens sachent en expliciter clairement les raisons. »

« Aujourd’hui, pour les juifs, le principal jour de jeûne est Yom Kippour, temps de la repentance, du pardon et de la réconciliation. Le compte à rebours débute au Nouvel An juif, Rosh Hashanah, qui tombe en septembre ou octobre, selon les années. Les fidèles observent dix jours de repentir et le dixième jour – Yom Kippour donc -, ils se privent de boire, de manger, de travailler, de prendre un bain ou d’avoir des rapports sexuels du crépuscule du soir précédent jusqu’au crépuscule du soir suivant. D’autres gestes encore sont interdits comme utiliser de la pommade ou porter des chaussures en cuir. »

Le quatrième article Carême est extrait du Dictionnaire philosophique de Voltaire. Ce n’est pas de l’Histoire, c’est de la Satire.
Écoutez plutôt la conclusion :
« Prêtres idiots et cruels ! à qui ordonnez-vous le carême ? Est-ce aux riches ? ils se gardent bien de l’observer. Est-ce aux pauvres ? ils font le carême toute l’année. Le malheureux cultivateur ne mange presque jamais de viande, et n’a pas de quoi acheter du poisson. Fous que vous êtes, quand corrigerez-vous vos lois absurdes ? »

Illustration : Pieter Brueghel le Jeune, La Lutte entre Carnaval et Carême (XVIIe).

> Écouter un extrait : Jeûne.

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VOLTAIRE – Dictionnaire philosophique : Philosophe – Le Ciel des anciens – Résurrection

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 35min | Genre : Philosophie


Leandro Bassano - Le Jugement dernier

Articles toujours riches en informations, mais dont nous extrayons trois rosseries bien voltairiennes :

Philosophe

« Le philosophe n’est point enthousiaste, il ne s’érige point en prophête, il ne se dit point inspiré des Dieux ; ainsi je ne mettrai au rang des philosophes, ni l’ancien Zoroastre, ni Hermès, ni l’ancien Orphée, ni aucun de ces législateurs dont se vantaient les nations de la Chaldée, de la Perse, de la Syrie, de l’Égypte, & de la Grèce. Ceux qui se dirent enfants des dieux étaient les pères de l’imposture, & s’ils se servirent du mensonge pour enseigner des vérités, ils étaient indignes de les enseigner ; ils n’étaient pas philosophes : ils étaient tout au plus de très prudents menteurs. »

Le Ciel des anciens

« Le langage de l’erreur est si familier aux hommes, que nous appelons encor nos vapeurs, & l’espace de la terre à la lune, du nom de Ciel ; nous disons, monter au ciel, comme nous disons que le soleil tourne, quoiqu’on sache bien qu’il ne tourne pas ; nous sommes probablement le ciel pour les habitants de la lune, & chaque planète place son ciel dans la planète voisine. »

Résurrection

« Le profond philosophe dom Calmet trouve dans les vampires une preuve bien plus concluante. Il a vu de ces vampires qui sortaient des cimetières pour aller sucer le sang des gens endormis ; il est clair qu’ils ne pouvaient sucer le sang des vivants s’ils étaient encor morts ; donc ils étaient ressuscités ; cela est péremptoire. »

Illustration : Leandro Bassano, Le Jugement dernier.

> Écouter un extrait : Philosophe.

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VOLTAIRE – Candide (Version 2)

Donneur de voix : Jean-Pierre Baillot | Durée : 3h 52min | Genre : Contes


Quentin de la Tour - Portrait de Voltaire

Candide, ou l’Optimisme est un conte philosophique. Une « couillonnerie », selon le mot de Voltaire lui-même, où il « cultive » – sans modération et sans vergogne – vitalité, intelligence et humour.

Un voyage initiatique plutôt mouvementé transforme, peu à peu, le principal protagoniste. Candide abandonnera, en effet, son optimisme béat initial pour une vision plus lucide et active du monde. Il finira même par faire (enfin) confiance à l’homme pour améliorer sa propre condition. C’est le sens du « il faut cultiver notre jardin » final, phrase emblématique des Lumières.

Illustration : Voltaire, portrait par Maurice Quentin de La Tour (1704-1788), Musée National de Suède, Europeana.

Licence Creative Commons

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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VOLTAIRE – Dictionnaire philosophique : Femme – Polygamie

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 25min | Genre : Philosophie


Polygamie

Deux articles du Dictionnaire philosophique de Voltaire qui nous éclairent sur la pensée de nos ancêtres il y a cinq cents ans sur la Polygamie.

Un des vizirs du grand Soliman tint ce discours à un agent du grand Charles-Quint (1500-1558) :

« Chien de chrétien, pour qui j’ai d’ailleurs une estime toute particulière, peux-tu bien me reprocher d’avoir quatre femmes selon nos saintes lois, tandis que tu vides douze quartauts par an, et que je ne bois pas un verre de vin ? Quel bien fais-tu au monde en passant plus d’heures à table que je n’en passe au lit ? Je peux donner quatre enfants chaque année pour le service de mon auguste maître ; à peine en peux-tu fournir un. Et qu’est-ce que l’enfant d’un ivrogne ? »

Réponse de l’Allemand.

« Chien de musulman, pour qui je conserve une vénération profonde, avant d’achever mon café je veux confondre tes propos. Qui possède quatre femmes possède quatre harpies, toujours prêtes à se calomnier, à se nuire, à se battre : le logis est l’antre de la Discorde. Aucune d’elles ne peut t’aimer : chacune n’a qu’un quart de ta personne, et ne pourrait tout au plus te donner que le quart de son cœur. Aucune ne peut te rendre la vie agréable : ce sont des prisonnières qui, n’ayant jamais rien vu, n’ont rien à te dire. »

Les jugements sur la Femme ne laisseront pas indifférents Ne hurlez pas mesdames :

« Il n’est pas étonnant qu’en tout pays l’homme se soit rendu le maître de la femme, tout étant fondé sur la force. Il a d’ordinaire beaucoup de supériorité par celle du corps et même de l’esprit.
On a vu des femmes très-savantes comme il en fut de guerrières ; mais il n’y en a jamais eu d’inventrices. »

Femme – Polygamie.

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