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VOLTAIRE – De l’âme

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 35min | Genre : Philosophie


Voltaire 06

Un Voltaire sérieux et pédagogue, qui oublie ironie et polémique, nous fait réfléchir sur le problème de l’existence et de la nature de l’âme, en rappelant l’histoire des solutions successives données par différents peuples et en cherchant à étayer sa vision personnelle.
Il divise son exposé en chapitres :

- L’âme est-elle une faculté ?
- Brachmanes, immortalité des âmes
- Âme corporelle
- Action de Dieu sur l’homme.

Ces quelques citations éclairent son propos :

« La plus grande des probabilités, et la plus ressemblante à une certitude, est qu’il existe un Être suprême et puissant, invisible pour nous, un régulateur de la grande machine, qui a formé l’homme et tous les autres êtres.
Il faut bien que cet Être formateur et inconnu existe, puisque ni l’homme, ni aucun animal, ni aucun végétal n’a pu se faire soi-même. »

« Ayant avoué que nous ne savons rien de la manière dont le grand Être nous gouverne, et que nous ne pouvons voir le fil avec lequel il dirige tout ce qui se fait dans nous et hors de nous, que faut-il faire dans l’excès de notre ignorance et de notre curiosité ? »

« Dieu créa donc des substances douées du sentiment ; et c’est ce que nous appelons aujourd’hui des âmes. Il les créa par sa volonté, sans employer, sans emprunter la parole. »

« On est aujourd’hui assez partagé entre l’immortalité et la mort de lâme ; mais tout le monde convient qu’elle est matérielle, et, si elle l’est, on doit croire qu’elle est périssable. »

« Le vulgaire imagine Dieu comme un roi qui tient son lit de justice dans sa cour. Les cœurs tendres se le représentent comme un père qui a soin de ses enfants. Le sage ne lui attribue aucune affection humaine. Il reconnaît une puissance nécessaire, éternelle, qui anime toute la nature, et il se résigne. »

De l’âme.

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VOLTAIRE – Le Cathécumène, traduit du chinois

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 50min | Genre : Religion


Le Cathécumène, traduit du chinois

Voltaire s’est toujours défendu d’être l’auteur du traité antichrétien Le Cathécumène, traduit du chinois (Amsterdam, 1769) pour se protéger de la censure. Il a beau écrire : « Je n’ai assurément la moindre part à la plaisanterie au gros sel intitulée « Le Catécumène ». Il y a là des choses habilement tournées ; mais je serais fâché de l’avoir fait, soit pour le fond, soit pour la forme », l’œuvre lui reste attribuée.
Aux yeux du catholique, ce pamphlet est une accumulation de blasphèmes, mais tous les déistes ne le condamnèrent pas… et même certains protestants eurent plaisir à noter la manière dont il traitait les prêtres.

Il fallait avertir le lecteur que Voltaire n’a jamais, sans doute, tourné plus en dérision la religion et les pratiques religieuses (par exemple la communion) que dans « le catéchumène », « Le Cathécumène » ou « le catécumène ».
(Définition précise du mot : « Néophyte qui apprend la doctrine chrétienne en vue de se préparer au baptême. »)

« Messieurs, croyez-vous votre Dieu tout-puissant ? – Certainement. – Il est tout-puissant, & vous pensez qu’il a besoin de votre secours pour gagner des ames, & vous vous chargez du soin de punir pour lui, & de le venger ! Quelle terrible inconséquence ! Et votre Dieu vous a-t-il ordonné expressément d’égorger vos freres en son nom ? – Non pas précisément, mais nous avons l’art d’interpréter ses volontés. On voit bien que vous ne savez pas ce que c’est que le zèle de la gloire de Dieu, & l’extrême envie de lui plaire. – Et le moyen que vous choisissez, c’est de massacrer ses Créatures.
[...]
Alors ils s’approchèrent de moi avec un vase plein d’eau ; il me prièrent avec beaucoup de politesse de permettre que l’on versât quelques gouttes de cette eau sur ma tête. Je suis complaisant de mon naturel, je ne fis aucune difficulté d’y consentir, d’autant plus qu’ils paroissoient le souhaiter avec beaucoup d’empressement. L’eau fut versée ; ils m’essuyèrent ensuite très-proprement ; ils me sautèrent au col, ils s’écrioient, vous êtes notre frère, vous êtes Chrétien. »

Le Cathécumène, traduit du chinois.

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VOLTAIRE – De l’homme considéré comme un être sociable – De la vertu et du vice

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 25min | Genre : Philosophie


Voltaire - Traite de metaphysique

Voici les deux derniers des neuf chapitres du Traité de métaphysique qui s’ajoutent aux quatre déjà publiés (S’il y a un dieu, Si l’homme a une âme, Si ce qu’on appelle âme est immortel, Si l’homme est libre).

De l’homme considéré comme un être sociable (Chapitre VIII) insiste sur ce qui différencie l’homme des animaux :
« L’homme n’est pas comme les autres animaux qui n’ont que l’instinct de l’amour-propre et celui de l’accouplement ; non seulement il a cet amour-propre nécessaire pour sa conservation, mais il a aussi, pour son espèce, une bienveillance naturelle qui ne se remarque point dans les bêtes. »

De la vertu et du vice (Chapitre IX) nous montre, par des exemples, que la plupart des lois qui nous régissent « semblent arbitraires : elles dépendent des intérêts, des passions, et des opinions de ceux qui les ont inventées, et de la nature du climat où les hommes se sont assemblés en société… Ici un homme doit se contenter d’une femme ; là il lui est permis d’en avoir autant qu’il peut en nourrir… À Sparte on encourageait l’adultère ; à Athènes il était puni de mort. Chez les Romains, les pères eurent droit de vie et de mort sur leurs enfants. En Normandie, un père ne peut ôter seulement une obole de son bien au fils le plus désobéissant. Le nom de roi est sacré chez beaucoup de nations, et en abomination dans d’autres. » Et Voltaire conclut que « la vertu et le vice, le bien et le mal moral, est donc en tout pays ce qui est utile ou nuisible à la société ; et dans tous les lieux et dans tous les temps, celui qui sacrifie le plus au public est celui qu’on appellera le plus vertueux. »

Voltaire rejoint Pascal : « Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au delà » qui déjà rejoignait Montaigne : « Quelle vérité que ces montagnes bornent, qui est mensonge au monde qui se tient au-delà ».

De l’homme considéré comme un être sociable.

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VOLTAIRE – Si l’homme est libre

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 16min | Genre : Philosophie


Voltaire - Traite de metaphysique

Ce chapitre du Traité de métaphysique suit Si l’homme a une âme et Si ce qu’on appelle âme est immortel. Voltaire essaye ici, avec Si l’homme est libre, de mettre un peu d’ordre dans la notion, devenue confuse, de liberté :

« Peut-être n’y a-t-il pas de question plus simple que celle de la liberté ; mais il n’y en a point que les hommes aient plus embrouillée.
[...]
Il y a quelque chose qui existe, donc quelque être est de toute éternité, donc cet être existe par lui-même d’une nécessité absolue, donc il est infini, donc tous les autres êtres viennent de lui sans qu’on sache comment, donc il a pu leur communiquer la liberté comme il leur a communiqué le mouvement et la vie, donc il nous a donné cette liberté que nous sentons en nous, comme il nous a donné la vie que nous sentons en nous.
[...]
Il est bien certain qu’il y a des hommes plus libres les uns que les autres, par la même raison que nous ne sommes pas tous également éclairés, également robustes, etc. La liberté est la santé de l’âme ; peu de gens ont cette santé entière et inaltérable. Notre liberté est faible et bornée, comme toutes nos autres facultés.
[...]
Nous savons démonstrativement que si Dieu existe, Dieu est libre ; nous savons en même temps qu’il sait tout ; mais cette prescience et cette omniscience sont aussi incompréhensibles pour nous que son immensité, sa durée infinie déjà passée, sa durée infinie à venir, la création, la conservation de l’univers, et tant d’autres choses que nous ne pouvons ni nier ni connaître. »

Si l’homme est libre.

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VOLTAIRE – Dictionnaire philosophique : Guerre, Fanatisme

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 18min | Genre : Philosophie


Voltaire - Dictionnaire philosophique avec portrait

Dans ces deux articles on reconnaît le pacifiste Voltaire dès les premières lignes ! Pour lui la guerre est mercantile, criminelle, déraisonnable ; jeu puéril, absurde, odieux, elle permet à l’auteur de critiquer avec virulence le pouvoir absolu et ses liens avec la religion.

« La famine, la peste & la guerre sont les trois ingrédients les plus fameux de ce bas monde. [...] C’est sans doute un très bel art que celui qui désole les campagnes, détruit les habitations, & fait périr année commune quarante mille hommes sur cent mille. [...] Le merveilleux de cette entreprise infernale, c’est que chaque chef des meurtriers fait bénir ses drapeaux & invoque Dieu solennellement, avant d’aller exterminer son prochain. [...] Ce qu’il y a de pis, c’est que la guerre est un fléau inévitable. » (Guerre)

« Car l’effet de la philosophie est de rendre l’ame tranquille, & le fanatisme est incompatible avec la tranquillité. Si notre sainte Religion a été si souvent corrompue par cette fureur infernale, c’est à la folie des hommes qu’il faut s’en prendre. » (Fanatisme)

Guerre.

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VOLTAIRE – Cosi-Sancta (Version 2)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 17min | Genre : Contes


Cosi-Sancta

Cosi-Sancta, conte philosophique coquin peu connu de Voltaire, est irréverencieusement rapporté comme un texte emprunté à La Cité de Dieu de Saint-Augustin. Il s’agissait, en fait, d’une femme qui avait accordé ses faveurs à un homme riche pour sauver son mari et Saint Augustin hésitait à la condamner.

Le sous-titre Un petit mal pour un grand bien est justifié dans la conclusion :

« Ainsi Cosi-Sancta, pour avoir été trop sage, fit périr son amant et condamner à mort son mari, et, pour avoir été complaisante, conserva les jours de son frère, de son fils et de son mari. On trouva qu’une pareille femme était fort nécessaire dans une famille ; on la canonisa après sa mort, pour avoir fait tant de bien à ses parents en se mortifiant. » (Bien entendu,Voltaire ironise à propos de cette canonisation !)

Cosi-Sancta.

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VOLTAIRE – Dictionnaire philosophique : Amitié – Amour – Amour-propre – Amour socratique

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 25min | Genre : Philosophie


Voltaire - Dictionnaire philosophique avec portrait

De ces quatre articles du Dictionnaire philosophique : Amitié, Amour, Amour-propre et Amour socratique, le dernier nous expose très clairement la pensée, peu connue, de Voltaire hostile à l’homosexualité dont il propose une explication :

« Le penchant des deux sexes l’un pour l’autre se déclare de bonne heure ; mais quoi qu’on ait dit des Africaines et des femmes de l’Asie méridionale, ce penchant est généralement beaucoup plus fort dans l’homme que dans la femme ; c’est une loi que la nature a établie pour tous les animaux ; c’est toujours le mâle qui attaque la femelle.

Les jeunes mâles de notre espèce, élevés ensemble, sentant cette force que la nature commence à déployer en eux, et ne trouvant point l’objet naturel de leur instinct, se rejettent sur ce qui lui ressemble. Souvent un jeune garçon, par la fraîcheur de son teint, par l’éclat de ses couleurs, et par la douceur de ses yeux, ressemble pendant deux ou trois ans à une belle fille ; si on l’aime, c’est parce que la nature se méprend : on rend hommage au sexe, en s’attachant à ce qui en a les beautés, et quand l’âge a fait évanouir cette ressemblance, la méprise cesse. »

On retiendra donc de cet article que les adversaires du « mariage pour tous » auraient eu Voltaire dans leur cortège !
« Non, il n’est pas dans la nature humaine de faire une loi qui contredit et qui outrage la nature, une loi qui anéantirait le genre humain si elle était observée à la lettre. »

> Écouter un extrait : Amitié.

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VOLTAIRE – Dictionnaire philosophique : Politique – Démocratie – Tyrannie

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 35min | Genre : Poésie


Voltaire - Dictionnaire philosophique avec portrait

L’article Politique du Dictionnaire philosophique définit le mot et montre la nécessité de sa création par l’homme :
« Ce n’est qu’avec du génie qu’on invente les arts, qui procurent à la longue un peu de ce bien-être, unique objet de toute politique », mais Voltaire n’est guère optimiste. « Il faut espérer que dans dix ou douze mille siècles, quand les hommes seront plus éclairés… »

L’article Démocratie révèle aussi un Voltaire désabusé :
« On demande tous les jours si un gouvernement républicain est préférable à celui d’un roi ? La dispute finit toujours par convenir qu’il est fort difficile de gouverner les hommes. »

Pour la Tyrannie qu’il condamne,Voltaire fait surtout un rappel historique et érudit du destin, la plupart du temps, malheureux, de différents tyrans et s’insurge contre ceux qui ont échappé au châtiment :
« Le grand Théodose était le plus abominable des tyrans quand, sous prétexte de donner une fête, il faisait égorger dans le cirque quinze mille citoyens romains, plus ou moins, avec leurs femmes et leurs enfants, et qu’il ajoutait à cette horreur la facétie de passer quelques mois sans aller s’ennuyer à la grand’messe. On a presque mis ce Théodose au rang des bienheureux ; mais je serais bien fâché qu’il eût été heureux sur la terre. En tout cas, il sera toujours bon d’assurer aux tyrans qu’ils ne seront jamais heureux dans ce monde. »

N’oublions pas toutefois que ce dictionnaire date de 1767.

> Écouter un extrait : Politique.

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