William Morris Hunt, Le Capitaine William Madigan (1866)

La Mort du lieutenant Brayle

« Il restait assis sur son cheval, tel une statue équestre, sous un déluge de balles et de mitraille, aux endroits les plus exposés – en tout cas partout où son devoir l’appelait et lui permettait de rester, alors que sans aucune honte, il aurait pu se mettre en sécurité. […]

Quand il était à pied, que ce soit par nécessité ou par déférence envers ses camarades ou ses supérieurs qui avaient dû quitter leurs montures, sa conduite était la même. Il restait debout comme un roc, à découvert, alors que les officiers et les soldats se mettaient à couvert. »

Quelles blessures secrètes peuvent se cacher derrière l’indomptable courage du Lieutenant Brayle ?

La Mort du lieutenant Brayle (Killed at Resaca) est extrait du recueil Tales of Soldiers and Civilians (1891). Les amateurs de cinéma y verront peut-être l’inspiration de la très belle scène d’ouverture du film Danse avec les Loups, l’adaptation au cinéma du livre de Michael Blake réalisée par Kevin Kostner.

Traduction : Vincent de l’Épine pour Littératureaudio.com.
Consulter la version texte de ce livre audio.
Références musicales :

Dixie Land, interprété en 1916 par le Metropolitan Mixed Chorus avec Donald Chalmers, Ada Jones et Billy Murray (domaine public)

Livre audio ajouté le 08/07/2017.
Consulté ~5 064 fois

Lu par Vincent de l'Épine

Suggestions

10 Commentaires

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

  1. Quel talent ! La voix et la traduction s’allient à merveille pour honorer, en creux, le courage du soldat encore aujourd’hui bien mal reconnu par ceux qui orchestrent ces guerres.

  2. Cher Luc de Sailly-Achâtel,
    Merci de votre commentaire 🙂
    Eh non, toutes les nouvelles d’Ambrose Bierce ne sont pas fantastiques, même si, vous avez raison, de légères fragrances de fantastique semblent toujours s’y attarder… peut-être parce que les thèmes chers à cet auteur (le destin, l’absurdité de la mort) n’en sont pas si éloignés.
    La fin des nouvelles d’Ambrose Bierce est souvent très forte, et j’aime beaucoup celle-ci… et la phrase extraordinaire “Je n’avais jamais rien vu d’aussi beau que cette détestable créature” qui a dû me demander une bonne cinquantaine de prises avant de trouver le ton qui me convenait !

    Merci de vos encouragements qui sont très précieux !

  3. Cher Vincent de l’Epine,
    Une bien intrigante histoire qui au début semble flirter avec le fantastique…
    Merci pour cette belle lecture. Votre diction est pleine de retenue, mais laisse toutefois percer chez le narrateur une pointe de dégoût lors de la scène finale…

    Bravo également pour le travail de traduction.