Pierre-Auguste Renoir - La Ferme des Colettes (1915)

Aux détours des chemins (Poèmes)

« Tel un chant sur l’âme impressionnée,
Un jour, au détour du sentier,
Apparaît ce moment fabuleux,
Longtemps appelé de ses voeux,
Qui reste à toujours, en soi, lové…

La saveur du petit fruit sucré ;
Du chevreuil allant à son fourré,
Tel un chant, le son du pas gracieux ;

Ces papillons bleus en fin d’été,
Offrant, dans une danse azurée,
Leur joie au soleil et à ses feux…
Alors des mots en guise d’aveux,
Tel un chant, sont venus s’assembler.
[…] »


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Références musicales :

Ludwig van Beethoven, Sonate 05 pour violon et piano, Printemps, en fa majeur, Op024, interprété par Arthur Grumiaux et Clara Haskil (1957, domaine public).

Livre audio gratuit ajouté le 29/04/2011.
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Lu par Bruissement

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9 Commentaires

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  1. Poète,je ne le suis pas et c’est précisément la raison pour laquelle j’ai été littéralement émerveillée de cette grâce, enchantement et délicatesse avec lesquels vous esquissez les secrets enfouis de nos coeurs. Vous honorez ce bruissement qui vous pare, tellement évocateur de rivières indolentes,clairières indiscrètes,déjà prètes à se laisser bercer d’un foisonnant et convivial voisinage. Vous y déposez,mutine,ces trésors à cueillir.

  2. Je sentais bien que vous étiez poète vous-même, chère Aurore…Boréale!… et voilà pourquoi votre sensibilité exceptionnelle a su saisir l’émoi de mon âme que j’ai tenté de transposer en expressions intelligibles et effectivement je n’ai voulu qu’effleurer, entrouvrir et proposer quelques instants de divine lumière.
    Poétiquement vôtre

  3. Votre poésie fait bien mieux que toucher,elle effleure en délicieuse brise,vivifiants embruns ou caressants rayons de soleil nous vêtant d’un soyeux duvet de lumière.Elle se fait écho de l’enfance,de son âme sensorielle virevoltant en monarque printanier et nous imprègne de furtives effluves déposées au creux de nos songes

  4. chère Aurore…Boréale
    Avec un si joli pseudo on ne s’étonne guère de votre penchant pour la poésie. Si mes mots vous ont touchée, les vôtres me sont allés droit au coeur, d’autant que vous avez l’art de vous exprimer élégamment employant de charmantes images empreintes de poésie.
    Merci

  5. Depuis un moment ,je cherche désespérément l’auteur de ces ravissements dont nous sommes privés dans nos sociétés hirsutes. XIXeme, ai-je décidé sans la moindre hésitation et masculin. En effet,loin de la mièvrerie actuelle,ne nous avaient-ils pas familiarisés avec la subtilité de leur sensibilité tout en nuance? Je vous imagine à Radio Classique,ce havre de pur bonheur,pour le plus grand plaisir de petits et grands redécouvrant ce joyau en poésie, rehaussée de votre voix angélique qui semble épouser chaque soupir de furtive émotion. Quel talent! Dans l’écriture comme dans la récitation,vous sautillez tel un moineau ,là et déjà ailleurs,gracieux de ses pépiements et de la légèreté de ses empreintes.

  6. J’aime beaucoup. Et j’espère retrouver bientôt d’autres poèmes de vous. De plus, votre voix et votre lecture sont très agréables. Merci, Bruissement, et à bientôt.
    Cocotte