Printemps

Un Printemps à Pétersbourg

Ces quatre feuilletons ont été longtemps ignorés et on a même contesté leur authenticité. En 1847 Dostoïevski fréquente les cercles mondains de Pétersbourg, mais il n’aime pas leur superficialité ni leur hypocrisie. Il discute d’idées nouvelles, déplore l’état de la Russie d’alors et pense à son avenir. Il touche à de multiples sujets et se plaît à opposer les mentalités russe et européenne. L’ironie est souvent amère…

« Chez nous, par exemple, il n’y a pas moyen de vivre dans un palais, comme de grands seigneurs, ou de s’habiller comme les gens comme il faut doivent s’habiller ou comme tout le monde (c’est-à-dire comme très peu de gens) ; notre appartement ressemble souvent à une porcherie et l’habit atteint au cynisme inconvenant. »
« Voyons donc, lecteur bienveillant, ce qui vous a été particulièrement cher ? Je dis « bienveillant » parce qu’à votre place depuis longtemps j’eusse renoncé à lire des feuilletons, et celui-ci en particulier. Je l’eusse fait encore par cette raison que pour moi, et sans doute pour vous aussi, rien n’est cher dans le passé. »

Traduction : Jean-Wladimir Bienstock (1868-1933).

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Livre audio gratuit ajouté le 25/11/2010.
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Lu par René Depasse

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5 Commentaires

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  1. St. Petersburg, ma ville natale. Le Printemps. Ahhhh des memoires … Il fait si beau la bas…

    Merci infiniment pour cet discours et toutes les autres. J’adore ecouter le francais, j’adore St. Petes … merci merci …

  2. Félicitations Mr depasse pour vos lectures ,vous lisez tellement bien que l’on ne voit pas le temps passé,merci.
    Es ce que vous allez lire des livres de Maurice blanc ( Arsène lupin )car j’aimerais bien,encore une fois ,merci.