Han-shan et Shi-de, Stèle gravée par Tang Renzhai entre 1875 et 1908 (Temple de Han-shan à Suzhou)

Aujourd’hui, je suis assis devant une falaise (Poème)

Aujourd’hui, je suis assis devant une falaise

Aujourd’hui, je suis assis devant une falaise (V.O.)

Han-shan 寒山 est un poète chinois qui vécut au VIIe siècle. Son identité est incertaine, mais la thèse très solide de Wu Chi-Yu donne à penser qu’il s’agirait de Chih-yen (577-654), un militaire haut gradé de l’armée de Li Shi-min, fondateur de la dynastie Tang, devenu bonze. Son argumentation est très solide, et, après tout, il n’est écrit nulle part que « trouver la Voie » est réservé à certains plutôt qu’à d’autres !
Esprit libre comme Rabelais, affranchi de tout dogme, il aime à citer quelques grandes figures du passé comme Laozi (Lao-tseu), Zhuangzi (Tchouang-tseu) ou encore Xie Lingyun, tout en n’appartenant à aucune école, même si certaines essaieront de le récupérer. Un Han-shan II (fin du VIIIe siècle, début du IXe siècle) tentera même de l’imiter.

La légende nous dit que ses poèmes ont été collectés sur des arbres, des bambous, des rochers et même sur les murs du monastère de Guoqing (Kuo-ch’ing) où il les écrivait.

Concernant ce poème, le paysage est pensée. Chez Han-shan, comme le dit avec justesse Jacques Pimpaneau, l’objectif et le subjectif ne font plus qu’un, il y a une union du moi et de l’univers. Ainsi la lumière de la lune brillante qui ondoie sur les flots est-elle aussi la perle contenue dans son esprit. Han-shan utilise pour cela des sinogrammes à double sens, ce qui rend sa poésie particulièrement difficile à traduire. Han-shan a, cependant, merveilleusement réussi à ce que le sens caché ou profond ne soit jamais une entrave à la lecture de ses poèmes. Caché et apparent fusionnent pour le plus grand plaisir du lecteur !

Pour une meilleure appréhension du poème, je vous conseille vivement la lecture des quelques commentaires ou pistes de réflexion joints au fichier PDF de la traduction.

Avec tous mes remerciements à Michel Lai pour la version originale.

Traduction : Ahikar.
Consulter la version texte de ce livre audio.
Références musicales :

Flûte dizi (Freesound.org).

Livre audio ajouté le 10/09/2021.
Consulté ~2480

Lu par Ahikar

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17 Commentaires

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

  1. Bonjour,
    J’aime beaucoup votre travail. J’ai essayé de vous contacter via l’adresse contact@litteratureaudio.com pour vous demander l’autorisation d’utiliser votre traduction et vos annotations afin de l’associer à mon travail de calligraphe. Le mail m’est revenu en adresse ‘inexistante »
    J’ai utilisé votre traduction, ainsi que le fichier pdf pour l’inclure dans un article de mon blog et l’associer aux calligraphies du poème que j’ai réalisées en mentionnant bien sûr les liens vers le site original. https://www.litteratureaudio.com/livre-audio-gratuit-mp3/han-shan-aujourdhui-je-suis-assis-devant-une-falaise.html
    Vous pouvez retrouver cet article sur mon blog.
    https://www.blog.terracolorosa.com/index.php/2022/04/calligraphie-chinoise/931/un-poeme-de-han-shan-2022-2/
    J’espère que cela ne posera pas de problème … ?
    Bien cordialement
    Corinne Leforestier (Linfu) Peintre graveur, calligraphie chinoise
    https://www.blog.terracolorosa.com

  2. Je n’ai pas encore lu ce contenu! C’est pour moi un plaisir de retrouver l’admirable voix d’Ahikar. Cela fait un bon moment que je ne l’entent qu’à travers les anciens livres audio que j’avais téléchargé sur ce site et que je garde soigneusement parmi d’autres emprunteurs aussi. Merci à vous tous, et pardonnez nous pour tous vos efforts fournis rien que pour nous satisfaire.
    Mes salutations.

  3. Eh oui… AHIKAR ! Ce que je vous disais… ce n ‘ etait pas le moment ! Je pense que c’ est à cause du manque de sympathie que j ‘ ai envers Gary SNYDER ( toujours membre à part entière des ” dix-mille êtres” !

  4. Kerouac ! Les clochards célestes est entièrement dédié à Han-shan !

    Saigyo, pas encore lu. Un livre admirable : Contes zen de Ryôkan, le moine au cœur d’enfant… C’est un livre que je prête souvent aux personnes qui n’ont pas le moral. D’ailleurs, je vois qu’il n’est plus en place… Toujours pas revenu.

    Sinon, bien sûr, Bashō que j’aime à relire régulièrement.

    Le rêve dans le pavillon rouge : J’avance tranquillement, à mon rythme, j’en suis au chapitre 75 (sur 124). Il paraît que les 40 derniers chapitres ne sont pas de la main de Cao Xueqin… Je suis curieux de voir si je vais sentir la différence…

    Bonne journée ! 🙂

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