Jacques Callot, La Colère

De la colère (Essais II, 31)

De la colère, Livre II, Chapitre 31, est lu dans le texte original des Essais et est parfois exprimé avec des mots qui ont aujourd’hui disparu… Dans cette nouvelle « farcissure » abondent anecdotes antiques et réflexions personnelles de Montaigne :
« Quand je me courrouce, c’est le plus vifvement, mais aussi le plus briefvement, et secretement que je puis : je me pers bien en vistesse, et en violence, mais non pas en trouble : si que j’aille jettant à l’abandon, et sans choix, toute sorte de parolles injurieuses, et que je ne regarde d’assoir pertinemment mes pointes, où j’estime qu’elles blessent le plus : car je n’y employe communement, que la langue. »
« Aristote dit, que la colere sert par fois d’armes à la vertu et à la vaillance. Cela est vray-semblable : toutesfois ceux qui y contredisent, respondent plaisamment, que c’est un’arme de nouvel usage : car nous remuons les autres armes, ceste cy nous remue : nostre main ne la guide pas, c’est elle qui guide nostre main : elle nous tient, nous ne la tenons pas. »

Traduction : Guy de Pernon.
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Livre audio ajouté le 28/11/2013.
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Lu par René Depasse

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