Portrait de poète, dit Pseudo-Sénèque

De la brièveté de la vie

« Mortels, vous vivez comme si vous deviez toujours vivre.

Il ne vous souvient jamais de la fragilité de votre existence ; vous ne remarquez pas combien de temps a déjà passé ; et vous le perdez comme s’il coulait d’une source intarissable, tandis que ce jour, que vous donnez à un tiers ou à quelque affaire, est peut-être le dernier de vos jours. Vos craintes sont de mortels ; à vos désirs on vous dirait immortels. »

La vie a changé depuis le philosophe stoïcien Lucius Annaeus Seneca (mort en 65 ap-JC), mais ses observations n’ont rien perdu de leur pertinence…

Traduction : J.-P. Charpentier (1797-1878).

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Remarques :

La mention « (Version 2) » à la suite du titre indique qu’il existe sur notre site un autre enregistrement de ce même texte, effectué par un donneur de voix différent. Voir aussi : Version 1.

Livre audio gratuit ajouté le 07/07/2010.
Consulté ~18790

Lu par René Depasse

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8 Commentaires

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  1. Un grand merci pour avoir livré de façon passionnante ce texte si nécessaire près de 2000 ans après son écriture.

  2. Message pour Anne LOPES :
    Vous vous occupez de vieillards en maison de retraite ? Je suis admirative que vous ayez des gens heureux de lire/vivre autour de vous. C’est mon cas !lire et vivre même chose au grand ébahissement de mon entourage ! Ce qui me faisait dire qu’il n’y a plus que les mirauds pour vouloir lire !
    Bonne continuation !
    Tante Léonie

  3. merci pour nos vieillards aveugles, pour qui vivre sans lire semble sans intérêt, et à qui vous rendez le plaisir de la vie.

  4. Merci, cher compagnon invisible de tant d’heures de conduite sur le trajet du travail. J’attends les autres belles pages de ce stoïcien si actuel, si profond, si vrai, si agréable.

  5. Je vous réponds ,Claudio. C’ est dû à une erreur de ma part ; je voulais enregistrer le DE VITA BEATA programmé par un autre donneur de voix et me suis rabattu sur le DE BREVITATE déjà sur le site!! Mea maxima culpa,comme aurait dit Seneca

  6. Pourquoi une deuxième version de ce dialogue de Sénèque (remarquablement lit), lorsqu’il y a d’innombrables textes inédits du même auteur?