Émile Verhaeren, par Louis Hayet (1892)

La Plaine (Poème)

Du recueil Les Villes tentaculaires, “La Plaine” :

« La plaine est morne, avec ses clos, avec ses granges
Et ses fermes dont les pignons sont vermoulus,
La plaine est morne et lasse et ne se défend plus,
La plaine est morne et morte – et la ville la mange.

Formidables et criminels,
Les bras des machines diaboliques,
Fauchant les blés évangéliques,
Ont effrayé le vieux semeur mélancolique
Dont le geste semblait d’accord avec le ciel. […] »


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Livre audio gratuit ajouté le 03/09/2010.
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Lu par Thomas de Châtillon

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5 Commentaires

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  1. Merci cher Milunisu, je suis sensible à votre commentaire ! J’ai essayé de rendre le coté à la fois déçu et violent qui perce dans ces deux ouvrages, “les villes Tentaculaires” et “les campagnes hallucinées”, mais qui trouve, dans la tristesse même de ces recueils, un rythme particulier, celui de la ville insatiable de mouvement, de l’homme étouffé dans son affairement. …Et qui, peut-être, de cet “affairement”, par son invocation poétique nous en libère un peu. C’est, je crois, la raison pour laquelle j’aime bien Verhaeren.

    Amicalement,
    Thomas

  2. Très beau poème parfaitement dit, d’une belle voix timbrée et scandée. Bravo et merci cher Thomas de Châtillon de nous offrir cette belle lecture. Milunisu