Antonio Fillol Granell - La Novia (1922)

Le Second Mariage du père Sento – La Cencerrada

« Les habitants de Benismulin furent stupéfaits de la nouvelle.
Le père Sento se mariait, lui, un des notables du village, le plus important contribuable du district. Et la fiancée, c’était la belle Marieta, fille d’un charretier, ayant pour toute dot sa frimousse brune, son sourire aux gracieuses fossettes, ses immenses yeux noirs, qui semblaient dormir sous les longues paupières, entre deux torsades de cheveux, drus et brillants, qui lui couvraient les tempes.
Plus d’une semaine, cette nouvelle mit en émoi la tranquille bourgade, qui, dans son vaste horizon de vignes et d’oliviers, dressait ses toits sombres, ses murs d’une blancheur éblouissante, son campanile au bonnet de tuiles vertes et sa haute tour mauresque carrée et rouge, dont la couronne de créneaux, rompus ou ébréchés, se détachait sur le bleu du ciel. »

Traduction : Félix Ménétrier (1866-1922).

Remarques :

Consulter les versions textes de ce livre audio : Le Second Mariage du père Sento, La Cencerrada.

NB : Le titre español La Cencerrada, qu’on pourrait traduire par charivari, fait référence au tapage qu’on avait coutume de faire, avec des sonnailles (cencerros), des cornes et autres objets, afin de troubler la première nuit des deuxièmes noces d’un veuf.

Illustration :

Antonio Fillol Granell, La Novia (1922).

Références musicales :

Emili Someño, Danses de Calp, de l’album Penyal d’Ifac, avec l’aimable autorisation de l’artiste.

Livre audio gratuit ajouté le 11/03/2012.
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7 Commentaires

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  1. Merci beaucoup, Jacques.
    Christine et moi sommes très sensibles à votre aimable commentaire. Nous sommes heureuses que la Cencerrada vous ait plu.
    Quand nos lectures en cours seront terminées, nous nous lancerons peut-être dans une autre lecture en deux langues. Les non-hispanisants apprécient beaucoup plus la version espagnole après avoir pris connaissance de la traduction en français.
    Merci encore de nous avoir fait part de votre satisfaction.
    Bien cordialement
    Cocotte

  2. Je viens de découvrir ce site et j’en suis ravi, tant pour la qualité des enregistrements que pour la diversité des sources. J’ai particulièrement apprécié cette courte nouvelle de Blasco Ibañez. La diction y est très claire, tant dans la traduction française que dans la version originale -j’ai été un peu surpris par l’intonation que je qualifierais de “régionale” dans ce deuxième cas, mais, pourquoi pas? La clarté étant le point essentiel, ce trait est à l’avantage des auditeurs francophones. Et pour la version française, elle est parfaite pour les non-francophones désireux d’améliorer leur français en se divertissant (je n’oublie pas l’auteur). Encore un bon point pour l’ambiance sonore. En un mot, bravo!

  3. Bonjour ,
    J’ avoue avoir été surpris d’ entendre de l’espagnol ,pourriez vous l’ indiquer dans la présentation des textes .Merci

  4. Merci, Alexandra. Nous sommes très touchées de votre commentaire et votre satisfaction nous encourage à continuer. C’est très aimable à vous de prendre la peine de nous dire que vous avez aimé.
    Christine et Cocotte