Livres audio gratuits de la catégorie 'Nouvelles' :


GAUTIER, Judith – Toumadir la Solamide – Les Danseuses du sultan de Djogyakarta – Djémila

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 50min | Genre : Nouvelles


Danseuses du Kampong javanais lors de l'Exposition universelle de 1889

Après les trois récits d’aujourd’hui, il n’en manquera plus que quatre au bouquet des Fleurs d’Orient de Judith Gautier.

Toumadir la Solamide était aux yeux de certains la femme poète la plus remarquable du paganisme.
« Pourquoi lui accordes-tu le premier rang ?
- N’est-ce pas elle qui a dit : « Tout doit subir la mort, la mort si capricieuse dans ses coups. Ô destinée bizarre et cruelle ! Ô Sakhr ! ô mon frère ! tu es parti, tu es allé boire à cette réserve d’eau, dont tous goûteront un jour l’amertume. »

Les Danseuses du sultan de Djogyakarta :
« Au premier coup d’œil, leur parenté avec l’hindoustan brahmanique est de toute évidence : on les dirait échappées de quelque bas-relief d’un temple de Mahabalipour. Elles sont Musulmanes, probablement, puisqu’elles appartiennent au sultan de Djogyakarta ; mais leurs superstitions secrètes ont des attaches plus lointaines, et, comme beaucoup des habitants de Java, elles doivent être persuadées qu’elles descendent du dieu Vichnou. Elles ont raison, elles en descendent, en effet. »

Djémila est l’inhabituelle histoire d’amour, qui finit mal, entre « un jeune homme, si gracieux qu’on le prendrait pour une femme » et « une femme, belle extrêmement, à l’air fier et dominateur, et qui paraît avoir le droit de commander. Elle se montre, sans voile, dans un riche costume à demi masculin, et porte en bandoulière un fusil damasquiné ; le cheval qu’elle monte est magnifique, grand, sans crinière, d’une couleur étrange de vieil or, moiré de reflets superbes, clairs et sombres. »
Note technique : par erreur les deux premières lignes du texte n ont pas été enregistrées. « Le soleil verse des flammes sur le champ bien cultivé, et les malheureux esclaves qui, harcelés par le fouet des gardiens, travaillent, haletants, exténués, brûlés, peuvent se croire vraiment en enfer. »

Illustration : Danseuses du Kampong javanais lors de l’Exposition universelle de 1889.

Toumadir la Solamide.

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THEURIET, André – Philomène

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 50min | Genre : Nouvelles


Philomène

Une charmante histoire d’amour où l’avarice est ridiculisée et l’espièglerie couronnée de succès. Philomène a été publie en 1897 par André Theuriet (quatre œuvres sur le site).

« – Comme ça, dit-il, père Toinoz, vous êtes toujours aussi peu raisonnable… Vous ne voulez pas me donner votre Philomène !… Je l’aime pourtant bien et nous ferions une belle paire ensemble !
- Aime-la ou ne l’aime pas, ça m’est égal, grogna Toinoz… Tu connais mes idées : je veux un gendre qui m’aide à exploiter mon minerai… Pour ça il faut de l’argent et de l’industrie. Or, toi, mon garçon, tu ne sais rien que conduire ton cheval et pêcher dans le lac… Ça ne suffit pas, et tu n’es point mon homme. »

Philomène.

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BARRÈS, Maurice – Le Réveil des morts au village – Discours contre Jean-Jacques Rousseau

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 26min | Genre : Discours


Maurice Barrès

Il y a deux Maurice Barrès (1862-1923): l’écrivain et le politique.

1. L’écrivain

Le sujet de Le Réveil des morts au village :

Un prêtre témoin d’apparitions de fantômes lorrains raconte à Maurice Barrès en 1909 ce qu’il a vu.

« Voici, me dit-il, un fait que j’ai vu, un fait que je garantis : j’étais un jeune vicaire. Dans ce temps-là, ce n’était pas comme aujourd’hui, on n’avait que deux jours de congé par an. Je les passais chez ma mère, à trois lieues d’ici, au moment de la fête de notre village, car c’est l’époque des réunions de famille.

Une étrange troupe d’inconnus passent déguisés…

Un peu plus loin, l’un d’eux aperçoit plusieurs de ces gens qui pénètrent chez un de ses cousins. Il veut les suivre, entrer avec eux, se réfugier. Il heurte la porte close, cependant que les étrangers continuent de s’y enfoncer, comme à portail ouvert. »

Un conseil pour nos audiolecteurs l’occasion de la publication de cette nouvelle datant de 1909 : ne manquez pas de  (re)découvrir La Ville enchantée (1880), roman de Margaret Oliphant, dont Maurice Barrès préfaça la traduction en français de 1911.

2. L’homme politique

Discours contre Jean-Jacques Rousseau

En 1912, à l’occasion du bicentenaire de la naissance du philosophe et écrivain Jean-Jacques Rousseau (1712-1778), la République française entend rendre au célèbre genevois les hommages qu’elle croit lui devoir. Maurice Barrès, écrivain et député de Paris à ce moment, prononce le 11 juin 1912 ce court propos à la Chambre. Un texte mesuré et pesé, qui fait la distinction entre le Rousseau écrivain à la sensibilité touchante et paisible, et le Rousseau politique

Le Réveil des morts au village.

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KIPLING, Rudyard – Par le feu – Naboth – Rue du puits qui gazouille

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 35min | Genre : Nouvelles


Naboth

Depuis 2008, Le Retour d’Imray, extrait des Hasards de la vie (1891) de Rudyard Kipling a le bonheur d’avoir été téléchargé 17000 fois. Nous revenons à cet ouvrage avec trois nouveaux récits exotiques que nous vous laissons découvrir.

Par le feu
« Le gendarme consigna dans son Journal la substance de l’affaire, réduite à ses éléments, car le gouvernement du Pendjab n’encourage pas les fioritures romanesques. »

Naboth
« Naboth est parti à cette heure, et sa cabane restituée à la terre originaire avec des bonbons en guise de sel pour montrer que le lieu est maudit. J’ai fait bâtir un kiosque d’été pour dominer le bout du jardin, et c’est sur ma frontière comme un fort d’où je garde mon empire. »

Rue du puits qui gazouille
« Avant de partir je fis de mon mieux pour mettre le feu au carré, mais l’herbe était trop verte. Quelque beau jour d’été néanmoins, si le vent est favorable, une torche de vieux journaux et une boîte d’allumettes éclairciront le mystère du Puits-qui-gazouille. »

Traduction : Théo Varlet (1878-1938).

Illustration : Vieux mendiant de Lucknow vers 1880.

> Écouter un extrait : Par le feu.

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LONDON, Jack – Les Bords du Sacramento

Donneur de voix : Alain Degandt | Durée : 23min | Genre : Nouvelles


The Banks Of the Sacramento

« Soufflez, ô vents, soufflez, aï, ho !
Vers la Californie, ho !
Car il y a de l’or à boisseaux
Sur les bords du Sacramento. »

Le gamin qui fredonne ce sempiternel refrain, appris de son père, c’est le « petit » Jerry, seul à l’entrée de sa cabane, sur la rive du Sacramento. Son père, le passeur d’eau de la compagnie minière du « Rêve d’Or », dont il garde les installations quasi abandonnées, a dû s’absenter pour régler la succession de son défunt frère.
Afin de venir en aide à un couple de fermiers du voisinage, qui veut à tout prix traverser le fleuve pour se rendre au chevet d’un parent mourant, Jerry se trouve contraint de faire fonctionner le système de nacelles, de tambours et de câbles transbordeurs, malgré l’interdiction. Et ce, en pleine tempête !

Dans ce court récit, écrit de main de maître, London aborde de concert le thème de l’épreuve initiatique, celui de la transgression et celui de la transmission. Ici, le passage de flambeau entre deux générations est traité sur un mode plus positif que dans Une tranche de bifteck, bien qu’il soit souligné et encadré par l’évocation d’une mort récente et d’une autre, imminente.

Traduction : Louis Postif (1887-1942), parue dans Gringoire n°555 du 20 juin 1939.
Titre original : The Banks of the Sacramento, publié en mars 1904 dans The Youth’s Companion.

Licence Creative Commons

Les Bords du Sacramento.

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GIONO, Jean – L’homme qui plantait des arbres (Version 3)

Donneur de voix : Lostania0 | Durée : 24min | Genre : Nouvelles


Pierre-Auguste Renoir - La Montagne Sainte-Victoire (1889)

« Elzéard Bouffier est un personnage inventé. Le but était de faire aimer l’arbre ou plus exactement faire aimer à planter des arbres (ce qui est depuis toujours une de mes idées les plus chères). Or, si j’en juge par le résultat, le but a été atteint par ce personnage imaginaire. [...] J’ai donné mes droits gratuitement pour toutes les reproductions. [...] C’est un de mes textes dont je suis le plus fier. Il ne me rapporte pas un centime et c’est pourquoi il accomplit ce pour quoi il a été écrit. » (Jean Giono)

L’Homme qui plantait des arbres (Version 3).

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MAIZEROY, René – L’Amour qui saigne (Deuxième Sélection)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 32min | Genre : Nouvelles


La Victoire de Ninoche

En 1882 René Maizeroy publia L’Amour qui saigne, dix nouvelles dont trois sont sur notre site, les trente autres provenant de recueils différents.

Les trois actuelles restent dans le domaine mélancolique sans jamais de happy end !

Rien ne va plus !

« Lui n’ose pas prévoir la suite du drame. Il a le vertige du gouffre comme un homme ballotté dans la houle. La tentation d’en finir l’étreint sans trêve. Les babies inquiets comprennent vaguement qu’il se passe quelque chose de grave qu’on leur cache, et ils restent immobiles, délaissant même leurs joujoux épars. »

L’Abandounado

« Car chacun était dur pour la petite vendeuse d’écrevisses et la rudoyait. Les chiens dans la ville aboyaient lorsqu’elle passait, criant ses écrevisses. Les enfants se jouaient d’elle et la tournaient en dérision. Et jamais elle ne sentait une caresse effleurer sa chair, elle n’entendait une parole amie la consoler. Elle était bien l’abandonnée sans famille, sans le sou, qu’on méprisait, qu’on chassait comme une lépreuse. »

La Victoire de Ninoche

« Lagleize retourna dans sa petite ville. On ne le revit plus ni dans les rues, ni sur le Mail, ni au café National. Il ne disait plus une parole à sa vieille servante. Il ne mangeait pas. La nuit, il se promenait de long en large dans son salon. Il avait brûlé tous les portraits de son fils. Ils lui rappelaient sa honte. Et, un matin… »

Illustration : Paul Balluriau, Hantise.

Rien ne va plus !.

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SACHER-MASOCH, Leopold (von) – La Tante sourde

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 20min | Genre : Nouvelles


Gerard Ter Broch - Couple dansant

Une gentille histoire, sans le moindre masochisme, racontée par Leopold von Sacher-Masoch (1836-1895) très présent sur notre site.

La Tante sourde, paru dans La Revue universelle, relate des faits de 1636 ; l’année du Cid!

« Si vous m’aimez, Jacobea, dit Ter Borch après quelque temps, il y a pour nous deux routes qui conduisent au bonheur. La première, et la plus longue, serait d’attendre, en travaillant à me faire un nom et à conquérir une fortune. La seconde, beaucoup plus courte, serait de vous enlever et de faire bénir notre union en Angleterre. »

Traduction anonyme (1888).

Illustration : Gerard Ter Broch, Couple dansant (1660).

La Tante sourde.

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