Livres audio gratuits pour 'Alfred de Musset' :


DIVERS – Le Temps qui passe, cinq poètes célèbres

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 14min | Genre : Poésie


Le Pont Régemortes à Moulins

Sur le thème de la nostalgie, de la fuite du temps, cinq grands poètes ont rêvé…

Théodore de Banville : Bien souvent je revois

« Bien souvent je revois sous mes paupières closes,
La nuit, mon vieux Moulins bâti de briques roses,
Les cours tout embaumés par la fleur du tilleul,
Ce vieux pont de granit bâti par mon aïeul,
Nos fontaines, les champs, les bois, les chères tombes. »

Guillaume Apollinaire : Automne malade

« Et que j’aime ô saison que j’aime tes rumeurs
Les fruits tombant sans qu’on les cueille
Le vent et la forêt qui pleurent
Toutes leurs larmes en automne feuille à feuille. »

Alfred de Musset : À Juana

« Mais que dis-je ? ainsi va le monde.
Comment lutterais-je avec l’onde
Dont les flots ne reculent pas ?
Ferme tes yeux, tes bras, ton âme ;
Adieu, ma vie, adieu, madame,
Ainsi va le monde ici-basé. »

Voltaire : À une dame ou soi-disant telle

« Ainsi mes jours égaux, que les Muses remplissent,
Sans soins, sans passions, sans préjugés fâcheux,
Commencent avec joie, et vivement finissent
Par des soupers délicieux. »

Alphonse de Lamartine : Consolation

« Mais loin de moi ces temps ! que l’oubli les dévore !
Ce qui n’est plus pour l’homme a-t-il jamais été ?
Quelques jours sont perdus ; mais le bonheur encore,
Peut fleurir sous mes yeux comme une fleur d’été. »

> Écouter un extrait : Bien souvent je revois.

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MUSSET, Alfred (de) – Trois Poèmes (Venise et l’Italie)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 13min | Genre : Poésie


Venise la rouge

Alfred de Musset nous a laissé deux versions de Dans Venise la rouge : celle de 1828, avant son voyage passionnel avec George Sand et celle de 1844 plus désenchantée, mais il n’est pas sûr que ce soit seulement le souvenir de sa rupture avec elle qui ait inspiré le poète après tant d’années.

« Toits superbes ! froids monuments !
Linceul d’or sur des ossements !
Ci-gît Venise.
Là mon pauvre cœur est resté.
S’il doit m’en être rapporté,
Dieu le conduise !

Mon pauvre cœur, l’as-tu trouvé
Sur le chemin, sous un pavé,
Au fond d’un verre ?
Ou dans ce grand palais Nani,
Dont tant de soleils ont jauni
La noble pierre ? »

Le troisième poème, où défilent des cités italiennes, À mon frère revenant d’Italie reprend aussi ces strophes.

> Écouter un extrait : Dans Venise la rouge en 1828.

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MUSSET, Alfred (de) – Trois Hymnes à la beauté

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 13min | Genre : Poésie


La Malibran

De ces Trois Hymnes à la beauté de Musset, À Madame G., À Julie et À La Malibran, ce dernier est le plus connu. Musset l’a écrit quinze jours après la mort accidentelle de la célèbre cantatrice et compositrice (1808-1836) où il lui consacre 220 vers très émouvants (il élargit le thème à la disparition des grandes gloires du siècle).
María Felicia García est aussi, trois ans plus tard, le sujet d’un article de Musset Concert de Mademoiselle Garcia que vous pouvez retrouver sur le site.

« Recevant d’âge en âge une nouvelle vie,
Ainsi s’en vont à Dieu les gloires d’autrefois ;
Ainsi le vaste écho de la voix du génie
Devient du genre humain l’universelle voix…
Et de toi, morte hier, de toi, pauvre Marie,
Au fond d’une chapelle il nous reste une croix !
[...]
Ô Ninette ! où sont-ils, belle muse adorée,
Ces accents pleins d’amour, de charme et de terreur,
Qui voltigeaient le soir sur ta lèvre inspirée,
Comme un parfum léger sur l’aubépine en fleur ?
Où vibre maintenant cette voix éplorée,
Cette harpe vivante attachée à ton cœur ? »

> Écouter un extrait : À La Malibran. Stances.

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MUSSET, Alfred (de) – Rappelle-toi (Poème, Version 3)

Donneuse de voix : Bruissement | Durée : 3min | Genre : Poésie


Chen Jun - Falling Flowers and Lost Poetry

« Rappelle-toi, quand l’Aurore craintive
Ouvre au Soleil son palais enchanté ;
Rappelle-toi, lorsque la nuit pensive
Passe en rêvant sous son voile argenté ;
À l’appel du plaisir lorsque ton sein palpite,
Aux doux songes du soir lorsque l’ombre t’invite,
Écoute au fond des bois
Murmurer une voix :
Rappelle-toi… »

To Xiao Zhi An and his friend with great pleasure.

Rappelle-toi (Version 3).

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DIVERS – Poèmes sur le bonheur

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 8min | Genre : Poésie


Vincent van Gogh - Intérieur d'un restaurant

Le bonheur n’est pas le même pour tous les poètes. Il peut résider dans le souvenir du 14 juillet ou dans la grâce de la belle Uranie.

Ces quatre petits poèmes sont de quatre grands auteurs : Musset, Hugo, Rimbaud et Voltaire.

Sur le bonheur, de Musset, Voltaire, Rimbaud Hugo.

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MUSSET, Alfred (de) – Lorenzaccio

Donneuse de voix : Christine Treille | Durée : 4h 5min | Genre : Théâtre


Lorenzaccio

Lorenzaccio est un drame romantique, en cinq actes, écrit par Alfred de Musset, en 1834, sur une idée de George Sand, qui lui avait confié le manuscrit de sa scène historique inédite intitulée Une conspiration en 1537.
Il y présente un héros romantique, Lorenzo. L’intrigue de cette pièce est une reprise d’événements réels racontés dans une chronique de la Renaissance sur la vie de Florence au XVIème siècle : la Storia fiorentina de Benedetto Varchi, mais les anachronismes et « erreurs » historiques sont en fait nombreux dans le drame, montrant à quel point la fidélité historique n’était pas la priorité du dramaturge.

Florence, janvier 1537. Le patricien florentin Lorenzo de Médicis, âgé de dix-neuf ans, jeune homme studieux, admirateur des héros de l’Antiquité latine et grecque, se voue à la restauration de la République. Tâche difficile : son lointain cousin, le duc Alexandre de Médicis, règne sur Florence en tyran avec l’appui du Saint-Empire et du pape ; une garnison allemande assurant sa protection.
Lorenzo devient fidèle serviteur du duc, son familier ainsi que son compagnon de débauche. Afin de pouvoir libérer Florence de ce tyran, il projette de le tuer, soulignant la passivité et la lâcheté des grandes familles républicaines face à leur devoir. Les républicains ne réussiront d’ailleurs pas à prendre le pouvoir après la mort du Duc. L’échec de l’acte de Lorenzo semblait prédestiné : en effet Lorenzo agit seul et personne n’a le courage de le croire et de se servir de son acte comme d’un tremplin pour instaurer un autre régime, moins tyrannique, à Florence. Lorenzo sera assassiné peu de temps seulement après avoir tué le Duc. Sa tête avait été mise à prix.

> Écouter un extrait : Acte 00 : Les Personnages.

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MUSSET, Alfred (de) – Concert de Mademoiselle Garcia

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 28min | Genre : Histoire


Les Sœurs Garcia : Maria Malibran (à gauche) et Pauline Garcia (à droite)

Concert de Mademoiselle Garcia n’est certes pas l’œuvre la plus connue de Musset. Parue en 1839, elle nous montre un poète réagissant vivement contre la musique, le chant, l’opéra de son époque. Il est aussi question dans cette satire, terminée par un poème, des talents de la Malibran et de Rachel.
Texte historique très intéressant à connaître où certaines remarques pourraient bien être partagées par beaucoup de spectateurs de nos productions contemporaines.

« On dirait que nous avons la simplicité en horreur. Auteurs, acteurs, musiciens, tous ont le même but, l’effet, et rien de plus ; tout est bon pour y parvenir, et dès qu’on l’atteint, tout est dit ; l’orchestre tâche de faire le plus de bruit possible pour qu’on l’entende ; le chanteur, qui veut couvrir le fracas de l’orchestre, crie à tue-tête ; le peintre et le machiniste entassent dans les décorations des charpentes énormes, afin qu’on regarde leur nom sur l’affiche… Le public ébahi, assourdi, ouvre les yeux et les oreilles dans une stupeur muette ; le directeur ne pense qu’à la recette et fait mousser la pièce dans les journaux ; et, au milieu de tout cela, il n’y a pas une honnête créature qui se demande si autrefois il n’existait pas quelque chose qu’on appelait la musique.
[...] Quant à des chants, à de la mélodie, ce n’est plus de cela qu’il s’agit ; on ne chante plus, on parle ou on crie ; c’est peut-être une sorte de déclamation notée, un compromis entre le mélodrame, la tragédie, l’opéra, le ballet et le diorama. C’est un assemblage de choses qui remuent les sens ; la musique s’y trouve peut-être, mais je ne saurais dire quel est le rôle qu’elle y joue. »

Concert de Mademoiselle Garcia.

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MUSSET, Alfred (de) – Frédéric et Bernerette

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 2h 20min | Genre : Contes


Frédéric et Bernerette

Il est évident que nombre de lignes du conte Frédéric et Bernerette (1838) retracent des épisodes autobiographiques de la vie du « dandy débauché » ou de ses amis.
Le monde des grisettes et des étudiants, aujourd’hui disparu, n’était pas seulement frivole, comme le prouve Mimi Pinson, mais il pouvait aussi connaître des moments tragiques, comme le montre cette histoire qui commençait si bien…

On y retrouve le Musset romantique désabusé bien connu :

« On a dit que le chagrin vaut mieux que l’ennui ; c’est un triste mot malheureusement vrai. Une âme bien née trouve contre le chagrin, quel qu’il soit, de l’énergie et du courage ; une grande douleur est souvent un grand bien. L’ennui, au contraire, ronge et détruit l’homme ; l’esprit s’engourdit, le corps reste immobile, et la pensée flotte au hasard. N’avoir plus de raison de vivre est un état pire que la mort. Quand la prudence, l’intérêt et la raison s’opposent à une passion, il est facile au premier venu de blâmer justement celui que cette passion entraîne. Les arguments abondent sur ces sortes de sujets, et, bon gré, mal gré, il faut qu’on s’y rende. Mais quand le sacrifice est fait, quand la raison et la prudence sont satisfaites, quel philosophe ou quel sophiste n’est au bout de ses arguments ? et que répondre à l’homme qui vous dit : – J’ai suivi vos conseils, mais j’ai tout perdu : j’ai agi sagement, mais je souffre ? »

> Écouter un extrait : Première Partie.

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