Annie de Pene - L Evadee

L’Évadée

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Dans ce roman d’inspiration autobiographique, Annie de Pène décrit l’arrivée à Paris d’une jeune bourgeoise provinciale qui, ayant tout laissé derrière elle, doit brutalement apprendre à gagner sa vie. Grâce à la rencontre d’une logeuse compatissante et d’un abbé progressiste qui la protège, elle s’émancipe et se libère des conventions. Devenue journaliste et écrivaine, indépendante financièrement et reconnue dans le petit milieu littéraire, elle revendique pour elle-même ce titre d’Évadée « et j’ai la fierté de proposer mon exemple à toutes celles qui pâtissent, garrottées de préjugés imbéciles, pauvres créatures qui n’osent s’affranchir et dont la sublime et veule résignation ne sert à rien, qu’à les priver, vivantes, de la vie. »

Annie de Pène écrit d’une plume alerte et sensible tout à la fois ; elle sait camper avec humour et tendresse, en quelques détails, ses personnages, et faire ressentir toutes les émotions par lesquelles passe son héroïne dans son apprentissage de la vie.


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Illustration :

Pol Rab, illustration pour L’Évadée (1918)

Références musicales :

chapitres 1, 2 , 4-7, 9, 13, 14 : Erik Satie, Fantaisie-valse – interprétée au piano par Constantin Stephan (CC-BY-NC 4.0)
chapitres 3, 8, 11, 12, 14 – 16 : Albéric Magnard, Promenades – interprétée au piano par Luis Kolodin (CC-BY-SA 4.0)
divers bruitages issus de La Sonothèque , Sound-Fishing et Freesound

 

Licence d'utilisation : CC BY-NC-SA : Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Partage dans les Mêmes Conditions
Livre audio gratuit ajouté le 06/07/2024.

11 Commentaires

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  1. Merci Gaelle pour cette lecture toute en finesse et en subtilité. Votre voix et la musique se marient à merveille pour porter l’histoire de cette jeune femme si forte et si fragile à la fois.

  2. Merci bien, cher Bruant, pour votre précision sur mon détachement, que j’adopte donc volontiers ! 😅
    Je me suis moi-aussi retenue, dans le descriptif du billet, de dévoiler les liens qui se font et se défont entre les personnages, pour en laisser le plaisir de la découverte.

  3. Merci, Gaëlle, de m’avoir permis une nouvelle fois la découverte d’une autrice dont je ne connaissais pas la plume. Une écrivaine dont le style sobre et sans affèterie traduit remarquablement une sensibilité à fleur de peau. Un style parfaitement mis en valeur par votre voix mélancolique et détachée, mais aussi, ainsi que souligné par Pauline, par le choix des musiques et des quelques ponctuations sonores qui viennent mettre en valeur telle ou telle partie du texte. Un sans faute pour vous, comme d’habitude !

    1. Un grand et sincère merci à vous, Bruant, pour votre message, qui me récompense du temps passé pour finaliser cette lecture, en particulier pour choisir et ajuster la musique d’accompagnement que je voulais accordée à l’ambiance de chaque chapitre.
      Mais je ne sais trop ce que vous voulez dire par « voix détachée », car je me suis sentie, au contraire, très impliquée dans cette lecture…🤨 Je le prend tout de même comme un compliment dans vos mots !

      1. Aïe ! Je supposais bien en imaginant que “détachée” pourrait être pris dans une acception péjorative ! “Dans le doute, abstiens-toi”, dit le proverbe. J’aurais du me conformer à cette sage expression. Mais effectivement, il n’y avait rien de discriminant derrière cet adjectif, pour moi (il s’agissait juste de montrer une forme d’expression contenue des émotions et de la sensibilité de la narratrice, a contrario de mes enregistrements qui peuvent paraître parfois un tantinet trop investis !!! “Alla romantica” 😁). Concernant votre travail, tout était compliment, ainsi que vous l’avez compris !
        A vrai dire, j’étais plus concentré sur la fin de mon message, tel que rédigé initialement. J’y évoquais l’intrigue et la relation des protagonistes principales et principaux, mais pour le coup je me suis ravisé, ne sachant ni où pouvait commencer ni où pouvait s’achever la divulgation outrancière.

  4. Eh bien j’ai trouvé le temps d’écouter les dix premiers chapitres, et c’est déjà un enchantement. La musique est très belle et très bien choisie; et… je ne m’explique pas cette proximité que je ressens avec ces femmes du début du vingtième siècle. Je n’ai pourtant pas vécu, ni grandi, dans les mêmes conditions qu’elles, mais leur quête de liberté, courageuse, difficile, ambivalente, mêlée d’angoisse et de regret, me parle étrangement. Ce récit n’est pas sans rappeler La Vagabonde de Colette, que je lirai dans quelques mois. Merci pour cette belle découverte et cette magnifique réalisation.

    1. Merci Pauline, pour ton retour. Je comprends tout à fait ce que tu veux dire, je n’ai pas eu de difficulté à me glisser dans les mots d’Annie de Pène et dans la peau de cette Rosine.
      Annie de Pène était une amie de Colette, qui l’appelait « mon Annie d’enfance », ai-je lu, ce qui dit leur connivence. Leur vie et leur écriture présentent des points communs, je suis bien d’accord. Malheureusement elle est décédée trop jeune, en 1918, pour laisser une œuvre aussi importante que Colette, mais il me semble qu’elle en avait le potentiel. 😊

    1. Merci à vous, chère Lïat, pour votre message ! Je suis ravie de donner l’occasion de découvrir cette autrice oubliée, dont l’écriture m’a séduite.

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