La Barriere de la Villette en 1791

La Barrière de la Villette – La Rue où l’on ne meurt pas

Continuation de nos visages de Paris 1850. Après Le Nouveau Paris d’Achard, voici d’un autre écrivain, La Barrière de la Villette (il y avait une cinquantaine de barrières autour de Paris) et ses particularités :

« Chaque barrière de Paris a sa physionomie, ses allures, son caractère, son cachet, son genre d’attrait : pour la Courtille, c’est la débauche ; pour la Râpée, la gastronomie ; pour la barrière du Maine, c’est la danse ; pour d’autres, c’est le jeu de boule, le tir au pigeon, plaisir innocent s’il en fut, ou bien enfin ce cirque au petit pied, connu sous le nom de barrière du Combat. La joie de La Villette est au contraire une joie calme, modérée, rassise, un plaisir de famille pour ceux surtout qui n’en ont pas. »

La Rue où l’on ne meurt pas :

« Il y a, dans la langue de Paris, une langue à part, des mots d’une profondeur inouïe, d’une énergie incroyable, frappés à l’effigie d’un vice ou d’une infirmité physique de ce grand corps, produits morbides d’une civilisation gangrenée, phénomènes immoraux d’une décomposition qui marche du centre aux extrémités : telle est cette expression usitée dans un certain quartier de Paris pour désigner une rue sans nom, et qui s’appelle la rue où l’on ne meurt pas. »

Ces deux articles bien écrits sont signés Louis Roux, dont nous n’avons trouvé aucune trace. Nous savons seulement « Louis Roux 18??-18?? » et la date, 1841, des publications.


Remarques :

Consulter les versions texte de ce livre audio : La Barrière de la Villette ; La Rue où l’on ne meurt pas.

Livre audio gratuit ajouté le 28/09/2015.
Consulté ~5543

Lu par René Depasse

Suggestions

1 Commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *