Livres audio gratuits pour 'Russie' :


DOSTOÏEVSKI, Fedor – La Vie à Pétersbourg (Version 2)

Donneuse de voix : Pomme | Durée : 1h 35min | Genre : Biographies


La Vie à Pétersbourg

« On dit que c’est le printemps à Pétersbourg. Est-ce vrai ? C’est possible. Nous avons, en effet, tous les indices du printemps : une moitié de la ville a la grippe, l’autre au moins un rhume. De pareils cadeaux de la nature nous convainquent complètement de sa renaissance. Ainsi c’est le printemps. L’époque classique de l’amour ! Mais l’époque de l’amour et celle de la poésie ne viennent pas en même temps, dit le poète : et Dieu soit loué ! Adieu les poèmes, adieu la prose, adieu les grands périodiques avec ou sans programmes, adieu les journaux. Adieu Littérature et pardonne-nous. [...] »

Traduction : J.-Wladimir Bienstock (1868-1933).

> Écouter un extrait : Première Partie.

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ANDREÏEV, Léonid – Koussaka

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 25min | Genre : Contes


Rudolf Koller - Chien sautant (1856)

Le héros de ce conte d’Andreïev est un pauvre toutou qui connaît une courte période heureuse dans sa « vie de chien ». On l’a surnomme Koussaka, « celui qui mord » (verbe russe « koussat », mordre), un nom qui ne lui convient pas du tout…

« Il n’appartenait à personne ; il n’avait pas de nom à lui et nul n’aurait pu dire où il avait passé le long hiver rigoureux ni comment il s’était nourri. Des chiens aussi affamés que lui, mais fiers et forts d’avoir des maîtres, le chassaient des chaumières bien chaudes. Quand il se montrait dans la rue, poussé par la faim ou par un instinctif besoin de société, les enfants lui lançaient des pierres, et les grandes personnes l’appelaient gaiement, le sifflant d’une façon terrible et prolongée. Affolé, il courait de côté et d’autre, se cognant aux palissades, aux passants et s’enfuyait au bout du village, au fond d’un grand jardin, dans un endroit qu’il connaissait. Là, il léchait ses plaies et ses blessures et, dans la solitude, la terreur et la haine s’amassaient eu lui.Une fois seulement, quelqu’un le caressa. C’était un paysan ivre qui sortait du cabaret. »

Merci pour lui, petite Lelia !

Traduction : Serge Persky (1870-1938).

Illustration : Rudolf Koller, Chien sautant (1856).

Koussaka.

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CHOLEM ALEICHEM – Histoires de chaos

Donneur de voix : DanielLuttringer | Durée : 2h 6min | Genre : Histoire


Exodus

Lorsqu’éclate la guerre de 14-18, qu’on appellera bientôt la Grande Guerre, Cholem Aleichem, citoyen russe, se trouve à Berlin avec quelques amis. Il parvient à grand peine à gagner le Danemark, un pays neutre. À Copenhague, il trouve une foule de réfugiés juifs d’Europe centrale et orientale et parmi eux les membres de sa propre famille. Ils arrivent à monter sur un bateau en partance pour les États-Unis et pendant la traversée, l’écrivain se lie avec toutes sortes d’exilés dont il recueillera les malheurs. Le cycle des Histoires de chaos comporte les quatorze récits de Jacob Yonéver, un pour chacun des jours de la traversée. Ce réfugié juif polonais raconte à sa façon les atrocités de la grande guerre qui n’en est encore qu’à ses débuts. À travers la narration des affres qui frappent la petite communauté de Kroushnik, Cholem Aleichem décrit en termes sobres et prenants la vie et la mort de ces gens pris en tenailles entre les Russes, les Allemands et les Polonais. La ville de Kroushnik n’existe que dans l’imagination de l’auteur mais l’histoire a certainement eu lieu dans une bonne centaine de villages de Pologne.

Traduction : Shmuel Retbi, pour Littératureaudio.com.

Illustration : Exodus (1947).

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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GARINE, Nikolaï – Cinq Contes coréens

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 40min | Genre : Contes


Le Huit Fois malheureux

Laissons leur traducteur français, d’origine russe, Serge Persky (1870-1938) nous présenter ces Contes coréens.

« Ici, nous sommes en Corée, dans la Corée millénaire ; nous retrouvons sa morale, ses croyances, ses mœurs, son instinctif désir de justice. Le dieu du ciel, le grand Okhwangsangje, intervient fréquemment pour protéger les honnêtes gens. Son influence, même quand il n’est pas nommé, se devine partout ; elle se révèle par des incidents secondaires qui, dans le déroulement du drame, prennent une valeur, et contribuent à sauver le héros ou l’héroïne. [...] La morale et la sagesse universelles rayonnent en ces contes coréens ; assurément, l’obscurcissent parfois les croyances et les usages particuliers à ces peuples mongols.
Par leur fantaisie et leur imprévu, ils charmeront les enfants ; les hommes faits les liront avec intérêt ; quant aux savants, ils les considéreront comme des documents précieux, d’une antiquité prodigieuse ; ils étudieront le sens allégorique de certains incidents, parfois les moindres en apparence, de certains acteurs, bêtes ou gens, qui leur révéleront quelques-uns des sentiments de l’humanité primitive. »

Cette première sélection de cinq :

- Les Orphelins,
- Le Serment,
- Le Langage des oiseaux,
- Le Huit Fois malheureux,
- L’Oncle.

vous donnera peut-être l’envie d’en connaître quelques autres recueillis et publiés en russe et en chinois par un ingénieur bien connu, M. Nikolaï Garine (1852-1906), au cours de ses séjours prolongés en Corée.

Pour vous offrir une idée du genre : « La fête des moissons arriva. On la célèbre chaque année au quinzième jour de la huitième lune. Comme ce jour-là on a coutume de commémorer les morts, les parents de Jan-Boghi et de Vonléï s’étaient réunis autour de la tombe de leurs enfants. Alors deux oiseaux, un rouge et un vert, survinrent qui gazouillèrent de douces chansons. Lorsque la commémoration eut pris fin, deux belles Bienheureuses, vêtues de blanc, descendirent du ciel et chacune d’elles tenait à la main cinq fleurs, une blanche, une bleue, une rouge, une jaune et une noire. Les Bienheureuses touchèrent de leur sceptre le tombeau qui s’ouvrit. Elles y jetèrent les fleurs blanches et les squelettes se formèrent. »  (Le Serment)

> Écouter un extrait : Le Huit Fois malheureux.

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ANDREÏEV, Leonid – En attendant le train – La vie est belle pour les ressuscités

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 35min | Genre : Nouvelles


Mikalojus Ciurlonis - Cimetière lituanien (1909)

Plusieurs nouvelles d’Andreïev sont accessibles aujourd’hui, qui ne l’étaient pas quand furent ici enregistrés C’était… en 2009, ou À Sabourovo en 2014.

En attendant le train nous décrit le comportement de quelques voyageurs patientant dans une petite gare. On y apprend, entre autres, que l’accès des compartiments était interdit, en Russie, aux individus en état d’ébriété !

La vie est belle pour les ressuscités commence ainsi :

« Vous est-il arrivé de vous promener dans des cimetières ?
Dans ces coins de terre emmurés, étroits et paisibles, pleins d’herbe épaisse, il y a une poésie troublante et toute particulière.
Jour après jour, on y amène de nouveaux morts ; l’énorme ville bruyante et grouillante est déjà tout entière transportée là, et la cité renouvelée attend son tour d’y venir. »

et se continue par :

« Mais que les morts ressuscitent ! Ouvrez-vous, tombeaux maussades, anéantissez-vous, pesants monuments, fendez-vous, grillages de fer !
Ne fût-ce que pour un jour, que pour un instant, rendez la liberté à ceux que vous étouffez de votre poids et de vos ténèbres !
Vous croyez qu’ils sont morts ? Erreur, ils vivent ! Ils se taisaient, mais ils sont vivants.
Vivants !
Laissez-les voir le rayonnement du ciel bleu et sans nuage, aspirer l’air pur du printemps, s’enivrer de chaleur et d’amour. »

Traduction : Serge Persky (1870-1938).

Illustration : Mikalojus Ciurlonis, Cimetière lituanien (1909).

En attendant le train.

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TOURGUENIEV, Ivan – Monsieur François (Souvenir de 1848)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h 6min | Genre : Histoire


H. Senillon - Le Café de la Rotonde au Palais-Royal

Ivan Tourgueniev avait trente ans quand il rencontra l’énigmatique Monsieur François qui lui inspira le livre qu’il publia peu avant sa mort en 1883.

Souvenir de 1848 est le sous-titre de Monsieur François et nous apporte quantité de révélations sur cette troisième révolution française, après celles de 1789 et de 1830.
« Elle se déroule à Paris du 22 au 25 février 1848. Sous l’impulsion des libéraux et des républicains, le peuple de Paris, à la suite d’une fusillade, se soulève à nouveau et parvient à prendre le contrôle de la capitale. Louis-Philippe, refusant de faire tirer sur les Parisiens, est donc contraint d’abdiquer en faveur de son petit-fils, Philippe d’Orléans, le 24 février 1848.
Le même jour, dès 15 heures, la Seconde République est proclamée par Alphonse de Lamartine, entouré des révolutionnaires parisiens. Vers 20 heures, un gouvernement provisoire est mis en place, mettant ainsi fin à la Monarchie de Juillet. » (Wikipédia)

À cette époque Tourgueniev vivait à Paris et ses entretiens avec Monsieur François ne portent pas seulement sur la politique. Cet inconnu intrigue beaucoup notre auteur et a quelques phrases prophétiques.

« Je ne pus rien apprendre de plus, et qui était ce M. François ? La question resta une énigme.
Il y a de ces oiseaux de mer qui n’apparaissent que pendant la tempête. Les Anglais les nomment stormypétrels. Ils voient bas dans l’air troublé, en rasant de leurs ailes les crêtes des vagues furieuses, et disparaissent dès que le temps redevient serein. »

Traduction anonyme (1885).

Illustration : H. Senillon, Le Café de la Rotonde au Palais-Royal.

Monsieur François.

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CHOLEM ALEICHEM – La Gare de Baranovitch

Donneuse de voix : Cocotte | Durée : 29min | Genre : Nouvelles


Cholem Aleichem

Que font les Juifs polonais dans le train qui n’avance pas ? Ils se racontent les aventures les plus bizarres qui sont arrivées (ou non…) à des membres de leur communauté. L’un d’eux, menacé de torturé par la Police du Tzar, s’est enfui avec la complicité des autorités et des responsables communautaires. Maintenant, il a besoin d’argent et on se trouve dans l’obligation d’acheter son silence. Comment tout cela va-t-il tourner ?

Nouvelle traduite par Shmuel Retbi pour Littérature audio.

La Gare de Baranovitch.

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CHOLEM ALEICHEM – Soixante-Quinze Mille

Donneuse de voix : Cocotte | Durée : 1h 40min | Genre : Nouvelles


Cholem Aleichem

La Grande Loterie de l’Empire russe vient d’avoir lieu. Le propriétaire d’un billet qui rapporte soixante-quinze mille roubles va bien vite s’apercevoir qu’il n’est pas le seul parrain de la fête. Tout le village et même le curé prétendent en avoir la propriété légale. L’affaire va se compliquer quand on commettra l’erreur fatale de s’adresser aux avocats…

Nouvelle traduite par Shmuel Retbi pour Littérature audio.

Soixante-Quinze Mille.

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