Ce qui se passa au pont dOwl Creek

Ce qui se passa au pont d’Owl Creek

« Il voyagea toute la journée, se guidant à la course du soleil. La forêt semblait interminable ; nulle part il ne découvrit la moindre clairière, même pas un sentier de forestier. Il ne s’était jamais rendu compte qu’il habitait une région aussi sauvage. Il y avait quelque chose de sinistre dans cette révélation. […] Au-dessus de sa tête, entre les arbres, brillaient de grandes étoiles dorées, qui semblaient inhabituelles, et s’assemblaient en d’étranges constellations. Il était certain qu’elles étaient disposées dans un ordre qui avait une secrète et maléfique signification. »

Ambrose Bierce, romancier et journaliste américain, participa dès l’âge de 19 ans à la Guerre de Sécession, durant laquelle il fut blessé à la bataille de Kennesaw Montain en 1864, et cette expérience de la guerre et de ses massacres est très présente dans ses œuvres.

Il est l’auteur de nombreuses nouvelles, souvent fantastiques, mettant en scène des individus seuls face à l’absurdité de la mort. Ce qui se passa au Pont d’Owl Creek, avec sa fin très forte, est typique de l’originalité de son œuvre qui balance entre merveilleux, humanisme et désespoir. Peu connu de nos jours en France, il est cependant cité par H.P. Lovecraft, dans Épouvante et surnaturel en littérature, comme un auteur fantastique majeur.

Ambrose Bierce disparut mystérieusement pendant la révolution mexicaine en 1913.

Traduction : Vincent de l'Épine.
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Références musicales :

Le bruit de la rivière au début du récit est issu du site Universal Soundbank.

Livre audio ajouté le 28/08/2014.
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Lu par Vincent de l'Épine

Suggestions

26 Commentaires

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  1. Merci Patty de votre retour sur cette lecture ! Et heureux de vous avoir fait découvrir cette belle nouvelle d’Ambrose Bierce. Un auteur prolifique et fascinant, dont il nous reste beaucoup de beaux textes à publier (à condition d’avoir un peu de temps pour les traduire !).

  2. Cette ” mort en direct ” est consternante et comme toujours magistralement lue.
    Derrière cette histoire, une réflexion s’impose aussi. Et quel vaste sujet, un être humain a-t-il le droit de tuer un autre être humain?
    On parle aujourd’hui d’humanisme, mais le chemin est long: n’est-il pas?
    Merci cher Vincent,pour cette autre découverte.

  3. Bonjour à vous deux Coraline et “Le Barbon”.
    Oui, la fin de cette nouvelle est assez elliptique. Elle donne aussi, je trouve, son charme à ce récit.
    J’envisage de lire d’autres textes d’Ambrose Bierce, qui est un auteur fantastique majeur.
    Le Barbon, prenez soin de vous !

  4. Je me méfie de Vincent de l’Épine, ses lectures me donnent des palpitations. Pas envie de finir encore aux urgences.

  5. Merci Vincent pour cette découverte, j’ai beaucoup aimé mais regrette seulement qu’il ne soit pas plus long et plus développé !
    Au moment où l’intrigue fantastique se développe l’histoire se termine, quel dommage !!
    A bientôt !

  6. Merci Gaëlle, ravi que cette nouvelle vous ait plu (et merci aussi à Régis d’avoir servi de rabatteur 🙂 ).
    J’aime beaucoup ces nouvelles avec une fin forte et qui renverse la situation (à voir aussi “Fièvre Romaine” et “Xingu” d’Edith Wharton, si vous aimez ce genre de “sensation”, quoi que dans un tout autre style).
    Ah, diable, vous avez donc remarqué que je ne tiens pas toutes mes promesses ! C’est vrai que je comptais lire d’autres nouvelles de Bierce. Il faut que je m’y attèle ! J’avais aussi promis une autre nouvelle de Montague Rhodes James, que j’ai traduite depuis longtemps et que je n’ai pas encore lue…
    Merci en tout cas pour votre retour.

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