Livres audio gratuits de la catégorie '5. XVIIIe siècle' :


SIEYÈS, Emmanuel-Joseph – Qu’est-ce que le tiers état ?

Donneuse de voix : Sisyphe | Durée : 2h 20min | Genre : Essais


Trois ordres

« Le plan de cet écrit est assez simple. Nous avons trois questions à nous faire :
1º Qu’est-ce que le tiers état ? Tout.
2º Qu’a-t-il été jusqu’à présent dans l’ordre politique ? Rien.
3º Que demande-t-il ? À être quelque chose. »

> Écouter un extrait : Chapitre 00.

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BEAUMARCHAIS – Le Mariage de Figaro

Donneurs de voix : Projet collectif | Durée : 4h 30min | Genre : Théâtre


Roi-valet pique

Trois années se sont écoulées depuis que Figaro a aidé le Comte Almaviva à conquérir la belle Rosine au nez et à la barbe de son tuteur, Bartholo (cf. Le Barbier de Séville). Les choses ont bien changé : Figaro, promu concierge du château du Comte, s’apprête à épouser Suzanne, la femme de chambre de la Comtesse, tandis que la triste Rosine se morfond, délaissée par son mari infidèle. Celui-ci essaie de contraindre Suzanne à lui accorder, le soir de ses noces, une sorte de « droit de cuissage ». Si elle accepte, il lui offre une dot. Si elle refuse, il fera tout pour empêcher son mariage. Mais Figaro, une fois mis au courant, est de taille à contrecarrer ses plans et à lui faire passer une « folle journée ».

La plus célèbre pièce de Beaumarchais est une comédie enlevée au rythme trépidant qui renferme une puissante critique sociale sur la noblesse. Beaumarchais y glisse par ailleurs des propos d’une étonnante modernité sur la condition des femmes, le mariage, l’armée, la liberté d’expression…

« Suzanne. – Tu croyais, bon garçon ! que cette dot qu’on me donne était pour les beaux yeux de ton mérite ?
Figaro. – J’avais assez fait pour l’espérer.
Suzanne. – Que les gens d’esprit sont bêtes !
Figaro. – On le dit.
Suzanne. – Mais c’est qu’on ne veut pas le croire.
Figaro. – On a tort.
Suzanne. – Apprends qu’il la destine à obtenir de moi, secrètement, certain quart d’heure, seul à seule, qu’un ancien droit du seigneur… Tu sais s’il était triste !
Figaro. – Je le sais tellement que, si monsieur le comte en se mariant, n’eût pas aboli ce droit honteux, jamais je ne t’eusse épousée dans ses domaines.
Suzanne. – Eh bien ! s’il l’a détruit, il s’en repent ; et c’est de ta fiancée qu’il veut le racheter en secret aujourd’hui.
Figaro, se frottant la tête. – Ma tête s’amollit de surprise ; et mon front fertilisé…
Suzanne. – Ne le frotte donc pas !
Figaro. – Quel danger ?
Suzanne, riant. – S’il y venait un petit bouton ; des gens superstitieux…
Figaro. – Tu ris friponne ! Ah ! s’il y avait moyen d’attraper ce grand trompeur, de le faire donner dans un bon piège, et d’empocher son or !
Suzanne. – De l’intrigue, et de l’argent ; te voilà dans ta sphère. »

> Écouter un extrait : Préface.

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AIKIN, John et BARBAULD, Anna Letitia – La Fourmi voyageuse

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 23min | Genre : Nouvelles


Grandville - Fourmis

Le monde découvert par une fourmi ; mais quelquefois nous sommes fourmis. Écoutez bien la conclusion de La Fourmi voyageuse, un conte anglais de 1796 :

« Vous connaissez l’orgueil de notre race, ses prétentions à la sagesse et à l’antiquité de son origine. De sorte que, nous autres fourmis, nous nous jugerions outragées si l’on essayait de nous diminuer à nos propres yeux !
– Mais la sagesse ne consiste pas à se tromper.
Eh bien ! faites comme vous l’entendez. »

John Aikin (1747-1822) était un médecin et écrivain anglais. Il publia, en collaboration avec sa sœur Anna Letita Barbauld (1743-1825), une série de six recueils de contes destinés à la jeunesse et intitulés Evenings at home (Les Soirées au logis, 1792-1796). Le conte de La Fourmi voyageuse est extrait du cinquième volume.

Illustration : Grandville, Fourmis (XIXe).

La Fourmi voyageuse.

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VOLTAIRE – Dictionnaire philosophique : Genre de style

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 10min | Genre : Philosophie


Virgile - Églogues (1713)

Genre de style est un article du Dictionnaire philosophique que Voltaire avait publié dans L’Encyclopédie dont il était un collaborateur.

« Comme le genre d’exécution que doit employer tout artiste dépend de l’objet qu’il traite ; comme le genre de Poussin n’est point celui de Téniers, ni l’architecture d’un temple celle d’une maison commune, ni la musique d’un opéra-tragédie celle d’un opéra-bouffon ; aussi chaque genre d’écrire a son style propre en prose et en vers. On sait assez que le style de l’histoire n’est pas celui d’une oraison funèbre, qu’une dépêche d’ambassadeur ne doit pas être écrite comme un sermon, que la comédie ne doit point se servir des tours hardis de l’ode, des expressions pathétiques d’e la tragédie, ni des métaphores et des comparaisons de l’épopée. »

Genre de style.

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VOLTAIRE – Dictionnaire philosophique : Babel

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 18min | Genre : Histoire


Charles Gussin - La Construction de la tour de Babel

Cultivons nous avec l’article Babel du Dictionnaire philosophique de Voltaire :

« Babel signifiait, chez les Orientaux, Dieu le père, la puissance de Dieu, la porte de Dieu, selon que l’on prononçait ce nom. C’est de là que Babylone fut la ville de Dieu, la ville sainte. Chaque capitale d’un État était la ville de Dieu, la ville sacrée. Les Grecs les appelèrent toutes Hierapolis, et il y en eut plus de trente de ce nom. La tour de Babel signifiait donc la tour du père Dieu.
Josèphe, à la vérité, dit que Babel signifiait confusion. Calmet dit, après d’autres, que Bilba, en chaldéen, signifie confondue ; mais tous les Orientaux ont été d’un sentiment contraire. Le mot de confusion serait une étrange origine de la capitale d’un vaste empire. »

Illustration : Charles Gussin, La Construction de la tour de Babel (1690).

Babel.

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KANT, Emmanuel – Rêves d’un homme qui voit des esprits, expliqués par les rêves de la métaphysique

Donneuse de voix : Sisyphe | Durée : 2h | Genre : Philosophie


Emmanuel Kant

Partie de Anthropologie considérée au un point de vue pragmatique ou de l’utilité (1798) consacrée à l’existence des esprits, la capacité de notre propre esprit à générer des illusions, la volonté intéressée de croire en une vie après la mort, la fiabilité de témoignages, etc.

Traduction : Joseph Tissot (1801-1876).

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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LES SONGES selon Voltaire et L’Encyclopédie

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 15min | Genre : Histoire


Angelika Kauffmann - Pénélope éveillée par Euryclée

Quatre textes sur Les Songes

- Voltaire, dans le Dictionnaire philosophique
« Mais comment, tous les sens étant morts dans le sommeil, y en a-t-il un interne qui est vivant ? Comment vos yeux ne voyant plus, vos oreilles n’entendant rien, voyez-vous cependant et entendez-vous dans vos rêves ? Le chien est à la chasse en songe, il aboie, il suit sa proie, il est à la curée. Le poëte fait des vers en dormant. Le mathématicien voit des figures ; le métaphysicien raisonne bien ou mal : on en a des exemples frappants. »

- De L’Encyclopédie : Les Rêves, Les Songes en poésie, Les Songes en mythologie

« Pénélope ayant raconté un songe qu’elle avoit eu par lequel le prochain retour d’Ulyse & la mort de ses poursuivans lui étoient promis, ajoute ces paroles : « J’ai oui dire, que les songes sont difficiles à entendre, qu’on a de la peine à percer leur obscurité, & que l’événement ne répond pas toujours à ce qu’ils sembloient promettre, car on dit qu’il y a deux portes pour les songes, l’une est de corne & l’autre d’ivoire ; ceux qui viennent par la porte d’ivoire, ce sont les songes trompeurs qui font entendre des choses qui n’arrivent jamais ; mais les songes qui ne trompent point, & qui sont véritables, viennent par la porte de corne. Hélas, je n’ose me flatter que le mien soit venu par cette derniere porte » ! »

Illustration : Angelika Kauffmann, Pénélope éveillée par Euryclée (1772).

> Écouter un extrait : Voltaire – Des songes.

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LA FAYETTE, Gilbert Du Motier – Lettre à Madame de La Fayette

Donneur de voix : DanielLuttringer | Durée : 10min | Genre : Histoire


Lettre à Madame de La Fayette

Cette lettre du célèbre Général de La Fayette (Gilbert Du Motier marquis de La Fayette,1757-1834) à son épouse, du 1er octobre 1777, a été publiée dans la Revue de Paris en 1934. Elle est extraite des Mémoires, correspondances et manuscrits du Général Lafayette.

Le début : « Je vous ai écrit, mon cher cœur, le 12 septembre ; c’est que ce douze est le lendemain du onze, et pour ce onze-là j’ai une petite histoire à vous raconter. À la voir du beau côté, je pourrais vous dire que des réflexions sages m’ont engagé à rester quelques semaines dans mon lit à l’abri des dangers ; mais il faut vous avouer que j’y ai été invité par une légère blessure que j’ai attrapée, je ne sais comment, car je ne m’exposais pas en vérité. C’était la première affaire où je me trouvais ; ainsi voyez comme elles sont rares. C’est la dernière de la campagne, du moins la dernière grande bataille suivant toute apparence, et s’il y avait quelque autre chose, vous voyez bien que je n’y serais pas. En conséquence, mon cher cœur, vous pouvez être bien tranquille. J’ai du plaisir à vous rassurer ; en vous disant de ne pas craindre pour moi, je me dis à moi-même que vous m’aimez, et cette petite conversation avec mon cœur lui plaît fort, car il vous aime plus tendrement qu’il n’a jamais fait. »

Lettre à Madame de La Fayette.

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