Livres audio gratuits de la catégorie '5. XVIIIe siècle' :


ANONYME – Instruction adressée aux autorités constituées des Départemens de Rhône et de Loire

Donneur de voix : André Rannou | Durée : 32min | Genre : Histoire


Louis-François Perrin de Précy

Le soulèvement de Lyon contre la Convention nationale est une révolte qui a duré de juin à novembre 1793. Elle a débuté par un coup de force des Girondins lyonnais et un retour à une majorité modérée. Bien que celle-ci demeure pleinement républicaine, elle place Lyon en porte-à-faux par rapport à Paris, où c’est la Gironde qui a été mise hors la loi par les Montagnards. La rupture est donc inévitable et, le 12 juillet, la Convention décrète Lyon « en état de rébellion contre l’autorité légitime ». Les autorités lyonnaises se préparent aussitôt à subir un siège de la part des armées révolutionnaires, et la défense est organisée par Louis-François Perrin Comte de Précy, qui mobilise une armée d’environ 12 000 hommes. Le siège commence le 7 août, et le général Kellerman décide bientôt de bombarder la ville pour saper le moral des habitants. Lyon capitule le 9 octobre, et le Conventionnel Barère déclare : « Lyon fit la guerre à la liberté, Lyon n’est plus ». La répression fut féroce, et 1604 personnes furent fusillées ou guillotinées. La responsabilité de ce massacre est au moins partiellement imputable aux représentants Collet d’Harbois et Fouché, envoyés par la Convention, et qui se trouvent avoir approuvé et contresigné l’Instruction adressée aux autorités constituées des Départements de Rhône et de Loire (Voir Wikipédia, articles Soulèvement de Lyon contre la Convention Nationale, et Lyon, histoire de la ville)

Ce document, rédigé « à chaud », peu après les événements relatés plus haut, justifie la violence de la répression qui s’est abattue sur Lyon, rebaptisée « Ville-Affranchie ». Il restitue admirablement l’atmosphère fébrile de cette époque troublée et montre que les gains de la Révolution sont loin d’être définitivement acquis. D’où la nécessité d’exercer la plus grande vigilance et de combattre sans merci des ennemis, provisoirement vaincus mais qui demeurent tapis dans l’ombre et sont toujours susceptibles de se réveiller. L’affirmation selon laquelle « L’homme riche ne tarde pas à se regarder comme différent des autres hommes » demeure d’une étonnante actualité en ce XXIe siècle !

Illustration : Jean-Joseph Dassy, Portrait de Louis-François Perrin de Précy (1829).

Instruction adressée aux autorités constituées des Départemens de Rhône et de Loire.

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LOUVET DE COUVRAY, Jean-Baptiste – Les Amours du chevalier Faublas (Œuvre intégrale)

Donneur de voix : DanielLuttringer | Durée : 20h 15min | Genre : Romans


Les Amours du chevalier de Faublas

Les Amours du chevalier Faublas de Jean-Baptiste Louvet de Couvray (1760-1797) est un roman (scandaleusement ?) libertin, qui décrit, sur un rythme trépidant, les aventures amoureuses d’un jeune aristocrate provincial installé dans la capitale avec son père et sa sœur.

- Tome 01,
- Tome 02,
- Tome 03,
- Tome 04.


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LOUVET DE COUVRAY, Jean-Baptiste – Les Amours du chevalier Faublas (Tome 04)

Donneur de voix : DanielLuttringer | Durée : 5h 49min | Genre : Romans


Les Amours du chevalier de Faublas

Suite et fin des aventures du chevalier de Faublas de Jean-Baptiste Louvet de Couvray (1760-1797).

Le début de la quatrième partie : «Nous partîmes. Je donnai quelques louis au postillon qui nous conduisit à la Croix-Saint-Ouen, où la comtesse l’avait pris, et qui promit de ne rien dire de tout, ce qu’il avait vu, Madame de Lignolle aussi crut devoir acheter la discrétion de son laquais La Fleur, qu’elle s’était vue forcée de faire le compagnon de son voyage, et par conséquent le confident de nos amours.
Ma jeune amie cependant m’accablait de caresses, que je lui rendais, de reproches que je ne méritais plus, et de questions auxquelles il m’était impossible de répondre. En vain je lui représentais qu’il devait lui suffire que son amant ne fût ni mort, ni blessé, ni forcé de la quitter en quittant son pays ; elle n’était pas contente du secret auquel m’obligeait cette parole d’honneur que je ne devais pas donner, disait-elle. »

> Écouter un extrait : Chapitre 34.

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VOLTAIRE – Lettres philosophiques (1734)

Donneuse de voix : Mon Evasion | Durée : 5h 16min | Genre : Philosophie


Voltaire 06

Chétif et malingre, Voltaire n’en vécut pas moins jusqu’à 83 ans. Représentant le plus connu de la philosophie des Lumières, il occupa pendant un demi-siècle le monde entier de sa personne, traita d’égal à égal avec les plus importants souverains, et accumula au cours d’une existence agitée et profonde une œuvre considérable.

Les Lettres philosophiques de Voltaire furent préparées et écrites entre 1727 et 1733.
Elles parurent d’abord dans leur traduction anglaise, en Angleterre en 1733, puis dans leur version originale l’année suivante. L’édition française eut de fâcheuses conséquences : éditeur arrêté, ouvrage brûlé, Voltaire mis en accusation.

Au fil des éditions – les dernières retouches semblent dater de 1756 -, l’auteur ajouta ou modifia certains passages, de sorte que de nombreuses variantes plus ou moins significatives existent selon celles-ci.
Le texte présenté ici reprend celui de l’édition de 1734.

> Écouter un extrait : Sur les Quakers (version 2).

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WOLLSTONECRAFT, Mary – Défense des droits des femmes

Donneur de voix : André Rannou | Durée : 9h 47min | Genre : Essais


Mary Wollstonecraft par John Opie (c. 1797)

Bien que rebelle pour son temps – un critique la qualifia de « hyène en jupons » ! – Mary Wollstonecraft (1759-1797) n’est pas Simone de Beauvoir, et nombre de ses positions nous paraissent rétrogrades au XXIe siècle. Sa foi en un Dieu aimant et tout-puissant est demeurée intacte, même si le récit de la création de la femme dans la Genèse la laisse sceptique et si elle juge blasphématoire la croyance à l’Enfer. Elle défend le mariage comme fondement de la société, et attribue l’infériorité de la femme et ses faiblesses à son éducation défectueuse, voire inexistante, thème qui sous-tend toute sa Défense. Pour y remédier, elle préconise la création d’externats mixtes qui dispenseraient la même éducation aux enfants des deux sexes. Elle souligne que les jeunes filles sont contraintes à la passivité, à la vanité et à la crédulité par le manque d’activité physique et de stimulation mentale, et par l’obligation permanente de plaire aux hommes. Le résultat est l’ignorance, et ni plus ni moins qu’une forme d’esclavage.

Cette phrase extraite de sa conclusion donne une idée juste de l’ensemble de son argumentation : « En réclamant ce que les femmes peuvent revendiquer en commun avec les hommes, je n’ai pas prétendu atténuer leurs défauts, mais je me suis attachée à prouver qu’ils étaient une conséquence naturelle de leur éducation et de leur rang dans la société. »

Écrite d’un seul jet en six semaines, cette Défense des droits de la femme – selon l’original -, aurait gagné à être révisée et recomposée à tête reposée. La démonstration n’a rien d’une dissertation à la française, où chaque argument en amène un autre dans un développement clair et harmonieux. Sa progression en zigzags, voire circulaire, est parfois déroutante mais, comme écrivait William Godwin, son mari, « comme composition, l’ouvrage annonce beaucoup de force et d’énergie dans les idées ». À sa parution en 1792, il fut très bien accueilli par les uns, et vilipendé par les autres.

Traduction anonyme (1792).

> Écouter un extrait : Chapitre 00.

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LOUVET DE COUVRAY, Jean-Baptiste – Les Amours du chevalier Faublas (Tome 03)

Donneur de voix : DanielLuttringer | Durée : 4h 24min | Genre : Romans


Les Amours du chevalier de Faublas

Suite des aventures (ô combien libertines) du chevalier de Faublas de Jean-Baptiste Louvet de Couvray (1760-1797).

Le début de la troisième partie : « Plaignez, belles dames, plaignez un jeune homme à qui l’on ne peut reprocher que son excessif amour pour vous : par quel temps et dans quel costume il est réduit à faire, de jardin en jardin, la plus pénible des promenades ! Celle-ci dura plus longtemps que je n’aurais voulu, car je me vis, au bout du vaste enclos des magnétiseurs, arrêté par une grille qui le fermait. Aussitôt je pris mon parti, j’empoignai joyeusement mon épée, et d’estoc et de taille je me mis à espadonner contre les barreaux, de manière à tout renverser s’il était possible. »

> Écouter un extrait : Chapitre 20.

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GODWIN, William – Vie et mémoires de Mary Wollstonecraft Godwin

Donneur de voix : André Rannou | Durée : 1h 58min | Genre : Biographies


Mary Wollstonecraft, par John Opie (c. 1797)

Une enfance et une jeunesse difficiles auprès d’un père brutal, instable et dépensier n’empêchèrent pas Mary Wollstonecraft (1759-1797) de devenir une des figures intellectuelles marquantes de son époque. Son premier livre à succès fut une violente critique des Réflexions sur la Révolution de France de Burke. Il fut rapidement suivi par sa Défense des Droits de la Femmes (1792), le grand texte fondateur du féminisme anglais. Mary crut avoir rencontré l’amour de sa vie, dans un Paris en pleine révolution, en la personne de Gilbert Imlay, citoyen américain, dont elle eut une fille, mais qui l’abandonna au bout de quelques mois. Après deux tentatives de suicide, elle eut la chance de rencontrer l’écrivain-philosophe William Godwin (1756-1826), qu’elle épousa. Elle mourut en donnant le jour à une deuxième fille, qui s’illustrera sous le nom de Mary Shelley-Wollstonecraft en écrivant et en publiant Frankenstein (1818).

À cause de sa vie, jugée scandaleuse par ses contemporains, l’œuvre majeure de Mary Wollstonecraft ne deviendra un classique que dans la deuxième moitié du XIXe siècle. Dans ce court récit, William Godwin rend hommage à une femme dont il admire le courage dans l’adversité et le talent d’écrivain. Les nombreuses citations extraites de ses lettres à Gilbert Imlay en disent long sur la désinvolture de cet homme et sur l’aveuglement d’une femme amoureuse, outragée, certes, mais décidée, envers et contre tout, à amener à résipiscence le père de son enfant.

Traduction anomyme (1802).

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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DIDEROT, Denis – Pensées sur l’interprétation de la nature

Donneuse de voix : Domi | Durée : 1h 31min | Genre : Philosophie


Denis Diderot par Fragonard

Les Pensées sur l’interprétation de la nature est un essai de Denis Diderot publié anonymement et sans adresse en 1753 sous le titre De l’interprétation de la nature. Le texte est rapidement réédité, remanié, au printemps 1754, sous le titre définitif.
Ce texte se présente sous la forme d’un recueil de 58 pensées que l’on peut répartir en deux groupes – bien que ces deux groupes ne soient pas identifiés comme tels dans le texte. L’un reprend des réflexions sur le raisonnement, la démarche scientifique – en partie inspirées du Novum Organum (1620) de Francis Bacon ; l’autre reprend des réflexions philosophiques et des idées scientifiques (conjectures) sur les considérations scientifiques du temps – l’électricité, par exemple. Dans une époque où les découvertes bouleversent fortement l’ordre scientifique établi des décennies antérieures, Diderot invite à observer les phénomènes, selon les principes de la physique expérimentale, et à s’interroger sur la manière de les interpréter. (Source : Wikipédia)

Deux extraits de la prière qui clôt le texte :
« J’ai commencé par la Nature, qu’ils ont appelée ton ouvrage ; et je finirai par toi, dont le nom sur la terre est Dieu.
Ô Dieu ! je ne sais si tu es ; mais je penserai comme si tu voyais dans mon âme, j’agirai comme si j’étais devant toi. [...]
Puisque Dieu a permis, ou que le mécanisme universel qu’on appelle Destin a voulu que nous fussions exposés, pendant la vie, à toutes sortes d’événements ; si tu es homme sage, et meilleur père que moi, tu persuaderas de bonne heure à ton fils qu’il est le maître de son existence, afin qu’il ne se plaigne pas de toi qui la lui as donnée. »

> Écouter un extrait : Partie 01.

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