Livres audio gratuits de la catégorie '5. XVIIIe siècle' :


MARTEILHE, Jean – Mémoires d’un protestant condamné aux galères de France pour cause de religion

Donneuse de voix : Saperlipopette | Durée : 6h 53min | Genre : Histoire


Galère

Il s’agit ici des seules mémoires écrites par un galérien sous Louis XIV. Jean Marteilhe, arrêté car protestant alors qu’il est âgé de 17 ans, nous donne à sentir dans cette autobiographie cet univers particulier dans lequel des individus issus de mondes divers se retrouvent. En filigrane les combats et les rivalités entre nations sont également présents.

Le livre est paru en livre de poche aux éditions Mercure de France sous le titre Mémoires d’un galérien du Roi-Soleil

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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LE PURGATOIRE selon Voltaire et L’Encyclopédie

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 20min | Genre : Religion


Le Purgatoire

L’article Purgatoire de L’Encyclopédie est à la portée de tous les profanes.

« PURGATOIRE, s. m. (Théol.) Selon les Théologiens catholiques, c’est l’état des ames qui étant sorties de cette vie sans avoir expié certaines souillures qui ne méritent pas la damnation éternelle, ou qui n’ont pas expié en cette vie les peines dues à leurs péchés, les expient par les peines que Dieu leur impose avant qu’elles jouissent de sa vue.

Les Juifs reconnoissent une sorte de purgatoire, qui dure pendant toute la premiere année qui suit la mort de la personne décédée. Selon eux, l’ame, pendant ces douze mois, a la liberté de venir visiter son corps, revoir les lieux & les personnes auxquelles elle a eu pendant la vie quelqu’attache particuliere.

Les Musulmans admettent aussi trois sortes de purgatoires. »

…..
Il faut être plus initié pour suivre l’exposé très riche et savant de Voltaire dans Le Purgatoire du Dictionnaire philosophique.

« De l’antiquité du Purgatoire
On prétend que le purgatoire était, de temps immémorial, reconnu par le fameux peuple juif ; et on se fonde sur le second livre des Machabées, qui dit expressément « qu’ayant trouvé sous les habits des Juifs (au combat d’Odollam) des choses consacrées aux idoles de Jamnia, il fut manifeste que c’était pour cela qu’ils avaient péri ; et ayant fait une quête de douze mille dragmes d’argent[203], lui qui pensait bien et religieusement de la résurrection, les envoya à Jérusalem pour les péchés des morts ». »

Le Purgatoire (Encyclopédie).

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ROUSSEAU, Jean-Jacques – Examen de deux principes avancés par Monsieur Rameau

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne | Durée : 53min | Genre : Essais


Angélique Briceau - Portrait de Jean-Jacques Rousseau

Ce texte Examen de deux principes avancés par Monsieur Rameau dans sa brochure intitulée : Erreurs sur la musique dans l’Encyclopédie, fut écrit en 1755, dans le style précis et parfois ironique de Jean-Jacques Rousseau.

« C’est toujours avec plaisir que je vois paraître de nouveaux écrits de M. Rameau : de quelque manière qu’ils soient accueillis du Public, ils sont précieux aux Amateurs de l’Art, et je me fais honneur d’être de ceux qui tachent d’en profiter. Quand cet illustre Artiste relève mes fautes, il m’instruit, il m’honore, je lui dois des remerciements ; et comme, en renonçant aux querelles qui peuvent troubler ma tranquillité, je ne m’interdis point celles de pur amusement, je discuterai par occasion quelques points qu’il décide, bien sur d’avoir toujours fait une chose utile ; s’il en peut résulter de sa part de nouveaux éclaircissements.
[...]
Je remarque, dans les erreurs sur la Musique ; deux de ces principes importants. Le premier qui a guide M. Rameau dans tous tes écrits, et, qui pis est, dans toute sa Musique, est que l’harmonie est l’unique fondement de l’Art, que la mélodie en dérive, et que tous les grands effets de la Musique naissent de la seule harmonie. L’autre principe, nouvellement avancé par Monsieur Rameau, et qu’il me reproche de n’avoir pas ajouté à ma définition de l’accompagnement, est que cet accompagnement représente le corps sonore.
J’examinerai séparément ces deux principes. Commençons par le premier & le plus important, dont la vérité ou la fausseté démontrée, doit servir en quelque manière de base a tout l’Art Musical. »

Ce texte est à lire avec l’Essai sur l’origine des langues dont le titre se complète de : « où il est parlé de la mélodie et de l’imitation musicale », et aussi avec le pamphlet publié en 1753 : Lettre sur la musique française, pour avoir une idée de la pensée de Jean-Jacques Rousseau sur la musique, la mélodie, l’harmonie et l’importance des langues, de leurs particularités, modulations etc…

On trouvera sur Wikipédia des informations complémentaires intéressantes.

Illustration : Angélique Briceau, Portrait de Jean-Jacques Rousseau (1791).

Licence Creative Commons

> Écouter un extrait : Première Partie.

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ROUSSEAU, Jean-Jacques – Lettre sur la musique française

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne | Durée : 1h 54min | Genre : Essais


Quentin de la Tour - Portrait de Jean-Jacques Rousseau

Voici Lettre sur la musique française, avec un Avertissement et la Lettre.

« La querelle (« Querelle des Bouffons ») excitée l’année dernière à l’Opéra n’ayant abouti qu’à des injures, dites d’un côté avec beaucoup d’esprit et de l’autre avec beaucoup d’animosité, je n’y voulus prendre aucune part.
[...]
Maintenant que les bouffons sont congédiés, ou prêts à l’être, et qu’il n’est plus question de cabales, je crois pouvoir hasarder mon sentiment, et je le dirai avec ma franchise ordinaire, sans craindre en cela d’offenser personne.
[...]
Toute musique ne peut être composée que de ces trois choses ; mélodie ou chant, harmonie ou accompagnement, mouvement ou mesure.
[...]
Si l’on demandait laquelle de toutes les langues doit avoir une meilleure grammaire, je répondrais que c’est celle du peuple qui raisonne le mieux ; et si l’on demandait lequel de tous les peuples doit avoir une meilleure musique, je dirais que c’est celui dont la langue y est le plus propre. C’est ce que j’ai déjà établi ci-devant, et ce que j’aurai occasion de confirmer dans la suite de cette Lettre. Or s’il y a en Europe une langue propre à la musique, c’est certainement l’Italienne ; car cette langue est douce, sonore, harmonieuse, et accentuée plus qu’aucune autre, et ces quatre qualités sont précisément les plus convenables au chant. »

De Wikipédia, nous lisons :
« Dans sa Lettre sur la musique française, publiée en 1753, c’est bien l’auteur d’Hypolite et Aricie qu’il attaque pour ses théories sur l’harmonie : « C’est donc un principe certain et fondé dans la nature, que toute musique où l’harmonie est scrupuleusement remplie, tout accompagnement où tous les accords sont complets, doit faire beaucoup de bruit, mais avoir très-peu d’expression : ce qui est précisément le caractère de la musique française ».

Nous retrouvons, dans ce pamphlet, le lien fait par Jean-Jacques Rousseau entre musique et langues, traité dans Essai sur l’origine des langues, dont le titre se complète de : « où il est parlé de la mélodie et de l’imitation musicale ».

L’auteur, en 1755, écrit un texte dans lequel il poursuit son opinion sur Jean-Philippe Rameau, Examen de deux principes avancés par Monsieur Rameau.

Ces trois textes nous donnent une idée de la pensée de notre auteur sur la musique, la mélodie, l’harmonie et les langues, leurs particularités, leurs modulations, etc…

Illustration : Quentin de la Tour, Portrait de Jean-Jacques Rousseau (1753).

Licence Creative Commons

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VOLTAIRE – Dictionnaire philosophique : Enfer et Enfers

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 27min | Genre : Philosophie


Fra Angelico - Le Jugement dernier (détail, 1432-1435)

Le Paradis du Dictionnaire philosophique vous attend sur le site depuis décembre 2014.

L’ouvrage d’aujourd’hui consacre deux articles à Enfer et Enfers abondamment nourris par Voltaire.

Deux lignes d’Enfer :

« Il était donc vrai que parmi les derniers du peuple, les uns riaient de l’enfer, les autres en tremblaient. Les uns regardaient Cerbère, les Furies, et Pluton, comme des fables ridicules ; les autres ne cessaient de porter des offrandes aux dieux infernaux. C’était tout comme chez nous. »

Enfers s’achève par :

« La fable avait imaginé que les dieux ressuscitèrent Pélops ; qu’Orphée tira Eurydice des enfers, du moins pour un moment ; qu’Hercule en délivra Alceste ; qu’Esculape ressuscita Hippolyte, etc., etc. Distinguons toujours la fable de la vérité, et soumettons notre esprit dans tout ce qui l’étonne, comme dans ce qui lui paraît conforme à ses faibles lumières. »

Bonne lecture en attendant Le Purgatoire

Illustration : Fra Angelico, Le Jugement dernier (détail, 1432-1435).

Enfer.

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HOLBACH, Paul-Henri Dietrich (d’) – Essai sur l’art de ramper, à l’usage des courtisans (Version 2)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 16min | Genre : Essais


Le Roi accompagné de sa Cour visite l’Hôtel des Invalides et sa Nouvelle Église (1707)

Version 2 de l’Essai sur l’art de ramper, à l’usage des courtisans par le baron d’Holbach… due à l’oubli que cette satire a été enregistrée ici en 2010.

Depuis sept ans, ce texte de 1790 provoque-t-il les mêmes parallélismes humoristiques concernant les proches du pouvoir présidentiel ?

« Un bon courtisan ne doit jamais avoir d’avis, il ne doit avoir que celui de son maître ou du ministre, et sa sagacité doit toujours le lui faire pressentir ; ce qui suppose une expérience consommée et une connaissance profonde du cœur humain. Un bon courtisan ne doit jamais avoir raison, il ne lui est point permis d’avoir plus d’esprit que son maître ou que le distributeur de ses grâces, il doit bien savoir que le Souverain et l’homme en place ne peuvent jamais se tromper. »

« Le grand art du courtisan, l’objet essentiel de son étude, est de se mettre au fait des passions et des vices de son maître, afin d’être à portée de le saisir par son faible : il est pour lors assuré d’avoir la clef de son cœur. Aime-t-il les femmes ? il faut lui en procurer. Est-il dévot ? il faut le devenir ou se faire hypocrite. Est-il ombrageux ? il faut lui donner des soupçons contre tous ceux qui l’entourent. Est-il paresseux ? il ne faut jamais lui parler d’affaires ; en un mot il faut le servir à sa mode et surtout le flatter continuellement. Si c’est un sot, on ne risque rien à lui prodiguer les flatteries même qu’il est le plus loin de mériter ; mais si par hasard il avait de l’esprit ou du bon sens, ce qui est assez rarement à craindre, il y aurait quelques ménagements à prendre. »

Illustration : Le Roi accompagné de sa Cour visite l’Hôtel des Invalides et sa Nouvelle Église (1707).

Essai sur l’art de ramper, à l’usage des courtisans.

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VOLTAIRE – Dictionnaire philosophique : Certitude – Croire – Superstition

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 50min | Genre : Philosophie


Enlèvement du roi de Pologne par les confédérés de Bar (1771)

Une clarification de la notion de Certitude, une définition de Croire et quelques impertinences sur la Superstition, aussi bien païenne que chrétienne, trois articles du Dictionnaire philosophique.

« Les sortilèges, les divinations, les obsessions, ont été longtemps la chose du monde la plus certaine aux yeux de tous les peuples. Quelle foule innombrable de gens qui ont vu toutes ces belles choses, qui ont été certains ! Aujourd’hui cette certitude est un peu tombée. » (Certitude)

« « Sur quoi crois-tu cela ? dit Harpagon. – Je le crois sur ce que je le crois, répond maître Jacques. » La plupart des hommes pourraient répondre de même.
Croyez-moi pleinement, mon cher lecteur, il ne faut pas croire de léger.
Mais que dirons-nous de ceux qui veulent persuader aux autres ce qu’ils ne croient point ? Et que dirons-nous des monstres qui persécutent leurs confrères dans l’humble et raisonnable doctrine du doute et de la défiance de soi-même ? » (Croire)

Superstition contient cinq sections :
Miracle chrétien de 1771 – Assassinat « chrétien » de Pologne en 1771 – Sottises superstitieuses tirées de Cicéron, de Sénèque et de Plutarque… et les conclusions et espérances de Voltaire :

« Peut-il exister un peuple libre de tous préjugés superstitieux ? C’est demander : Peut-il exister un peuple de philosophes. »

« En un mot, moins de superstitions, moins de fanatisme ; et moins de fanatisme, moins de malheurs. »

Illustration : Enlèvement du roi de Pologne par les confédérés de Bar (1771).

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L’ENCYCLOPÉDIE – Suffrage

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 11min | Genre : Histoire


Suffrage universel

Rappel historique sans prétention littéraire composé de :

1) Ces notes d’Alain Garrigou pour Le Monde diplomatique (1998).

« Le 2 mars 1848, le suffrage universel fut proclamé en France. Ce fut le premier État de la planète à s’engager dans cette voie. Dans d’autres pays européens, l’échec des révolutions de 1848 signa l’échec provisoire du suffrage universel. Du coup, les Français pouvaient se flatter d’avoir innové. [...] La Constitution de 1793 avait déjà adopté le principe du suffrage universel, mais il était resté sans application. La révolution de 1848 donna l’occasion de passer aux actes. Principe proclamé (à nouveau) le 2 mars 1848, institution légale décrétée le 5 mars, les élections des 23 et 24 avril 1848 furent l’occasion de sa mise en œuvre. Toutefois, il fallut attendre 1944 pour qu’en France le suffrage « universel » inclue enfin les femmes. »

2) L’article lu de L’Encyclopédie, Suffrage, à Athènes, à Lacédémone et à Rome.

« On ne sera peut-être pas faché de savoir encore quelle étoit la récompense de ceux qui poursuivoient les corrupteurs des suffrages pour arriver aux magistratures.Il y en avoit de quatre sortes… »
(Relire sur le même sujet L’Encyclopédie, Démocratie)

3) Le résumé lu de Wikipédia sur Le Droit de vote en France en 2017.

Suffrages.

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