Livres audio gratuits de la catégorie 'Poésie' :


BOURGET, Paul – Conte d’hiver (Poème)

Donneur de voix : DanielLuttringer | Durée : 2min | Genre : Poésie


Conte d'hiver

« Les toits et les clochers sont perdus dans la brume,
La fumée à flocons monte à travers l’air gris,
Et, dans ces jours d’hiver, je vais sans amertume,
En songeant à vos yeux, sous le ciel de Paris.

Je sens que je suis seul dans les bruits de la rue.
Rien ne me distrait plus des chers bonheurs passés ;
Votre divine image à mes yeux apparue
Fait couler tous les pleurs en silence amassés.

Et voici que ma joue en est tout inondée,
Mais cette angoisse est douce et ce chagrin charmant ;
Je me sens revenir vers une ancienne idée
Qui sur toute douleur verse un apaisement.

C’est vrai, vous ne m’avez jamais dit un mot tendre,
Vos yeux sont restés clairs en regardant mes yeux,
Mais votre esprit clément et qui sait tout comprendre
N’a-t-il pas eu pitié de mon cœur soucieux ?

Peut-être vous m’aimez sans vouloir me le dire,
Comme dans les romans qui nous parlent d’amour ;
Peut-être vous cachez sous votre pur sourire
Des pleurs que j’essuierai des lèvres quelque jour,

Ce sera par un soir d’hiver dans votre chambre,
La chambre rose et blanche où chantent vos oiseaux ;
Obscur comme aujourd’hui, le grand ciel de décembre
D’un humble brouillard voilera les carreaux.

La neige lentement tournoie et le vent pleure :
Je suis sous votre porte et je demeure en bas…
Ah ! si mon rêve est vrai, vienne vite cette heure
Où la neige en tombant ne m’attristera pas ! »

Conte d hiver.

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VOLTAIRE – Les Trois Manières (Version 2)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 29min | Genre : Poésie


Albert Moore - Midsummer

Voltaire soumet à vos suffrages le conte en vers Les Trois Manières. Ces quelques vers vous donnent le programme. Quelle est la meilleure avocate selon vous, Églé, Téone ou Apamis ?

« Au théâtre d’Eschyle, avant que Melpomène
Sur son cothurne altier vînt parcourir la scène,
On décernait les prix accordés aux amants.
Celui qui, dans l’année, avait pour sa maîtresse
Fait les plus beaux exploits, montré plus de tendresse,
Mieux prouvé par les faits ses nobles sentiments,
Se voyait couronné devant toute la Grèce.
[...]
Chaque belle plaidait la cause de son cœur,
De son amant aimé racontait les mérites,
[...]
On nous a conservé l’un de ces beaux débats,
[...]
Devant les Grecs charmés trois belles comparurent :
La jeune Églé, Téone, et la triste Apamis.
Églé, Téone
C’est à vous de donner le prix ;
Vous êtes mon aréopage. »

Illustration : Albert Moore, Midsummer (XIXe).

Les Trois Manières.

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ARÈNE, Paul – La Maison forte – Pierrot (Poème)

Donneuse de voix : René Depasse | Durée : 18min | Genre : Nouvelles


Tombe de Théophile Gautier au cimetière Montmartre

Paul Arène visionnaire.

Un poème funèbre, Pierrot sur la tombe de Théophile Gautier apporte son hommage funèbre :

« Aussi désespérément blême
Qu’aux jours où, posthume et muet,
Son fantôme en deuil de lui-même
À n’être plus s’habituait,

Il ne parla pas, mais son geste
Exprimait un amer souci ;
Un bouquet, blanc comme le reste,
Tremblait à ses doigts blancs aussi. »

et une histoire de fantôme (pour rester dans le même registre), La Maison forte :

« Et toute la nuit, sans oser ouvrir les yeux, mais comprenant qu’autour de moi des visions flottaient, j’écoutai douloureusement le va-et-vient du balancier et le tintement successif des heures. »

Illustration : Tombe de Théophile Gautier au cimetière Montmartre, photo de Mossot (licence Cc-By-Sa-4.0).

La Maison forte.

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HUGO, Victor – Dans le cimetière de *** (Poème)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 5min | Genre : Poésie


Caspar David Friedrich - Le Cimetière (1825)

Pour respecter ce jour des Morts, écoutez ce poème peu connu extrait de Les Rayons et les Ombres de Victor Hugo (1840).

Dans le cimetière de ***

« Là je rêve ! et, rôdant dans le champ léthargique,
Je vois, avec des yeux dans ma pensée ouverts,
Se transformer mon âme en un monde magique,
Miroir mystérieux du visible univers. »

Illustration : Caspar David Friedrich, Le Cimetière (1825).

Dans le cimetière de ***.

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VERNE, Jules – 25 Poèmes

Donneur de voix : Aurélien Ridon | Durée : 49min | Genre : Poésie


25 Poèmes

« Comme un pur stalactite, œuvre de la nature,
Le génie incompris apparaît à nos yeux.
Il est là, dans l’endroit où l’ont placé les Cieux,
Et d’eux seuls, il reçoit sa vie et sa structure.

Jamais la main de l’homme assez audacieuse
Ne le pourra créer, car son essence est pure,
Et le Dieu tout-puissant le fit à sa figure ;
Le mortel pauvre et laid, pourrait-il faire mieux ?

Il ne se taille pas, ce diamant bizarre,
Et de quelques couleurs dont l’azur le chamarre,
Qu’il reste tel qu’il est, que le fit l’éternel !

Si l’on veut corriger le brillant stalactite,
Ce n’est plus aussitôt qu’un caillou sans mérite,
Qui ne réfléchit plus les étoiles du ciel. »

Jules Verne – Le Génie

> Écouter un extrait : 01. Le Coq.

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DIVERS – Sept Poèmes de la Pléiade

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 10min | Genre : Poésie


Les sept poètes de la Pléiade

Le nom de « Pléiade » est emprunté par Ronsard en 1553 à un groupe de sept poètes d’Alexandrie qui avaient choisi, au IIIe siècle avant notre ère le nom de cet amas astronomique pour se distinguer.
Les sept étoiles furent :

Joachim du Bellay (1522-1560)
Pierre de Ronsard (1524-1585)
Jacques Peletier du Mans (1517-1582)
Pontus de Tyard (1521-1605)
Rémi Belleau (1528-1577)
Étienne Jodelle (1532-1573)
Jean-Antoine de Baïf (1532-1589)

et nous vous proposons un poème de chacun.

Jean-Antoine de Baïf – Ô ma belle rebelle.

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AUVRAY, Jean – La Jalousie (Poème)

Donneur de voix : Jonathan | Durée : 3min | Genre : Poésie


Chrysanthème

« Poètes, peintres parlants, que vous sert de nous feindre,
Peintres, poètes muets, que vous sert de nous peindre
Des feux, des fouets, des fers, des vaisseaux pleins de trous,
Des rages, des fureurs, des lieux épouvantables :
Pour exprimer l’horreur des enfers effroyables,
Est-il enfer semblable à celui des jaloux ? »

Jean Auvray (ca. 1580-ca. 1624) est l’auteur d’écrits religieux et de satires. Alternant entre piété, cynisme et obscénité, sa poésie est cependant, selon certains critiques, la meilleure dans sa veine satirique.

La Jalousie.

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ROLLINAT, Maurice – Le Calvaire de la couleur (Poème)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 16min | Genre : Poésie


Béla Farkas - Automne (1913)

Maurice Rollinat (1846-1903), poète symboliste au style voisin de celui de Mallarmé, poète « décadent », très lyrique quand il s’agit de peindre le funèbre, le fantastique ou le macabre, nous offre de nouveau ici un poème en prose Le Calvaire de la couleur suivi de deux brèves poésies sur deux rimes Les Larmes du monde et Douleur muette.

« Là, ces couleurs donnaient franches et intégrales ici, amalgamées, charbonnantes et lépreuses plus loin, nuances et demi-nuances de leur unité ou de leur mélange ; ailleurs, avec d’insensibles dégradations, n’étant plus que les larves, les soupçons, les fantômes d’elles-mêmes brumes lilas et carminées de nuages s’évanouissant, vestige vaporeux, suprêmes gaze et fumée d’un arc-en-ciel qui s’efface. Par places, des feuillages arboraient des tons de fer, de plomb, d’acier, de cuir et de parchemin qui, tachés de fumeux, de rouillé, de vaseux, avivaient encore de leur pauvre et terne contraste le vif et le tranchant de la vaste fresque enchantée. »

Illustration : Béla Farkas, Automne (1913).

> Écouter un extrait : Le Calvaire de la couleur.

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