Livres audio gratuits de la catégorie 'Poésie' :


HUGO, Victor – La Conscience (Poème)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 6min | Genre : Poésie


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La Conscience, second poème de La Légende des siècles et célèbre entre tous, était, curieusement, absent de notre site. Toutes nos excuses à Victor Hugo.

« Lorsque avec ses enfants vêtus de peaux de bêtes,
Échevelé, livide au milieu des tempêtes,
Caïn se fut enfui de devant Jéhovah,
Comme le soir tombait, l’homme sombre arriva
Au bas d’une montagne en une grande plaine ;
Sa femme fatiguée et ses fils hors d’haleine
Lui dirent : « Couchons-nous sur la terre, et dormons. »
Caïn, ne dormant pas, songeait au pied des monts.

Ayant levé la tête, au fond des cieux funèbres,
Il vit un œil, tout grand ouvert dans les ténèbres,
Et qui le regardait dans l’ombre fixement
[...]
Quand il se fut assis sur sa chaise dans l’ombre
Et qu’on eut sur son front fermé le souterrain,
L’œil était dans la tombe et regardait Caïn. »

La Conscience.

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SECOND, Jean – Le Livre des baisers (Poèmes, Sélection)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 20min | Genre : Poésie


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Orateur, peintre, graveur et sculpteur, Jean Second (1511-1536) fut aussi un poète érotique néerlandais très prolifique dont l’œuvre la plus connue est Le Livre des baisers, souvent inspiré de Catulle et imité par les Ronsard, Baif et Du Bellay.
Le thème du baiser amoureux est l’unique sujet de 19 poèmes ; liés au désir ou au délire et unions des âmes, les baisers sont voluptueux, légers et rapides, folâtres, innombrables, cruelles morsures, tendres et languissants ou ardents.

Les Basia de Second sont écrits en vers latins, comme les poèmes de Catulle ou de Tibulle ; ils ont été plusieurs fois traduits en français et pour les douze présentés, nous avons choisi la traduction en vers de Pierre-François Tissot (1768-1854).

> Écouter un extrait : Baiser premier.

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VIRGILE – Géorgiques (Livre 3)

Donneur de voix : Alain Degandt | Durée : 39min | Genre : Poésie


Virgile - Géorgiques

Sur la suggestion, semble-t-il, de Mécène, dans les deux derniers livres des Géorgiques Virgile évoque, en une poésie puissante et sans faille, les animaux et leur élevage : les troupeaux (L. III) et les abeilles (L. IV). Les analogies avec la nature humaine sont fréquentes et sont sources de lyrisme et de réflexion : ne pas gaspiller les années fécondes mais faire un bon usage du temps ; aspirer à la victoire, à la gloire du triomphe et fuir le déshonneur de la défaite… mais surtout chanter la puissance de l’Amour, dans la création toute entière, moteur même de toute vie. Quant à la mort, évoquée à la fin du livre par le récit d’une épizootie, si elle est, pour nous comme pour les chevaux, souvent douloureuse et vécue comme injuste, elle est certes un fait de nature, mais qui suscite chez Virgile de la pitié et un début d’indignation.

Traduction versifiée (1770) : Jacques Delille (1738-1813).

Licence Creative Commons

Géorgiques (Livre 3).

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LAMARTINE, Alphonse de – La Mort de Socrate (Poème)

Donneuse de voix : Cocotte | Durée : 57min | Genre : Poésie


David - La Mort de Socrate

« Quoique ce morceau porte le nom de Socrate, on y sent cependant déjà une philosophie plus avancée, et comme un avant-goût du christianisme près d’éclore. »
« Socrate avait combattu toute sa vie cet empire des sens que le Christ venait renverser ; sa philosophie était toute religieuse… ; elle avait deviné l’unité de Dieu, l’immortalité de l’âme plus encore… Il était inspiré, il était un précurseur de cette révélation définitive que Dieu préparait de temps en temps par des révélations partielles. »
« La mort de Socrate est certainement ce que j’estime le plus de ce que j’ai fait. » (Lamartine)

« Mourir n’est pas mourir, mes amis, c’est changer.
La vie est le combat, ma mort est la victoire.
Et cet heureux trépas, des faibles redouté
N’est qu’un enfantement à l’immortalité. »

La Mort de Socrate.

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MAC-NAB, Maurice – Poèmes incongrus (Sélection)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 28min | Genre : Poésie


Statue de Voltaire, square Henri Champion (Paris)

Grand ami d’Alphonse Allais, le chansonnier Mac-Nab (1856-1889) hydropathe et spirite déclamait ses chansons au cabaret du Chat noir à Montmartre.
Son recueil Poèmes incongrus est précédé d’une préface qu’il attribue ironiquement à Voltaire à qui il fait dire :

« Gloire à ceux qui rient et qui font rire les autres. Ils sont les véritables bienfaiteurs de l’humanité, car le rire désarme les passions, et quelle passion n’est pas notre plus cruelle ennemie ? »

Les 10 poèmes choisis (parmi 25) allient la gouaille à l’humour ; certains sont connus, telle La Ballade du pendu :

« Un garçon venait de se pendre
Dans la forêt de Saint-Germain,
Pour une fillette au cœur tendre
Dont on lui refusait la main.
Un passant, le cœur plein d’alarmes,
En voyant qu’il soufflait encor,
Dit : « Allons chercher les gendarmes,
Peut-être bien qu’il n’est pas mort ! » (bis)

ou Le Grand Métingue du Métropolitain

> Écouter un extrait : Préface de Voltaire.

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DEGANDT, Alain – Le Cercle magique de la nuit (Poème)

Donneur de voix : Alain Degandt | Durée : 4min | Genre : Poésie


Le Cercle magique de la nuit

« Le Cercle Magique de la Nuit :
Vous y dormiez nue
Sous le froid couteau de la Lune rousse
Et
Je vous regardais
Forçant les étoiles au silence
[...]
Vous y dormiez telle un mystère
[...]
Je vous aimais
Vous dont la grâce était le pouvoir
[...] »

© Alain Degandt – Tous droits réservés

Le Cercle magique de la nuit.

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APOLLINAIRE, Guillaume – Poésies (Sélection)

Donneuse de voix : Tristiseult | Durée : 2min | Genre : Poésie


Claude Monet - Les Coquelicots à Argenteuil

Sélection de petits poèmes issus de recueils différents :

Le Jupon, Ô ma jeunesse abandonnée (extrait de Vitam impendere amori), Lettre-poème et Clotilde.

> Écouter un extrait : Le Jupon.

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LA FONTAINE, Jean (de) – Poème du quinquina

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 40min | Genre : Poésie


Quinquina

« C’est à la demande, non d’un médecin, non d’un apothicaire, mais de la charmante duchesse de Bouillon, que la Fontaine composa ce poème médical, consentit à célébrer les vertus de ce fébrifuge. La duchesse de Bouillon partageait l’engouement de la duchesse de Mazarin, sa sœur, pour cette précieuse écorce, dont l’anglais Tabor, qui se faisait appeler le chevalier Talbot, avait récemment propagé l’emploi en France, avec la recommandation, l’appui, de l’aimable Hortense.
En épousant chaleureusement la cause du puissant spécifique, ou, pour mieux dire, en suivant la mode nouvelle, les deux sœurs rendirent sans doute service à l’humanité, mais notre poète, en les secondant, en se résignant à cette tâche ingrate, risqua cependant plutôt d’ennuyer ses contemporains que de les convaincre. » (Juge Marie-Nicolas-Silvestre Guillon (1760-1847), prêtre, professeur et humaniste).

Certes ce long poème médico-pharmaceutique de plus de 600 vers sur Le Quinquina (sujet qui n’est pas éminemment poétique) traitant de la fièvre, de la circulation du sang ou du mode d’emploi du quinquina est parfois d’une lecture peu attrayante, mais c’est une prouesse de pouvoir ainsi versifier, et son auteur La Fontaine en est même assez fier :

« Le quina s’offre à vous, usez de ses trésors.
Eternisez mon nom, qu’un jour on puisse dire :
« Le chantre de ce bois sut choisir ses sujets ; »
[...]
J’accepte cet augure à mes vers glorieux ;
Tout concourt à flatter là-dessus mon génie :
Je les ai mis au jour sous Louis, et les dieux
N’oseraient s’opposer au vouloir d’Uranie. »

> Écouter un extrait : Chant premier.

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