Livres audio gratuits de la catégorie 'Poésie' :


CHENIER, André et BEAUCHEMIN, Nérée – À la France (Poèmes)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 15min | Genre : Poésie


14 Juillet

Entre la France, mère des arts de Du Bellay et Douce France de Charles Trenet, que de déclarations d’amour à la France ont été adressées par des poètes français, francophones ou étrangers ! Pour marquer notre 14 juillet, voici un hymne d’André Chénier (1762-1794) et un message à notre pays envoyé du Québec par Charles-Néréé Beauchemin (1850-1931) qui n’a jamais quitté le Canada et chante :

« France, ô maternelle patrie,
Nos cœurs, qui ne font qu’un pour toi,
Encore palpitants d’émoi,
Saignent des coups qui t’ont meurtrie,
France, ô maternelle patrie ! »

Illustration : Survol de Paris par la Patrouille de France le 14 Juillet 2015, photo de XtoF (licence Cc-By-Sa-3.0).

André Chénier – À la France.

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HOMMAGE à Gilles-Claude Thériault

Donneur de voix : Gilles-Claude Thériault | Durée : -h –min | Genre : Poésie


Hommage a Gilles-Claude Theriault

Notre ami Gilles-Claude Thériault nous a quittés il y a quelques jours.

Sa voix chaude et vibrante, sa générosité et son amour inépuisable pour la poésie, resteront à jamais gravés dans nos mémoires.

Toutes nos pensées vont aujourd’hui vers sa famille et nous vous proposons de lui rendre hommage en écoutant une sélection des enregistrements qu’il avait ciselés pour nous avec tant de passion et de raffinement…

Paul Gagnaire – Hymne à la vie.

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DIVERS – Quinze Poèmes inconnus

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 29min | Genre : Poésie


Agénor Altaroche

Quinze poèmes ignorés ou inconnus d’auteurs, eux aussi, inconnus (sauf Allais, Malherbe, Nodier ou Bainville), d’époques et de sujets très divers, que Littératureaudio.com a le plaisir de tirer pour vous de l’oubli.

Un exemple, plein d’humour, d’Algenor Altaroche (1811-1884) :

Pétition d’un voleur à un roi son voisin

« Sire, de grâce, écoutez-moi :
Je viens de sortir des galères…
Je suis voleur, vous êtes roi,
Agissons ensemble en bons frères.
Les gens de bien me font horreur,
J’ai le cœur dur et l’âme vile,
Je suis sans pitié, sans honneur :
Ah ! faites-moi sergent de ville.

Bon ! je me vois déjà sergent :
C’est une maigre récompense.
L’appétit me vient en mangeant :
Allons, sire, un peu d’indulgence.
Je suis hargneux comme un roquet,
D’un vieux singe j’ai la malice ;
En France, je vaudrais Gisquet :
Faites-moi préfet de police.

Je suis, j’espère, un bon préfet !
Toute prison est trop petite.
Ce métier pourtant n’est pas fait,
Je le sens bien, pour mon mérite.
Je sais dévorer un budget,
Je sais embrouiller un registre ;
Je signerai : « Votre sujet »,
Ah ! sire, faites-moi ministre.

Sire, oserais-je réclamer ?…
Mais écoutez-moi sans colère.
Le vœu que je vais exprimer
Pourrait bien, ma foi, vous déplaire.
Je suis fourbe, avare, méchant,
Ladre, impitoyable, rapace ;
J’ai fait se pendre mon parent :
Sire, cédez-moi votre place. »

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VALERY, Paul – Propos sur la poésie

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 48min | Genre : Poésie


La poesie est une danse

« Considérez les attitudes comparées du lecteur de romans et du lecteur de poèmes. Il peut être le même homme, mais qui diffère excessivement de soi-même quand il lit l’un ou l’autre ouvrage. Voyez le lecteur de roman quand il se plonge dans la vie imaginaire que lui intime sa lecture. Son corps n’existe plus. Il soutient son front de ses deux mains. Il est, il se meut, il agit et pâtit dans l’esprit seul. Il est absorbé par ce qu’il dévore ; il ne peut se retenir, car je ne sais quel démon le presse d’avancer. Il veut la suite, et la fin, il est en proie à une sorte d’aliénation : il prend parti, il triomphe, il s’attriste, il n’est plus lui-même, il n’est plus qu’un cerveau séparé de ses forces extérieures, c’est-à-dire livré à ses images, traversant une sorte de crise de crédulité.
Tout autre est le lecteur de poèmes.
Si la poésie agit véritablement sur quelqu’un, ce n’est point en le divisant dans sa nature, en lui communiquant les illusions d’une vie feinte et purement mentale. Elle ne lui impose pas une fausse réalité qui exige la docilité de l’âme, et donc l’abstention du corps. La poésie doit s’étendre à tout l’être ; elle excite son organisation musculaire par les rythmes, délivre ou déchaîne ses facultés verbales dont elle exalte le jeu total, elle l’ordonne en profondeur, car elle vise à provoquer ou à reproduire l’unité et l’harmonie de la personne vivante, unité extraordinaire, qui se manifeste quand l’homme est possédé par un sentiment intense qui ne laisse aucune de ses puissances à l’écart.
En somme, entre l’action du poème et celle du récit ordinaire, la différence est d’ordre physiologique. Le poème se déploie dans un domaine plus riche de nos fonctions de mouvement, il exige de nous une participation qui est plus proche de l’action complète, cependant que le conte et le roman nous transforment plutôt en sujets du rêve et de notre faculté d’être hallucinés. »

Après avoir lu ces lignes sur votre comportement de lecteur, vous devriez avoir envie de connaître la suite de ce cours-conférence Propos sur la poésie prononcé par Paul Valéry sans doute au Collège de France vers les années 1936-38.

Propos sur la poésie.

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VANTCHEV DE THRACY, Athanase – Palmyre (Poème)

Donneuse de voix : Cocotte | Durée : 2min | Genre : Contemporains


Palmyre

Athanase Vantchev de Thracy est sans doute l’un des plus grands poètes français. Né en Bulgarie en 1940, cet homme, d’une immense culture, parlant plusieurs langues, poursuit, pendant plus de 17 ans, des études supérieures dans les universités les plus prestigieuses d’Europe, où il fait la connaissance approfondie de la poésie mondiale.
Il a reçu de nombreuses prestigieuses récompenses nationales et internationales. Il est lauréat de l’Académie Française et docteur honoris causa de plusieurs grandes universités européennes.

Athanase Vanthev de Thracy a voulu, dans ce très beau poème, plein de sensibilité et d’amour, rendre hommage à la merveilleuse Palmyre, un des plus grands trésors de l’humanité, la splendide Palmyre d’avant les destructions par l’Etat Islamique.

Palmyre.

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TELLIER, Jules – Discours à la bien-aimée (Poème)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 10min | Genre : Poésie


Jules Tellier

Jules Tellier (1863-1889), écrivain, journaliste et professeur à Cherbourg, à Langres, à Constantine et à Moissac eut une existence qui connut rarement le sourire. Son grand ami Maurice Barrès lui consacra plusieurs belles pages et prononça de lui un discours bouleversant le jour de son inhumation à 26 ans :

« C’est d’un homme trop irréfléchi de se consoler avec des espoirs. Jules Tellier d’ailleurs, comme tant de voluptueux, de la réalité n’utilisait que les tristesses.
Tous ses discours ardents ont le timbre des chants que l’Église psalmodie sur les cercueils. Il s’en exhale un parfum semblable à l’odeur que laissent dans les temples les fleurs et la cire des enterrements. [...] Son visage avait une extrême douceur dans cet affreux hôpital de province où il fut porté sur la civière des malades abandonnés. Pauvre visage de vingt-six ans qui, dès les premières atteintes, se détourna vers la mort. [...] Aussi, sans contester la tristesse de Tellier ou plutôt la noble gravité qui fut son expression familière et qu’indique le bronze, je crois que nous devons, à la suite de cette journée, emporter de ce prince de la jeunesse une image plus rassérénée. »

Le poème en prose Discours à la bien-aimée traduit cette tristesse dans un style de blessé par la vie :

« Je souffre, ô bien-aimée, pour beaucoup de choses, et d’abord pour songer trop que vous m’êtes fidèle, à la vérité, parce que les occasions vous manquent, ou, si vous l’aimez mieux, pour ne pas me faire de peine, et parce que mon caprice est que vous le soyez, mais que vous ne sentez point par vous-même le besoin de l’être, et qu’il n’y a en vous aucun sentiment intime et personnel qui vous oblige à le rester.
Et puis, il est toujours triste d’aimer, quand on a passé l’âge où l’on croit l’amour éternel.
Ainsi je me plaignais à la bien-aimée et elle écoutait mes plaintes avec une patience d’autant plus méritoire qu’elle n’en comprenait pas un mot et qu’elle les jugeait stupides. »

Discours à la bien-aimée.

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ADAM, Paul – La Mésaventure

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 36min | Genre : Poésie


La Mésaventure

Paul Adam (1862-1920), écrivain et critique d’art publia en Belgique son premier roman, Chair molle (1885), qui est accusé d’immoralité, provoque le scandale et vaut au jeune auteur une condamnation à quinze jours de prison avec sursis et une lourde amende. De naturaliste, il devint symboliste (cf. le billet de Le Conte futur) comme le début poétique de La Mésaventure (1888) le montre :

« Dépouillée soudain des nues orageuses, la lune, de sa pure clarté, glace les dunes, les conques des vagues annonciatrices, les terrasses musicales du Casino, enfin se mire au lisse visage de la vierge qui, seule sur le plus haut belvédère, dresse son indécis corsage de pourpre et d’or vert dans la sérénité nocturne. »

Des traces d’homosexualité de l’auteur de Chair molle apparaissent dans le héros qui font le calvaire de la malheureuse Eva :
« L’idée que cet homme l’avait eue dans ses mains, dans sa couche, palpitante et vierge, faisait jaillir de ses yeux des gerbes de larmes. Elle courait à la chambre nuptiale ; et au Christ du chevet, sans fin, elle contait l’histoire. »

La Mésaventure.

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VIVIEN, Renée – Poèmes en prose

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 12min | Genre : Poésie


Le Cygne noir

Le billet accompagnant la publication de La Dame à la louve de la poétesse Renée Vivien (1877-1909) est riche de renseignements sur l’auteure de ce charmant petit recueil Poèmes en prose composé de quatre contes brefs :

- Les Quatre Vents
- Le Cygne noir
- La Mendiante
- Le Long de l’abîme

« Sur les fjords, passaient, comme un nuage, des cygnes blancs. Mais un jour, ils aperçurent dans leur nombre un cygne noir dont le bec était rouge comme du sang.

Voici que les cygnes tout blancs s’épouvantèrent de voir au milieu de leur troupe ce compagnon singulier.

Rassurés enfin, ils passèrent de la terreur à la haine. Donc, ils assaillirent le cygne noir avec tant de haine, qu’il faillit périr. » (Début de Le Cygne noir)

> Écouter un extrait : Les Quatre Vents.

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