Livres audio gratuits de la catégorie 'Poésie' :


HUGO, Victor – Trois Poèmes de « La Légende des siècles »

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 15min | Genre : Poésie


Momotombo

Trois riches poèmes de La Légende des siècles (1859).

Le Momotombo est un majestueux volcan du Nicaragua, qui n’a que 4500 ans et dont l’altitude est de 1297 m. Le Nicaragua a été colonisé par l’Espagne en 1524 et est devenu indépendant en 1821. Le premier Européen à fouler le sol du Nicaragua est Christophe Colomb en 1502… et c’est cette colonisation espagnole que dénonce le poème Les Raisons du Momotombo, refus de l’Inquisition par le volcan en colère.

Toujours l’Inquisition dénoncée, dans La Chanson des aventuriers de la mer avec son fameux refrain :
« En partant du golfe d’Otrante,
Nous étions trente ;
Mais, en arrivant à Cadiz,
Nous étions dix. »

Paroles dans l’épreuve concerne la section Maintenant (comme Les Pauvres Gens) :
« Nous sommes les petits de ces grands lions-là.
Leur trace sur leurs pas toujours nous appela ;
Nous courons ; la souffrance est par nous saluée ;
Nous voyons devant nous là-bas, dans la nuée,
L’âpre avenir à pic, lointain, redouté, doux ;
[...]
Le précipice est là, sourd, obscur, morne, horrible ;
L’épreuve à l’autre bord nous attend ; nous allons,
Nous ne regardons pas derrière nos talons ;
Pâles, nous atteignons l’escarpement sublime ;
Et nous poussons du pied la planche dans l’abîme. »

> Écouter un extrait : Les Raisons du Momotombo.

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VIGNY, Alfred (de) – La Femme adultère – LAMOTTE, Émilie – Lettre sur la beauté, l’amour, la vie, l’inconstance et autres sujets

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 23min | Genre : Société


Le Guerchin - Jésus et la femme adultère (162?)

Deux jugements venant d’esprits très différents mais pas si opposés qu’on pourrait l’imaginer dans leurs conclusions sur le problème de l’adultère.

Écrit en 1819, La Femme adultère, un des Poèmes antiques et modernes, rapporte fidèlement, traduit par Alfred de Vigny, le passage de l’Évangile selon Jean qui décrit une confrontation entre Jésus, les scribes et les Pharisiens à propos de savoir si une femme, coupable d’adultère, doit être lapidée. Jésus empêche l’exécution et dénonce l’hypocrisie de ses contradicteurs

« Et, la pierre à la main, la foule sanguinaire
S’appelait, la montrait : « C’est la femme adultère !
Lapidez la : déjà le séducteur est mort ! »
Et la femme pleura. — Mais le juge d’abord :
« Qu’un homme d’entre vous, dit-il, jette une pierre
S’il se croit sans péché, qu’il jette la première. »

On pourrait s’étonner qu’Émilie Lamotte (1877-1909) qui exerça comme institutrice libre congréganiste avant de découvrir les idées anarchistes qu’elle répandit pendant toute sa courte vie en donnant conférences sur conférences tienne dans sa Lettre sur la beauté, l’amour, la vie, l’inconstance et autres sujets un discours qui n’est pas, toutes nuances gardées, éloigné de celui du Christ :
« Non seulement la sagesse est de prendre les choses comme elles sont , mais encore, chaque chose est un ensemble auquel il n’y a rien à ajouter. Sous peine de torture impuissante. Sous peine que la vie vous refuse ses joies simples et fortes.
Il est donc tout à fait naturel et compréhensible que l’amoureux éprouve diverses amours. C’est même probablement inévitable… L’amour a une puissance capable de vous faire tout oublier. Que devient donc, dans une telle aventure, la liaison décidée, entreprise, organisée, je ne sais comment dire, le mariage, quoi ?
Et j’ajoute : tout le monde est inconstant. La fidélité n’est pas dans la nature. »

La Femme adultère.

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BÉRANGER, Pierre-Jean (de) – À Monsieur de Chateaubriand (Poème)

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne | Durée : 7min | Genre : Poésie


Pierre-Jean de Béranger

Ce très vibrant poème est un hommage à François-René de Chateaubriand, écrit par un poète et chansonnier, Béranger.

Béranger est né à Paris en 1780, il fut un chansonnier prolifique fort connu, et il éleva la chanson à la hauteur de l’ode. Dans les pièces où il traite de sujets patriotiques ou philosophiques, il sait le plus souvent unir à la noblesse des sentiments, l’harmonie du rythme, la hardiesse des figures, la vivacité et l’intérêt du drame. (Wikipédia)

« L’influence des ouvrages de M. de Chateaubriand sur le jeune Béranger fut prompte et vive. Son admiration est restée fidèle à ce beau génie, dont les inspirations religieuses firent revivre en lui quelques-uns des germes que sa bonne tante de Péronne y avait semés. » Sainte-Beuve

Ce poème de 1831 est largement évoqué par une lettre de Chateaubriand, adressée à Béranger, dans sa brochure De la nouvelle proposition relative au bannissement de Charles X et de sa famille, et dans le livre 34 des Mémoires d’outre-tombe, chapitre 10.

Ce poème commence ainsi :
« Chateaubriand, pourquoi fuir ta patrie,
Fuir son amour, notre encens et nos soins ?
N’entends-tu pas la France qui s’écrie :
Mon beau ciel pleure une étoile de moins ? »

Plus loin, ce vers : « Brille à tes chants d’une noble rougeur » sera suivi, en fin de page, d’une note de Béranger.

Illustration : Portrait de Béranger.

Licence Creative Commons

À Monsieur de Chateaubriand.

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VICAIRE, Gabriel – Une fée – Jeunesse (Poèmes)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 27min | Genre : Poésie


Gabriel Vicaire

Le mouvement « décadent », écrivions-nous en 2011, se situe dans les années 1880-1900. Appartiennent à ce groupe sans chef Huysmans, Barbey d’Aurevilly, Villiers de L’Isle-Adam, Rollinat, Bloy, Laforgue et un certain Floupette, qui n’a jamais existé, non plus que ses poèmes, et qui est en fait le pseudonyme de deux faiseurs de blagues associés Henri Beauclair et Gabriel Vicaire qui écrivirent Les Déliquescences d’Adoré Floupette.

C’est ce même Gabriel Vicaire (1848-1900) qui publie L’Heure enchantée (1890), d’inspiration très différente : une poésie facile avec célébration de la nature, de la nourriture, du vin, de l’amour et de la jeunesse, comme l’attestent le premier et le dernier poème du recueil :

« O merveilleux hymen du ciel et de la terre
Chantez, beaux rossignols, la chanson des époux.
Ouvrez, sombres forêts, vos portes de mystère.
Éternelle jeunesse, épanouissez-vous !

Chaque jour, depuis lors, dès que la nuit câline
En ses bras maternels berce le monde enfant,
Dans le bois qui scintille en haut de la colline,
Ils vont cueillir la fleur de l’amour triomphant. » (Une fée)

« Au prochain renouveau bien des cœurs vont s’ouvrir,
Mais tu ne viendras plus, à l’aube, ô mon aimée,
Me dire un de ces mots dont on voudrait mourir ;

Mais avant d’arriver à la sombre vallée,
Je veux sentir encor l’odeur de tes lilas,
Jeunesse inoubliable, enfant immaculée ! » (Jeunesse)

Effets poétiques assez peu communs dus aux différents vers utilisés : pentasyllabes, décasyllabes, alexandrins, tétrasyllabes et heptasyllabes.

Une fée.

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NOUVEAU, Germain – Valentines (Poèmes, Deuxième Sélection))

Donneuse de voix : Albatros | Durée : 6min | Genre : Poésie


Germain Nouveau

Le recueil Valentines, dont sont issus ces deux poèmes, date de 1885.

Fou
Fou… ou non-conforme ? Si c’est cela, être fou, soyons fous ! À moins que ce ne soit l’amour qui rende fou… En tous les cas, la conformité, quelle torture, ou bien quel ennui !

« J’admire celle qui n’est pas folle
je plains celui qui n’est pas fou », conclut Germain Nouveau.

Libérateur et très rafraîchissant.

L’Âme
Merveilleuse illustration de ce que l’on peut ressentir après une séparation : l’autre est comme ce membre fantôme que l’on croit toujours sentir sur soi alors qu’il est amputé…

« Mais ce qu’a lié l’amour-même
Le temps ne peut le délier
[...]
Ma vie à la tienne est tressée
[...]
Quand je dis ou fait quelque chose,
Je te consulte tout le temps ;
Car je sais, du moins, je suppose,
Que tu me vois, que tu m’entends.
[...]
Du temps où nous étions ensemble,
[...]
Ne m’as-tu pas donné ton âme ?
[...]
L’âme est toujours là, Madame ;
Soyez certaine que je l’ai. »
Sortez les mouchoirs !

« Je rêve de Germain Nouveau, le merveilleux poète de Savoir aimer : chaque fois qu’il m’arrive de le nommer, je cède tout entier à sa magie, avec délice j’écoute refleurir le chant grégorien dans ses vers. »
André Breton, Flagrant délit. Rimbaud devant la conjuration de l’imposture et du truquage. Paris : Thésée, 1949.

Illustration : Germain Nouveau vers 1872.

Une première sélection des poèmes de ce recueil a été enregistrée en 2012.

Fou.

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PINDARE – Quatre Olympiques

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 25min | Genre : Histoire


Coureurs

Pierre de Coubertin, quand il s’efforce de remettre sur pied les jeux olympiques, s’inspire des jeux de l’Antiquité pour définir l’idéal olympique, mais de fait, les jeux olympiques modernes n’ont, dès leur création, que peu à voir avec les jeux antiques. Le concept de flamme olympique n’existe pas en Grèce antique : les Grecs ne pratiquent pas non plus d’épreuve par équipe.

Quand un athlète est vainqueur, c’est, comme aujourd’hui une occasion de glorifier la cité qu »il représente.

Les jeux olympiques (Ὀλυμπιακοὶ Ἀγώνες) sont des concours sportifs pentétériques (qui a lieu tous les quatre ans) organisés entre les cités grecques antiques. Ils furent créés au cours du VIIIe siècle av. J.-C. dans le cadre d’un festival religieux en l’honneur de Zeus Olympien et perdurent pendant plus de mille ans. On fixe traditionnellement les derniers jeux en 393 ap. J.-C., peu après l’édit de Théodose ordonnant l’abandon des lieux de cultes de la religion grecque.

« Suivant l’antique usage établi par Hercule, un citoyen d’Étolie, juge intègre de nos combats, orne le front de l’athlète victorieux d’une couronne d’olivier verdoyant. »

« Grand Jupiter, les Heures, tes filles me rappellent à Olympie pour être témoin de ses illustres combats, et chanter les vainqueurs aux sublimes accords de ma lyre ! »

Des 14 Olympiques célébrées par Pindare (518-438 av. J.-C.), trois ont été publiées sur le site en 2008 et celles de ce jour glorifient les vainqueurs des Course des chars, Course aux chevaux, Course et pentathle, à la Lutte.

Traduction : Jean-Aloys Perrault-Maynand (1798-18?).

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CHENIER, André et BEAUCHEMIN, Nérée – À la France (Poèmes)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 15min | Genre : Poésie


14 Juillet

Entre la France, mère des arts de Du Bellay et Douce France de Charles Trenet, que de déclarations d’amour à la France ont été adressées par des poètes français, francophones ou étrangers ! Pour marquer notre 14 juillet, voici un hymne d’André Chénier (1762-1794) et un message à notre pays envoyé du Québec par Charles-Néréé Beauchemin (1850-1931) qui n’a jamais quitté le Canada et chante :

« France, ô maternelle patrie,
Nos cœurs, qui ne font qu’un pour toi,
Encore palpitants d’émoi,
Saignent des coups qui t’ont meurtrie,
France, ô maternelle patrie ! »

Illustration : Survol de Paris par la Patrouille de France le 14 Juillet 2015, photo de XtoF (licence Cc-By-Sa-3.0).

André Chénier – À la France.

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HOMMAGE à Gilles-Claude Thériault

Donneur de voix : Gilles-Claude Thériault | Durée : -h –min | Genre : Poésie


Hommage a Gilles-Claude Theriault

Notre ami Gilles-Claude Thériault nous a quittés il y a quelques jours.

Sa voix chaude et vibrante, sa générosité et son amour inépuisable pour la poésie, resteront à jamais gravés dans nos mémoires.

Toutes nos pensées vont aujourd’hui vers sa famille et nous vous proposons de lui rendre hommage en écoutant une sélection des enregistrements qu’il avait ciselés pour nous avec tant de passion et de raffinement…

Paul Gagnaire – Hymne à la vie.

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