Livres audio gratuits de la catégorie '2. Moyen-Âge' :


ANONYME – Contes et fabliaux du Moyen Âge (Œuvre intégrale)

Donneurs de voix : Projet collectif | Durée : 3h 36min | Genre : Contes


Contes et fabliaux du Moyen Âge

« T’es-tu parfois demandé, ma chérie, comment vivaient nos aïeux ? Je parle de l’ancien temps, des arrière-grands-parents de nos arrière-grands-parents. Les vois-tu confinés dans leurs villes ou leurs villages, que joignaient — je devrais dire : que séparaient — des routes à peine tracées, où l’on enfonçait dans-la poussière en été, dans la boue en hiver, que des bandes de malandrins infestaient. [...] Voilà des gens, vas-tu me dire, qui vivaient bien tristement. Ne pas voyager ! Ne pas recevoir de journaux ! Ne pas lire ! Alors, à quoi pensaient-ils ? De quoi causaient-ils ? — Mais n’as-tu donc jamais entendu parler des veillées ? Quand arrivait le soir, quand on ne pouvait plus s’occuper de la boutique, du jardin ou des champs et qu’on avait mangé la soupe, ce mets national de la vieille France, vieux et jeunes, garçons et filles, maîtres et valets, se réunissaient pour la veillée ; chacun offrait l’hospitalité à son tour et fournissait le feu et la chandelle fumeuse. On se serrait autour de l’âtre, les femmes filaient, les hommes se reposaient, tous écoutaient et racontaient tour à tour les histoires, contes, légendes, fables, récits de voleurs et de revenants, aventures de chevalerie qu’ils avaient entendu raconter à leurs aïeux et dont ils n’étaient jamais rassasiés. Chacun y ajoutait un détail, une variante. On riait, on frissonnait aux mêmes endroits. Et le temps passait sans ennui, et l’on se séparait avec le désir de se réunir le lendemain. » Louis Tarsot (1857-19?)

- Les Trois Aveugles de Compiègne
- Les Trois Larrons
- Le Vilain devenu médecin
- Du Prud’homme qui retira de l’eau son compère
- Griselidis
- Du Convoiteux et de l’Envieux
- Les Deux Chevaux
- Du Jongleur qui alla en enfer
- Les Jambes de bois
- La Mule sans frein
- Le Bourgeois d’Abbeville ou la Housse coupée en deux
- Du Voleur qui voulut descendre sur un rayon de lune
- Lai du Palefroi Vair (Histoire du cheval gris)
- De sire Hain et dame Anieuse
- Le Tailleur du Roi et son sergent
- Aucassin et Nicolette

Illustration : Contes et fabliaux du Moyen Âge, par Albert Robida (1913).


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BOCCACE, Jean – Le Sortilège – Rien de plus trompeur que la mine

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 25min | Genre : Contes


Giotto

Le Sortilège, ou Le Pourceau de Calandrin (Journée VIII, Nouvelle 06)

« Il me suffira de vous dire que le crédule Calandrin avait dans le voisinage de Florence une petite maison de campagne, le seul bien que sa femme lui eût apporté en dot. Entre autres choses, il retirait tous les ans de cette espèce de métairie un cochon gras, qu’il était dans l’usage d’aller tuer et saler dans le mois de décembre. Sa femme l’y accompagnait ordinairement. »

Rien de plus trompeur que la mine (Journée VI, Nouvelle 05) nous confirme que Giotto, ce créateur de beauté, était très laid. Il raillait lui-même sa laideur qui est le sujet de ce conte de Boccace.

Traduction : Antoine Sabatier de Castres (1742-1817).

Illustration : Portrait de Giotto (XVe).

Le Sortilège, ou Le Pourceau de Calandrin.

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BOCCACE, Jean – Les Deux Fugitifs – À bon rat, bon chat

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 32min | Genre : Contes


Les Deux Fugitifs

Les Deux Fugitifs (Cinquième journée, nouvelle III) :

« Il y eut autrefois dans Rome, ville qui a été longtemps la première du monde, et qui est peut-être aujourd’hui la dernière, à cause de ses débordements, il y eut, dis-je, un jeune homme, nommé Pierre Boccamasse, d’une famille aussi ancienne qu’illustre, qui devint amoureux d’une jeune beauté, dont le père, d’une naissance obscure, mais fort estimé des Romains, s’appelait Giglivosse. Comme ce jeune gentilhomme était d’une jolie figure, et avait des manières aimables, il n’eut pas de peine à rendre Angeline sensible à son amour. La passion dont il était dévoré ne fit qu’augmenter par la tendresse que la belle lui témoignait. »

À bon rat, bon chat (Journée IX, nouvelle 6) :

« Blondel, qui vit bien qu’il n’y avait rien de bon à gagner en luttant contre Chiaque, pria Dieu de faire sa paix avec lui. Dans la suite, il eut grand soin de ne pas se moquer de lui. »

Traduction : Antoine Sabatier de Castres (1742-1817).

Illustration : Les Deux Fugitifs (Éditions Barbier, 1846).

Les Deux Fugitifs.

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BOCCACE, Jean – Grisélidis, ou La Femme éprouvée – À femme avare, galant escroc

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 36min | Genre : Contes


Grisélidis, ou La Femme éprouvée

Grisélidis, ou La Femme éprouvée (Journée X, Nouvelle 10) est la dernière des cent nouvelles du Décaméron (72 sur le site déjà publiées).

« Un des plus illustres et des plus célèbres descendants de la maison de Saluces fut un nommé Gautier. Sans femme, sans enfants, et n’ayant aucune envie de se marier ni d’avoir des héritiers, il employait son temps à la chasse. Cette façon de penser et de vivre déplaisait fort à ses sujets ; ils le supplièrent si souvent, et si vivement de leur donner un héritier, qu’il résolut de céder à leurs prières. Ils lui promirent de lui choisir une femme digne de lui par sa naissance et ses vertus. « Mes amis, leur dit-il, vous voulez me contraindre de faire une chose que j’avais résolu de ne faire jamais, parce que je sais combien il est difficile de trouver dans une femme toutes les qualités que j’y désirerais, et qui établiraient la convenance entre deux époux. Cette convenance est si rare, qu’on ne la trouve presque jamais. Et combien doit être malheureuse la vie d’un homme obligé de vivre avec une personne dont le caractère n’a aucun rapport avec le sien ! »»

Pauvre Grisélidis !

À femme avare, galant escroc (Journée VIII, Nouvelle 1) :

« Croyant avoir remarqué qu’il ne déplaisait pas, il se hasarda à lui faire parler, pour la prier de payer d’un tendre retour les sentiments qu’elle lui avait inspirés, lui promettant de s’en rendre digne par son empressement à faire tout ce qui pourrait lui être agréable. La belle, après bien des façons, consentit à se rendre à ses désirs, à condition qu’il garderait un secret inviolable, et qu’il lui donnerait deux cents écus dont elle avait besoin.

Gulfart fut si choqué de l’avarice de la dame, dont il ne l’aurait jamais soupçonnée, que peu s’en fallut que son amour ne se changeât en aversion ; cependant il se radoucit, et résolut de la tromper. »

C’est bien fait pour Ambroise !

Traduction : Antoine Sabatier de Castres (1742-1817).

Illustration : Grisélidis, ou La Femme éprouvée (Éditions Barbier, 1846).

Grisélidis, ou La Femme éprouvée.

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BOCCACE, Jean – La Double Défaite – La Femme justifiée

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 30min | Genre : Contes


La Femme justifiée

La Double Défaite (Journée VII, Nouvelle 06) :

« Dans la bonne ville de Florence, si féconde en événements de toutes les sortes, il y eut autrefois une jeune et belle demoiselle, de noble extraction, qui fut mariée à un chevalier d’un mérite distingué. Comme il arrive souvent qu’on se lasse de manger toujours du même pain, quelque bon qu’il soit, la belle devint amoureuse d’un jeune gentilhomme, nommé Lionnet, fait au tour, plein d’agréments, mais d’un naturel peu courageux, sans doute parce que sa famille n’était pas fort ancienne dans les armes. »

La Femme justifiée (Journée VII, Nouvelle 08) :

« Il y eut autrefois à Florence un très-riche négociant, nommé Henriet Berlinguier, entiché, comme c’est assez l’ordinaire des gens de sa profession, de la manie de s’anoblir par le mariage. Il épousa, dans cette vue, une femme de condition, nommée madame Simone, qui n’était pas du tout son fait. Comme son commerce l’obligeait à faire de temps en temps des absences, sa femme qui n’aimait pas à chômer, devint amoureuse d’un jeune homme, nommé Robert, qui lui avait fait sa cour avant qu’elle se mariât. »

On remarque que dans cette « bonne ville de Florence » les femmes ont une fréquente attirance pour l’adultère quelle que soit leur condition, même si le mari est riche ou a « du mérite » (la nouvelle 07 intermédiaire s’appelle Le Mari cocu, battu et content !).

Traduction : Antoine Sabatier de Castres (1742-1817).

Illustration : La Femme justifiée (éditions Barbier, 1846).

La Double Défaite.

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BOCCACE, Jean – Le Psautier de l’abbesse – Cornes pour cornes – Perronnelle, ou La Femme avisée

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 29min | Genre : Contes


Le Psautier de l'abbesse

Trois histoires de femmes peu sages.

Le Psautier de l’abbesse (Journée IX, Nouvelle 02) :

« Il y a en Lombardie un monastère fameux par sa sainteté et l’austérité de la règle qu’on y observe. Une femme, nommée Isabeau, qui réunissait en elle la noblesse et la beauté, l’habitait depuis quelque temps. Un jour un de ses parents vint la voir à la grille avec un ami, cet ami était jeune et bien fait. La nonain le sentit, et en devint dès ce moment éperdument amoureuse. »

NB: Le mot Psautier a trois sens :

1. Recueil des psaumes.
2. Espèce de voile dont quelques religieuses se couvrent la tête et les épaules.
3. Grand chapelet monastique, inventé, dit-on, par saint Dominique, et nommé psautier parce qu’il contient autant de grains que David a composé de psaumes (150).

Cornes pour cornes (Journée VIII, Nouvelle 08) :

« Depuis ce jour, chaque femme eut deux maris, et chaque mari eut deux femmes, sans qu’il s’élevât jamais la moindre contestation entre eux pour la jouissance. »

Perronnelle, ou La Femme avisée (Journée VII, Nouvelle 02) est achevé par un Boccace coquin et libertin.

Traduction : Antoine Sabatier de Castres (1742-1817).

Illustration : Le Psautier de l’abbesse (Éditions Barbier, 1846).

> Écouter un extrait : Le Psautier de l’abbesse.

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BOCCACE, Jean – Le Mari en pénitence – Le Trompeur trompé

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 29min | Genre : Contes


Le Mari en pénitence

Deux contes à titre double, ce qui est fréquent dans le Décaméron.

Le Mari en pénitence, ou Le Chemin du Paradis (Troisième journée, Nouvelle 4) :

« Pucio ne fut pas plutôt de retour au logis qu’il raconta tout à sa femme, qui, moins simple que lui, comprit d’abord que c’était une ruse du moine pour se ménager la liberté de pouvoir passer d’heureux moments auprès d’elle. L’invention lui parut ingénieuse et assez conforme à l’esprit d’un dévot imbécile. Elle dit à son mari qu’elle était charmée des progrès qu’il allait faire pour mériter le ciel, et que, pour avoir part à sa pénitence, elle voulait jeûner avec lui, en attendant de pouvoir pratiquer elle-même les autres mortifications. »

Le Trompeur trompé, ou Le Faux Perclus puni (Deuxième journée, Nouvelle première) :

« Il n’y a pas longtemps qu’il y avait à Trévise un Allemand nommé Arrigne. La misère l’avait réduit à l’état de portefaix ; mais, dans sa pauvreté, il était généralement estimé, à cause de ses bonnes mœurs et de la sainteté de sa vie. Qu’il ait réellement vécu en saint ou non, les Trévisans assurent qu’à l’heure de sa mort, les cloches de la grande église de Trévise sonnèrent d’elles-mêmes. On cria au miracle, et tout le monde disait que c’était là une preuve incontestable que cet Arrigne avait vécu en saint, et qu’il était au nombre des bienheureux. Le peuple court en foule à la maison où il était décédé, et on le porte en la grande église avec la même pompe que si c’eût été le corps d’un saint canonisé. »

Traduction : Antoine Sabatier de Castres (1742-1817).

Illustration : Le Mari en pénitence, éditions Barbier (1846).

Le Mari en pénitence.

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BOCCACE, Jean – Les Amants réunis – La Culotte du juge

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 29min | Genre : Contes


La Culotte du juge

Sourions de la fin…
Les Amants réunis (Journée V, nouvelle 7)

« Messire Émeri avait une fille nommée Violante, qui à beaucoup d’honnêteté joignait une figure des plus intéressantes. Elle était dans cet âge heureux où l’on commence à éprouver le besoin d’aimer. Souffrant de ce que son père ne songeait point à la marier, elle devint amoureuse de Pierre, et lui aurait déclaré bien volontiers son amour, si la pudeur ne l’eût arrêtée. Les égards qu’elle avait pour ce jeune affranchi, joints aux heureuses qualités dont la nature l’avait pourvue, avaient fait naître dans le cœur de celui-ci une inclination pour elle, qui ne tarda pas à devenir une passion dans toutes les règles. »

Rions du début…
La Culotte du juge (Journée VIII, nouvelle 5)

« Nicolas portait un chapeau vert tout enfumé, avait une écritoire à sa ceinture, un pourpoint plus long que sa robe, et plusieurs autres choses que ne porte point un juge qui se pique d’être décemment habillé. Mais ce que Macé lui trouva de plus grotesque fut ses hauts-de-chausses, qui lui tombaient jusqu’à mi-jambe, et ses habits si étroits, qu’ils étaient tout ouverts par devant. Un juge ainsi fagoté… »

Traduction : Antoine Sabatier de Castres (1742-1817).

Illustration : La Culotte du juge, Éditions Barbier (1846).

Les Amants réunis.

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