Livres audio gratuits pour 'Grèce antique' :


MUSÉE – Héro et Léandre (Poème grec)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 30min | Genre : Poésie


Ferdinand Keller - Héro trouvant Léandre

Léandre, jeune Grec de la ville d’Abydos, était aimé de Héro, prêtresse à Sestos, ville placée en face d’Abydos, sur les bords de l’Hellespont. Pour aller voir Héro, Léandre traversait tous les soirs l’Hellespont à la nage ; un flambeau allumé par son amante sur une tour élevée lui servait de phare. Léandre se noya pendant une tempête et fut jeté par la mer au pied de la tour de Héro qui, le reconnaissant le lendemain matin, se précipita du haut de cet édifice et se tua ainsi auprès de son amant.
Une fin qui rappelle (ou plutôt qui annonce) celle des couples célèbres Tristan et Yseult et Roméo et Juliette où l’un refuse de survivre à la mort de l’autre.

L’auteur grec Musée (en grec ancien Μυσαῖος), dit le Grammairien, est un poète égyptien de langue grecque, mais sa vie et son poème Héro et Léandre de plus de 300 vers ont donné lieu a des interprétations très diverses.
Ovide mentionne souvent dans ses vers cette histoire tragique : « Tu aurais souvent pu, ô Léandre ! te priver de ton amie ; tu passais le détroit pour qu’elle connût ton courage ». Rappelant ailleurs le dernier trajet où périt Léandre : « Plus d’une fois, dit-il, le jeune amant de Héro avait passé les ondes à la nage, et il les aurait encore passées cette dernière fois, mais sa route était ténébreuse ».
Virgile de même.

Traduction : J.-F. Grégoire et François-Zénon Collombet (1808-1853), 1834.

Illustration : Ferdinand Keller, Héro trouvant Léandre.

Héro et Léandre.

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ARISTOTE – De la mémoire et de la réminiscence

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 35min | Genre : Philosophie


Mnémosyne, déesse de la mémoire

Selon Aristote, auteur de De la mémoire et de la réminiscence, le cœur est le siège de l’intelligence, du courage et de la mémoire, d’où l’expression « savoir par cœur ». La mémoire est comme une écriture. Les traces du passé étaient gravées sur une tablette de cire, dont les inscriptions étaient plus ou moins durables. Se souvenir consisterait donc à relire ce qui avait été inscrit quelque part au coin de son âme.

Ce traité d’Aristote, qui remonte à 350 avant JC, est très accessible :

« La mémoire ne s’applique pas davantage au présent : c’est l’objet de la sensation ; car la sensation ne nous fait connaître ni le futur, ni le passé ; elle nous donne le présent, et pas autre chose. La mémoire ne concerne que le passé, et l’on ne peut jamais dire qu’on se rappelle le présent quand il est présent ; par exemple, qu’on se rappelle cet objet blanc au moment même où on le voit, pas plus qu’on ne se rappelle l’objet que l’esprit contemple, au moment où on le contemple et où on le pense ; on dit seulement qu’on sent l’un et qu’on sait l’autre. » (Chapitre 1)

« Il y a aussi des choses dont nous nous souvenons beaucoup mieux, pour les avoir vues une seule fois, que nous ne nous souvenons de certaines autres que nous avons mille fois vues. Lors donc que la réminiscence a lieu en nous, c’est que nous éprouvons de nouveau quelques-unes des émotions antérieures, jusqu’à ce que nous éprouvions l’émotion après laquelle celle-ci vient habituellement. Voilà aussi pourquoi notre esprit recherche ce qui a suivi, soit à partir de tel instant ou de tel autre, soit à partir d’une chose semblable ou contraire, soit même d’un objet simplement voisin ; et cet effort de l’esprit suffit pour produire la réminiscence. » (Chapitre 2)

Quelques passages réclament cependant plus d’efforts :

« Voilà donc ce qu’est la mémoire et ce que c’est que se souvenir. Répétons-le : c’est la présence dans l’esprit de l’image, comme copie de l’objet dont elle est l’image ; et la partie de l’âme à laquelle elle appartient en nous, c’est le principe même de la sensibilité, par lequel nous percevons la notion du temps. »

Traduction : Jules Barthélémy Saint-Hilaire (1805-1895).

Illustration : Mnémosyne, déesse de la mémoire, mosaïque romaine (Musée de Tarragone).

De la mémoire et de la réminiscence.

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PLATON – Euthydème

Donneuse de voix : Saperlipopette | Durée : 1h 20min | Genre : Philosophie


Platon

« Jusqu’ici j’ignorais encore ce que c’était que des athlètes parfaits ; en voilà, grâce à Dieu : ils excellent dans toute espèce d’exercices. Et ils ne sont pas comme les frères Acarnaniens qui ne savaient que les exercices du corps : d’abord ils sont supérieurs dans ce genre par une manière de combattre qui assure toujours la victoire ; ils savent très bien se battre armés de toutes pièces, et l’enseignent à qui les paie ; mais de plus, ils excellent dans les combats judiciaires et enseignent aussi à plaider ou à composer des plaidoyers. »

Traduction : Victor Cousin (1792-1867).

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PLATON – Le Politique

Donneuse de voix : Saperlipopette | Durée : 2h 20min | Genre : Philosophie


Platon

« Où donc trouver la route de la science politique ? Il faut découvrir cette route, et après l’avoir séparée des autres, lui donner pour enseigne une seule et unique idée ; puis, désignant encore sous une seule et unique idée toutes les directions qui s’écartent de celle-là, amener notre esprit à concevoir toutes les sciences comme formant deux espèces. »

Traduction : Victor Cousin (1792-1867).

> Écouter un extrait : Partie 01.

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PINDARE – Quatre Olympiques

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 25min | Genre : Histoire


Coureurs

Pierre de Coubertin, quand il s’efforce de remettre sur pied les jeux olympiques, s’inspire des jeux de l’Antiquité pour définir l’idéal olympique, mais de fait, les jeux olympiques modernes n’ont, dès leur création, que peu à voir avec les jeux antiques. Le concept de flamme olympique n’existe pas en Grèce antique : les Grecs ne pratiquent pas non plus d’épreuve par équipe.

Quand un athlète est vainqueur, c’est, comme aujourd’hui une occasion de glorifier la cité qu »il représente.

Les jeux olympiques (Ὀλυμπιακοὶ Ἀγώνες) sont des concours sportifs pentétériques (qui a lieu tous les quatre ans) organisés entre les cités grecques antiques. Ils furent créés au cours du VIIIe siècle av. J.-C. dans le cadre d’un festival religieux en l’honneur de Zeus Olympien et perdurent pendant plus de mille ans. On fixe traditionnellement les derniers jeux en 393 ap. J.-C., peu après l’édit de Théodose ordonnant l’abandon des lieux de cultes de la religion grecque.

« Suivant l’antique usage établi par Hercule, un citoyen d’Étolie, juge intègre de nos combats, orne le front de l’athlète victorieux d’une couronne d’olivier verdoyant. »

« Grand Jupiter, les Heures, tes filles me rappellent à Olympie pour être témoin de ses illustres combats, et chanter les vainqueurs aux sublimes accords de ma lyre ! »

Des 14 Olympiques célébrées par Pindare (518-438 av. J.-C.), trois ont été publiées sur le site en 2008 et celles de ce jour glorifient les vainqueurs des Course des chars, Course aux chevaux, Course et pentathle, à la Lutte.

Traduction : Jean-Aloys Perrault-Maynand (1798-18?).

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PLATON – La République (Œuvre intégrale)

Donneur de voix : Ludovic Coudert | Durée : 16h 14min | Genre : Philosophie


Platon

« Qu’est-ce que la justice ? » Cette question que Socrate lie étroitement avec celle de savoir quelle vie il faut désirer vivre est au cœur de l’ouvrage le plus célèbre de Platon, la République. Faut-il vivre la vie d’un homme simple, attaché à faire consciencieusement son travail, sans profit pour lui-même ? Ou au contraire celle d’un petit brigand ou mieux encore d’un voleur accompli comme un tyran prospère, riche et impuni jusqu’à la fin de sa vie, vie louée d’ailleurs par un certain nombre d’hommes ? La discussion commence chez le vieillard Céphale puis seule la jeunesse ambitieuse reste pour prolonger la soirée (le temps des dix livres qui composent la république !). La parole entraînera ce groupe exigeant à réfléchir aux conditions d’existence d’une cité réelle et aux principes de décomposition des cités dans l’histoire. Au fond la république apprendra à ses lecteurs à réfléchir au gouvernement de soi comme au gouvernement des cités.

Socrate : « Si une cité d’hommes bons venait à l’existence, il semble qu’on y lutterait pour échapper au pouvoir comme maintenant on lutte pour l’obtenir, et là il deviendrait clair que le véritable gouvernant n’est point fait en réalité, pour chercher son propre avantage, mais celui du gouverné. » (347d)

- Livre I (Version 1, Version 2)
- Livre II
- Livre III
- Livre IV
- Livre V
- Livre VI
- Livre VII
- Livre VIII
- Livre IX
- Livre X

Traduction : Victor Cousin (1792-1867).


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PLATON – La Caverne

Donneur de voix : Ludovic Coudert | Durée : 13min | Genre : Philosophie


Platon

« – Maintenant, repris-je, pour avoir une idée de la conduite de l’homme par rapport à la science et à l’ignorance, figure-toi la situation que je vais te décrire. Imagine un antre souterrain, très ouvert dans toute sa profondeur du côté de la lumière du jour ; et dans cet antre des hommes retenus, depuis leur enfance, par des chaînes qui leur assujettissent tellement les jambes et le cou, qu’ils ne peuvent ni changer de place ni tourner la tête, et ne voient que ce qu’ils ont en face. La lumière leur vient d’un feu allumé à une certaine distance en haut derrière eux. Entre ce feu et les captifs s’élève un chemin, le long duquel imagine un petit mur semblable à ces cloisons que les charlatans mettent entre eux et les spectateurs, et au-dessus desquelles apparaissent les merveilles qu’ils montrent.

- Je vois cela.

- Figure-toi encore qu’il passe le long de ce mur, des hommes portant des objets de toute sorte qui paraissent ainsi au-dessus du mur, des figures d’hommes et d’animaux en bois ou en pierre, et de mille formes différentes ; et naturellement parmi ceux qui passent, les uns se parlent entre eux, d’autres ne disent rien.

- Voilà un étrange tableau et d’étranges prisonniers.

- Voilà pourtant ce que nous sommes. »

Extrait de La République (Livre VII).

Traduction : Victor Cousin (1792-1867).

La Caverne.

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PLATON – La République (Livre premier)

Donneur de voix : Ludovic Coudert | Durée : 1h 45min | Genre : Philosophie


Platon

« La justice, est-ce payer ses dettes et dire la vérité ? demande Socrate à Céphale. Plus généralement, selon Polémarque, fils de Céphale, c’est « rendre à chacun son dû » ? Mais Socrate dit non : la justice n’est pas une réussite visible aux yeux. D’où la colère de Thrasymaque, qui voudra forcer Socrate à reconnaître que la justice n’est en rien une réussite et n’est que « l’intérêt du plus fort ». Devant ce choc des opinions, l’esprit d’examen de Socrate, d’une redoutable et froide rigueur, soutiendra que la justice est force, beauté et santé de l’âme : l’homme juste est ainsi selon lui plus heureux que l’injuste.

Ce texte peut être lu ou écouté pour lui-même. Certains historiens avancent, en effet, que Platon ne l’avait pas d’abord conçu comme une introduction au reste de la République, quoiqu’il l’utilisât ainsi par la suite. Peu nous importe en un sens : mais le fait est que ce premier livre présente une unité particulière et qu’il se démarque nettement de la suite, par son style et par la variété des personnages du dialogue. Surtout, il donne déjà les principes essentiels de la pensée platonicienne, et annonce amplement la suite des neuf livres de la République.

Thrasymaque à Socrate : « Parce que tu t’imagines que […] les chefs des cités, ceux qui sont vraiment chefs, regardent leurs sujets autrement qu’on regarde ses moutons, et qu’ils se proposent un autre but, jour et nuit, que de tirer d’eux un profit personnel ? » (343b).
Socrate : « Si une cité d’hommes bons venait à l’existence, il semble qu’on y lutterait pour échapper au pouvoir comme maintenant on lutte pour l’obtenir, et là il deviendrait clair que le véritable gouvernant n’est point fait en réalité, pour chercher son propre avantage, mais celui du gouverné. » (347d)

Traduction : Victor Cousin (1792-1867).

PS: Cette nouvelle lecture du livre 1 vient achever la lecture de l’ensemble des livres de la République, tous pouvant être écoutés désormais dans la même traduction de Victor Cousin. La traduction Chambry du livre 1 demeure consultable sur le site Littérature audio (publication en date du 8 décembre 2011).

> Écouter un extrait : Première Partie.

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