Livres audio gratuits pour 'Platon' :


PLATON – Euthydème

Donneuse de voix : Saperlipopette | Durée : 1h 20min | Genre : Philosophie


Platon

« Jusqu’ici j’ignorais encore ce que c’était que des athlètes parfaits ; en voilà, grâce à Dieu : ils excellent dans toute espèce d’exercices. Et ils ne sont pas comme les frères Acarnaniens qui ne savaient que les exercices du corps : d’abord ils sont supérieurs dans ce genre par une manière de combattre qui assure toujours la victoire ; ils savent très bien se battre armés de toutes pièces, et l’enseignent à qui les paie ; mais de plus, ils excellent dans les combats judiciaires et enseignent aussi à plaider ou à composer des plaidoyers. »

Traduction : Victor Cousin (1792-1867).

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PLATON – Le Politique

Donneuse de voix : Saperlipopette | Durée : 2h 20min | Genre : Philosophie


Platon

« Où donc trouver la route de la science politique ? Il faut découvrir cette route, et après l’avoir séparée des autres, lui donner pour enseigne une seule et unique idée ; puis, désignant encore sous une seule et unique idée toutes les directions qui s’écartent de celle-là, amener notre esprit à concevoir toutes les sciences comme formant deux espèces. »

Traduction : Victor Cousin (1792-1867).

> Écouter un extrait : Partie 01.

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PLATON – La République (Œuvre intégrale)

Donneur de voix : Ludovic Coudert | Durée : 16h 14min | Genre : Philosophie


Platon

« Qu’est-ce que la justice ? » Cette question que Socrate lie étroitement avec celle de savoir quelle vie il faut désirer vivre est au cœur de l’ouvrage le plus célèbre de Platon, la République. Faut-il vivre la vie d’un homme simple, attaché à faire consciencieusement son travail, sans profit pour lui-même ? Ou au contraire celle d’un petit brigand ou mieux encore d’un voleur accompli comme un tyran prospère, riche et impuni jusqu’à la fin de sa vie, vie louée d’ailleurs par un certain nombre d’hommes ? La discussion commence chez le vieillard Céphale puis seule la jeunesse ambitieuse reste pour prolonger la soirée (le temps des dix livres qui composent la république !). La parole entraînera ce groupe exigeant à réfléchir aux conditions d’existence d’une cité réelle et aux principes de décomposition des cités dans l’histoire. Au fond la république apprendra à ses lecteurs à réfléchir au gouvernement de soi comme au gouvernement des cités.

Socrate : « Si une cité d’hommes bons venait à l’existence, il semble qu’on y lutterait pour échapper au pouvoir comme maintenant on lutte pour l’obtenir, et là il deviendrait clair que le véritable gouvernant n’est point fait en réalité, pour chercher son propre avantage, mais celui du gouverné. » (347d)

- Livre I (Version 1, Version 2)
- Livre II
- Livre III
- Livre IV
- Livre V
- Livre VI
- Livre VII
- Livre VIII
- Livre IX
- Livre X

Traduction : Victor Cousin (1792-1867).


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PLATON – La Caverne

Donneur de voix : Ludovic Coudert | Durée : 13min | Genre : Philosophie


Platon

« – Maintenant, repris-je, pour avoir une idée de la conduite de l’homme par rapport à la science et à l’ignorance, figure-toi la situation que je vais te décrire. Imagine un antre souterrain, très ouvert dans toute sa profondeur du côté de la lumière du jour ; et dans cet antre des hommes retenus, depuis leur enfance, par des chaînes qui leur assujettissent tellement les jambes et le cou, qu’ils ne peuvent ni changer de place ni tourner la tête, et ne voient que ce qu’ils ont en face. La lumière leur vient d’un feu allumé à une certaine distance en haut derrière eux. Entre ce feu et les captifs s’élève un chemin, le long duquel imagine un petit mur semblable à ces cloisons que les charlatans mettent entre eux et les spectateurs, et au-dessus desquelles apparaissent les merveilles qu’ils montrent.

- Je vois cela.

- Figure-toi encore qu’il passe le long de ce mur, des hommes portant des objets de toute sorte qui paraissent ainsi au-dessus du mur, des figures d’hommes et d’animaux en bois ou en pierre, et de mille formes différentes ; et naturellement parmi ceux qui passent, les uns se parlent entre eux, d’autres ne disent rien.

- Voilà un étrange tableau et d’étranges prisonniers.

- Voilà pourtant ce que nous sommes. »

Extrait de La République (Livre VII).

Traduction : Victor Cousin (1792-1867).

La Caverne.

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PLATON – La République (Livre premier)

Donneur de voix : Ludovic Coudert | Durée : 1h 45min | Genre : Philosophie


Platon

« La justice, est-ce payer ses dettes et dire la vérité ? demande Socrate à Céphale. Plus généralement, selon Polémarque, fils de Céphale, c’est « rendre à chacun son dû » ? Mais Socrate dit non : la justice n’est pas une réussite visible aux yeux. D’où la colère de Thrasymaque, qui voudra forcer Socrate à reconnaître que la justice n’est en rien une réussite et n’est que « l’intérêt du plus fort ». Devant ce choc des opinions, l’esprit d’examen de Socrate, d’une redoutable et froide rigueur, soutiendra que la justice est force, beauté et santé de l’âme : l’homme juste est ainsi selon lui plus heureux que l’injuste.

Ce texte peut être lu ou écouté pour lui-même. Certains historiens avancent, en effet, que Platon ne l’avait pas d’abord conçu comme une introduction au reste de la République, quoiqu’il l’utilisât ainsi par la suite. Peu nous importe en un sens : mais le fait est que ce premier livre présente une unité particulière et qu’il se démarque nettement de la suite, par son style et par la variété des personnages du dialogue. Surtout, il donne déjà les principes essentiels de la pensée platonicienne, et annonce amplement la suite des neuf livres de la République.

Thrasymaque à Socrate : « Parce que tu t’imagines que […] les chefs des cités, ceux qui sont vraiment chefs, regardent leurs sujets autrement qu’on regarde ses moutons, et qu’ils se proposent un autre but, jour et nuit, que de tirer d’eux un profit personnel ? » (343b).
Socrate : « Si une cité d’hommes bons venait à l’existence, il semble qu’on y lutterait pour échapper au pouvoir comme maintenant on lutte pour l’obtenir, et là il deviendrait clair que le véritable gouvernant n’est point fait en réalité, pour chercher son propre avantage, mais celui du gouverné. » (347d)

Traduction : Victor Cousin (1792-1867).

PS: Cette nouvelle lecture du livre 1 vient achever la lecture de l’ensemble des livres de la République, tous pouvant être écoutés désormais dans la même traduction de Victor Cousin. La traduction Chambry du livre 1 demeure consultable sur le site Littérature audio (publication en date du 8 décembre 2011).

> Écouter un extrait : Première Partie.

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PLATON – La République (Livre dixième)

Donneur de voix : Ludovic Coudert | Durée : 1h 36min | Genre : Philosophie


Platon

« Socrate. – Je puis m’expliquer avec vous, car vous n’irez pas me dénoncer aux poètes tragiques et autres poètes imitateurs. Il semble que ce genre de poésie est un poison pour l’esprit de ceux qui l’écoutent, lorsqu’ils n’ont pas l’antidote, qui consiste à savoir apprécier ce genre tel qu’il est.

- Comment l’entends-tu ?

- Je vous le dirai ; cependant je sens que ma langue est arrêtée par une certaine tendresse, et un certain respect que j’ai depuis l’enfance pour Homère ; on peut dire en effet qu’Homère est le maître et le chef de tous ces beaux poètes tragiques ; mais on doit plus d’égards à la vérité qu’à un homme ; je parlerai donc… »

Le livre X clôt La République, avec le mythe d’Er le Pamphylien, sur l’immortalité de l’âme et la destinée, l’un des plus beaux et des plus difficiles textes de Platon.

La foi en l’immortalité de l’âme est en effet la condition nécessaire à son salut propre, qui est la vie selon la justice, vie gouvernée par la raison et non par les passions qu’excitent complaisamment les poètes tragiques, maîtres en imitations.

Traduction : Victor Cousin (1792-1867).

Accéder au sommaire de La République

> Écouter un extrait : Première Partie.

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L’ENCYCLOPEDIE – Platonisme

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 45min | Genre : Philosophie


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Excellente initiation aux arcanes de la vie de Platon et de sa doctrine, l’article Platonisme expose aux profanes comme aux spécialistes, avec clarté, les principes « De la dialectique, De la philosophie contemplative de Platon, & premierement de sa théologie, de la physique de Platon, De l’ame selon Platon, ou de sa psychologie, De la philosophie pratique de Platon, & premierement de sa morale, De la politique de Platon ».
Viennent ensuite (non lus, mais que vous pouvez retrouver dans la version texte) : « Des successeurs de Platon, De l’académie premiere ou ancienne ou des vrais Platoniciens, De Speusippe, Xenocrate, Polémon, Cratès, Cantor, De l’académie moyenne, Arcesilaüs ou Arcesilas, De Lacy de Cyrene, De Philon » et la liste se termine par « Ce fut alors que le Platonisme engendra l’Eclectisme. Le Christianisme commençoit à s’établir ».

Débute alors la deuxième partie de notre enregistrement : « Platonisme (Théologie.) : ce terme désigne, en Théologie, la doctrine de Platon & des Platoniciens, d’après laquelle les Anti-trinitaires prétendent que le dogme de la Trinité a été transporté dans le Christianisme. Il importe de les entendre parler eux-mêmes pour être en état de les combattre ».

Intéressant d’écouter l’encyclopédiste dire « Il est sur-tout très-aisé de se tromper dans l’explication de la doctrine de Platon, qui n’est pas claire & distincte, soit que ce philosophe ait voulu être allégorique & mystérieux politiquement, soit qu’il n’ait pas été bien éclairé lui-même sur les idées qu’il falloit se former de la divinité ».

> Écouter un extrait : 01. Histoire de la philosophie.

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PLATON – Hippias mineur

Donneur de voix : Gauthier Manesse | Durée : 50min | Genre : Philosophie


Platon

Ce dialogue aborde les questions de l’injustice, de la malhonnêteté, et de leur caractère volontaire ou involontaire. Quand Achille se contredit dans L’Iliade, il le fait apparemment involontairement, sans avoir l’intention de tromper ses interlocuteurs, mais plutôt par simplicité d’esprit. Faut-il dire qu’il est inférieur à ceux qui, comme Ulysse, trompent volontairement les autres ? D’un côté, celui qui agit injustement sans le vouloir semble moralement meilleur que celui qui décide d’agir injustement, et d’ailleurs on le blâme moins et on le punit moins sévèrement dans les tribunaux. D’un autre côté, celui qui agit injustement volontairement, l’homme rusé et trompeur, semble être le meilleur, car il semble plus intelligent et plus savant, puisqu’il sait parfaitement ce qu’il est en train de faire, et qu’il pourrait tout aussi bien choisir l’attitude opposée. Socrate hésite entre ces deux thèses et ne parvient pas à trancher la question.

Traduction : Émile Chambry (1864-1938).

Hippias mineur.

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