Livres audio gratuits pour 'Projet collectif' :


AUSTEN, Jane – Lady Susan

Donneur de voix : Projet collectif | Durée : 2h 42min | Genre : Romans


Lady Susan

« Oh, combien il était délicieux de suivre les changements de sa physionomie tandis que je parlais ! De voir cette lutte entre la tendresse qui revenait et ce qui restait de son courroux ! C’est plutôt agréable d’avoir une sensibilité aussi malléable : non que je la lui envie, non que je voudrais, pour l’amour du ciel ! être comme lui, mais c’est bien pratique quand vous voulez influencer les passions des autres.

Mais [...] je ne puis cependant pas lui pardonner cet accès d’orgueil, et je me demande si je ne vais pas le punir en le congédiant juste après cette réconciliation, ou en l’épousant afin de le torturer toute sa vie. »

Lady Susan dépeint les intrigues de Lady Susan Vernon, veuve manipulatrice mais terriblement séduisante, à la recherche d’un bon parti pour elle-même ou sa fille Frederica.

Ce roman épistolaire, écrit en 1794, ne fut publié qu’en 1871. La jeune Jane Austen, âgée de 19 ans, y déploie déjà son talent, son intelligence des situations et son humour caustique.

Traduction : Vincent de l’Épine.

Illustration : John Singer Sargent, Portrait of Lady Agnew of Lochnaw (1892).

> Écouter un extrait : Lettres 01 à 05.

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NAÏMI, Kadour – Mots d’amour

Donneurs de voix : Projet collectif | Durée : 28min | Genre : Contemporains


Kadour Naïmi - Mots d'amour

Extrait de la préface de la romancière italienne Dacia Maraini, pour la version italienne, parue en 2008 à Rome.
« Dans les poésies de Kadour Naïmi se concentre, en somme, tout un univers d’émotions et désirs qui appartiennent certainement à la tradition lyrique d’argument amoureux, mais qui prennent dans le croisement de deux cultures, celle européenne et celle de matrice arabe, une nouvelle et intense saveur littéraire. Il ne s’agit donc ni de vers de circonstance ni de la froide répétition de clichés sentimentaux, mais de la narration d’un amour toujours et de toute manière indispensable pour donner un sens à l’existence. »

Illustration : Photo prise par Kadour Naïmi.

Mots d’amour.

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DJAMI – Oïna et Riyâ (Poème)

Donneur de voix : Projet collectif | Durée : 35min | Genre : Poésie


Djami par Behzad

Djami (Ǧāmī, ʿAbd al-Raḥmân ibn Aḥmad Nūr al-Dīn, 1414-1492)

Avec Djami se referme ce que nous pourrions appeler l’âge d’or de la littérature persane. En quelques siècles, maints auteurs de génie se sont succédés : Ferdowsî, Ansârî, Nezâmi, Attar, Rûmî, Hafez,… Il aura fallu attendre la venue de Majrouh pour retrouver un auteur qui les égale en profondeur.

Dans ce très beau poème de Djami, dont la traduction en prose ne peut malheureusement pas rendre les beautés de l’original, nous retrouvons un thème cher aux grands poètes soufis, l’union mystique, la fusion avec l’Un, et son pendant terrestre et charnel, l’amour éperdu de l’amant pour celle qu’il désire, ou parfois, comme dans Youssouf et Zouleikha, peut-être le chef-d’œuvre de Djami, l’amour éperdu d’une femme pour un homme jusqu’à ce que leurs deux âmes se rencontrent et se rejoignent dans une union à la fois spirituelle et charnelle.

Mais, oubliez donc cette notice et laissez-vous transporter par cette histoire émouvante…

Traduction : Antoine-Léonard Chézy (1773-1832).

Illustration : Djami par Kamāl ud-Dīn Behzād.

Avec l’aimable participation de M. Iraj Adibzadeh qui a enregistré la version persane du poème et de pour le montage.

Oïna et Riyâ.

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PICHLER, Caroline – Agathoclès, ou Lettres écrites de Rome et de Grèce au commencement du quatrième siècle (Tome 2)

Donneurs de voix : Projet collectif | Durée : 4h 18min | Genre : Romans


Agathoclès

Dans La Revue des romans parue en 1839, Pierre Augustin Eusèbe Girault de Saint-Fargeau présentait ainsi Agathoclès :
« C’est une époque bien digne de considération que celle où le vieux polythéisme, croulant de toute part, disputait encore l’empire du monde au christianisme prêt à s’établir sur ses ruines. Deux écrivains, dans ces derniers temps, ont imaginé de retracer cette époque : M. de Châteaubriand dans les Martyrs, et Mme de Pichler dans Agathoclès. Les deux ouvrages diffèrent absolument par le genre : l’un est une épopée en prose à la manière de Télémaque ; l’autre est un simple roman en forme épistolaire. Mais outre les rapports accessoires que l’identité d’objets a dû produire naturellement entre les deux compositions, il existe entre la fable de l’un et la fable de l’autre des ressemblances capitales. Dans les Martyrs, une païenne se convertit à la foi chrétienne qui est celle de son amant ; dans Agathoclès, un païen, amant d’ une chrétienne, embrasse la religion de sa maîtresse. Dans les deux ouvrages, les deux amants sont les principaux personnages ; dans les deux ouvrages, l’amant est un des principaux appuis du christianisme, devient personnellement odieux au féroce Galérius, et, par suite de cette haine, est condamné à périr, s’il ne sacrifie aux dieux. Eudore meurt dans le cirque sous la dent d’un tigre ; Agathoclès était réservé au même supplice, mais, par une faveur spéciale, cette peine est commuée en celle de la décollation. – L’amour et la religion forment, pour ainsi dire, par moitié le sujet d’Agathoclès, s’y partagent le mérite d’intéresser, et quelquefois y sont fondus ensemble de manière à se fortifier l’un l’autre par les impressions diverses qu’ils produisent. L’amour et la religion sont mêlés dans la destinée d’Agathoclès et de Larissa ; ils règlent aussi en commun la destinée de deux autres amants, Florianus et Valérie. L’amour seul fait le sort d’un autre couple, moins touchant sans doute, mais plus brillant, le sort de Tiridate et de Sulpicie, que les sentiments de tendre amitié qu’ils professent pour Agathoclès et Larissa rattachent à l’intérêt principal. La belle et séduisante Calpurnie est un personnage fort piquant ; amie dévouée de Sulpicie, ayant pour Agathoclès dans le fond du cœur une passion qu’elle ignore ou qu’elle dissimule longtemps, faisant des folies pour prouver son amour quand elle ne peut plus se le cacher à elle-même, et lorsqu’enfin elle apprend que cet amour ne peut être partagé, accablant des marques de sa générosité et son insensible amant et l’heureuse rivale qu’il lui a préférée. Les autres personnages secondaires sont mus par différents sentiments, tels que l’ambition, la jalousie, la haine ; et les effets de ces passions coupables ont une influence plus ou moins forte, plus ou moins directe, sur la destinée des deux principaux personnages.
Le roman d’Agathoclès est celui des ouvrages de Mme Pichler qui a le plus contribué à la gloire de l’auteur ; il parut à la même époque que les Martyrs, et quoiqu’il n’égale pas l’ouvrage de M. de Châteaubriand, il lui fut comparé ; ce qui est déjà un grand honneur pour l’auteur. »

Traduction : Isabelle de Montolieu (1751-1832).

Illustration : Peinture numérique de Daniel Luttringer.

Accéder au Tome 1…

> Écouter un extrait : Livre 00.

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MERLE D’AUBIGNÉ, Jean-Henri – Histoire de la Réformation en Europe au temps de Calvin (Tomes 01 à 03)

Donneuse de voix : Projet collectif | Durée : 56h10min | Genre : Histoire


Jean-Henri Merle d'Aubigné

Voyageant en Europe au 19e siècle, un Américain avait écrit dans son journal : « À Genève, il faut voir trois monuments : Saint-Pierre, le Mont Blanc et Merle d’Aubigné. Mais on n’y parvient pas aisément. La cathédrale est souvent fermée, le géant des Alpes caché dans les nuages et l’historien de la Réformation invisible. Cependant, à force de patience et de persévérance, on y arrive ». Si aujourd’hui Merle d’Aubigné est pour de bon injoignable, il est d’autant plus nécessaire de le lire si l’on veut comprendre quelque chose à Calvin, l’historien ayant en quelque sorte vécu plus de cinquante ans dans l’intimité du Réformateur par l’étude constante et de première main de ses lettres et de ses œuvres. La récente mouvance néo-calviniste américaine, recopiée sans discernement par les évangéliques d’Europe, nous offre de Calvin l’image d’un théologien bigot, rageusement attaché aux fameux cinq points du calvinisme. « Or chose étrange, écrit d’Aubigné, Calvin s’indigne contre l’appétit de vouloir sonder les mystères de la prédestination et du conseil éternel de Dieu, et il appelle une rage ce qu’on a nommé plus tard le calvinisme. Le Réformateur repousse cet appétit comme un furieux délire et c’est de ce délire qu’on l’accuse. »

Luther a incontestablement été le fondateur de la Réforme ; Calvin en fut l’architecte, le docteur ayant reçu le don d’édifier sur les fondations un édifice cohérent. La division de l’Histoire de la Réformation par d’Aubigné en deux parties, le temps de Luther et le temps de Calvin, paraît suffisamment justifiée. Selon le jugement de F. Godet, c’est d’un coup de pinceau magistral, d’un style simple, digne, calme et pourtant ému, majestueux comme le cours d’un grand fleuve, oserions-nous dire, et avec tout l’amour tendre et respectueux de son sujet, que l’auteur nous raconte cette deuxième partie.

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ANONYME – Contes et fabliaux du Moyen Âge (Œuvre intégrale)

Donneurs de voix : Projet collectif | Durée : 3h 36min | Genre : Contes


Contes et fabliaux du Moyen Âge

« T’es-tu parfois demandé, ma chérie, comment vivaient nos aïeux ? Je parle de l’ancien temps, des arrière-grands-parents de nos arrière-grands-parents. Les vois-tu confinés dans leurs villes ou leurs villages, que joignaient — je devrais dire : que séparaient — des routes à peine tracées, où l’on enfonçait dans-la poussière en été, dans la boue en hiver, que des bandes de malandrins infestaient. [...] Voilà des gens, vas-tu me dire, qui vivaient bien tristement. Ne pas voyager ! Ne pas recevoir de journaux ! Ne pas lire ! Alors, à quoi pensaient-ils ? De quoi causaient-ils ? — Mais n’as-tu donc jamais entendu parler des veillées ? Quand arrivait le soir, quand on ne pouvait plus s’occuper de la boutique, du jardin ou des champs et qu’on avait mangé la soupe, ce mets national de la vieille France, vieux et jeunes, garçons et filles, maîtres et valets, se réunissaient pour la veillée ; chacun offrait l’hospitalité à son tour et fournissait le feu et la chandelle fumeuse. On se serrait autour de l’âtre, les femmes filaient, les hommes se reposaient, tous écoutaient et racontaient tour à tour les histoires, contes, légendes, fables, récits de voleurs et de revenants, aventures de chevalerie qu’ils avaient entendu raconter à leurs aïeux et dont ils n’étaient jamais rassasiés. Chacun y ajoutait un détail, une variante. On riait, on frissonnait aux mêmes endroits. Et le temps passait sans ennui, et l’on se séparait avec le désir de se réunir le lendemain. » Louis Tarsot (1857-19?)

- Les Trois Aveugles de Compiègne
- Les Trois Larrons
- Le Vilain devenu médecin
- Du Prud’homme qui retira de l’eau son compère
- Griselidis
- Du Convoiteux et de l’Envieux
- Les Deux Chevaux
- Du Jongleur qui alla en enfer
- Les Jambes de bois
- La Mule sans frein
- Le Bourgeois d’Abbeville ou la Housse coupée en deux
- Du Voleur qui voulut descendre sur un rayon de lune
- Lai du Palefroi Vair (Histoire du cheval gris)
- De sire Hain et dame Anieuse
- Le Tailleur du Roi et son sergent
- Aucassin et Nicolette

Illustration : Contes et fabliaux du Moyen Âge, par Albert Robida (1913).


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MOLIÈRE – Le Médecin malgré lui

Donneurs de voix : Projet collectif | Durée : 1h 10min | Genre : Théâtre


Le Médecin malgré lui

Le Médecin malgré lui est une pièce de théâtre de Molière en trois actes de respectivement 5, 5 et 11 scènes en prose représentée pour la première fois le 6 août 1666 au Théâtre du Palais-Royal, où elle obtint un grand succès. Reprenant des motifs issus de la comédie italienne déjà utilisés dans Le Médecin volant et L’Amour médecin, Molière y ajoute des éléments tirés de la tradition de la farce française et de celle des fabliaux du Moyen Âge. La grivoiserie de certaines situations et la parodie des pratiques médicales de l’époque, qui constituent les principaux thèmes du Médecin malgré lui, dissimulent une dénonciation du charlatanisme, une satire de la crédulité, voire une critique de la religion.

> Écouter un extrait : Acte 01.

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HOUSSAYE, Henry – Aspasie, Cléopâtre, Théodora

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne & Cocotte | Durée : 5h 10min | Genre : Histoire


Relief du grand temple d’Hathor de Denderah, représentant Cléopâtre et son fils Césarion

« Aspasie, Cléopâtre, Théodora, forment la triade des grandes femmes d’amour des temps anciens. Nous avons tenté de peindre l’hétaïre fameuse, la reine courtisane, et la courtisane impératrice au milieu des sociétés et des états de civilisations qu’elles reflètent et qu’elles représentent. Avec Aspasie, on voit Athènes dans l’épanouissement de son immortel génie. Cléopâtre touche à deux mondes : par ses origines, elle appartient au monde égypto-grec, qu’ont énervé le luxe et les débauches et qui va périr avec cette reine fastueuse et dissolue. Par ses amants, elle appartient au monde romain, qui a conservé l’orgueil de son nom, son opiniâtreté indomptable et sa force de fer.
Théodora règne à Byzance au temps où la puissance militaire, l’ordre de l’administration, la richesse publique, l’éclat des arts cachent les germes de la ruine de cet empire trop vaste.

Ne semble-t-il pas que chacune de ces trois femmes correspond à une évolution de la civilisation, dont le foyer est à Athènes au siècle de Périclès, à Alexandrie et à Rome au siècle de César, à Byzance au siècle de Justinien ? » (Henry Houssaye, Préface)

- Aspasie,
- Cléopâtre,
- Théodora.

Illustration : Relief du grand temple d’Hathor de Denderah, représentant Cléopâtre et son fils Césarion.

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